Un petit voyage dans la Rome impériale, ça vous tente ? C’est parti !
Ma machine à remonter le temps ne peut s’arrêter dans Rome (nous serions trop vite repérés), elle s’arrête donc aux abords de Rome. Vingt kilomètres, ça vous convient ?
Déjà, vous n’avez pas le mer à traverser, soyez heureux !
Durant l’Antiquité, la traversée est souvent périlleuse. D’ailleurs, entre le 12 novembre et le 10 mars, la mer est fermée à la navigation, c’est la « mare clausum ». Aucun capitaine ne se risquera à prendre la mer.
Comme tous les chemins mènent à Rome, vous ne pouvez pas vous tromper de route. D’ailleurs, si vous êtes fatigués, vous pourrez faire halte dans les nombreux stabuli qui offrent un toit pour vous et votre cheval. Si votre budget est trop ric-rac, « la caupona » (l’auberge de jeunesse de l’époque) sera parfaite. Mais il ne faut pas avoir peur des voleurs …
Après cette bonne nuit de sommeil, direction Rome !
Trouver un hôtel sympa est loin d’être aisé. Prenez tout d’abord en compte la proximité des sanitaires. Regardez quel aqueduc dessert votre quartier. L’Alsietina est à éviter par exemple.
Une fois l’hôtel trouvé, il vaut mieux s’habiller convenablement.
La toge n’est pas un vêtement fait pour vous car seuls les romains ont le droit de la porter. Et encore, elle est si difficile à mettre qu’il vaut mieux porter une simple tunique. Pour les dames, un large ruban fera office de soutien-gorge.
Je suis certaine qu’au bout de ces quelques heures de marche dans la capitale, votre ventre commence à crier famine.
Apicius, le célèbre cuisinier romain, nous a laissé quelques recettes de loirs ou de tétines de truie. A vous de choisir !
Mais surtout faites attention aux intoxications alimentaires ! Même si le romain accorde une importance certaine à la nourriture, le marché n’a lieu que tous les neuf jours (les nundinae)… et à cette époque-là, le réfrigérateur n’existait pas …
Après vous être restauré, souhaitez-vous visiter des monuments célèbres ? Les thermes de Caracalla ? Le temple de Jupiter Capitolin ?
A moins que les spectacles vous intéressent davantage ?
Le Colisée pour ceux qui aiment le sang, le Circus Maximus si vous préférez les courses de chars, ou encore le théâtre pour les esprits les plus fins. Et encore … à cette époque, les farces ont un certain succès.
Je vous laisse maintenant profiter de votre séjour, la machine à remonter le temps viendra vous chercher d’ici quelques jours …
Ce guide de la rome antique est une vraie mine d’or si vous savez dépasser le côté austère de l’ouvrage.
Voici deux mois qu’il était sur ma table de chevet. Je l’avais ouvert un soir, attirée par la présentation de l’éditeur :
Découvrez la Cité des Césars pour cinq deniers par jour.
Malheureusement la police ridiculement petite m’a plutôt fait penser à un Bailly (le dictionnaire grec/français) qu’à un Routard. Mais comme Alwenn a écrit une critique positive sur son blog, j’ai pris mon courage à deux mains, et je me suis replongée dedans.
Bien-sûr, ce guide ne sert à rien puisque nous ne pouvons nous rendre dans cette Rome à jamais disparue. Mais avec un peu d’imagination, le lecteur parviendra aisément à voyager dans cette ville. Des illustrations et des reconstitutions virtuelles de la cité impériale aideront les moins rêveurs.
A la fin du guide, il y a même quelques phrases élémentaires en latin.
Si vous avez soif, un « Da mihi fementum » (Donne-moi une bière) sera utile. Tout comme le « Cara, domi, adsum ! » (Chérie, je suis rentré ! ) quand vous rentrez tard à la maison. Si vous êtes perdu pendant vos nombreuses balades, n’hésitez pas à dire : « Auxilium mihi, si placet ? » (Pourriez-vous m’aider, s’il vous plaît ?).
Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. La petite balade que j’ai écrite ci-dessus ne rend pas compte de toutes les richesses du guide. (Dix chapitres en tout dans ce guide.)
CXLIII pages, chez Panama, 18 €
Pour terminer, des photos que j’avais prises lors d’un voyage à Rome :


Tu vis sur quel continent, Pimpi ?
Cela faisait longtemps que je ne les avais plus regardées.
Je ne sais pas si je vais l’acheter, si j’en juge la hauteur de la pile, ça devrait pouvoir attendre un peu
Austère, mais passionnant !
Merci Lolo pour ton gentil commentaire.

Bisous doux aux fraises Tagada !
Bon, le Routard sera peut-être plus utile, c’est vrai.
Partir au mois de mars est idéal : il fera déjà bon, et le soleil ne sera pas écrasant.
Dans ma LAL directement, d’autant que j’accompagne les élèves à Rome au printemps.
Et quelle chance d’accompagner des élèves à Rome !