Berlin avant la chute du mur.
Un ange regarde la ville de haut. Seuls les enfants peuvent le voir. Jour après jour, Damiel écoute le monologue intérieur des hommes. Il ne connaît ni la faim ni la soif. Ce monde en noir et blanc s’écoule lentement, au gré des pensées qu’il perçoit. De temps en temps, il croise son ami Cassiel. Ensemble, ils rassurent les hommes.
Une main sur l’épaule, une tête qui se penche sur un corps en proie aux questionnements existentiels.
Leur vie semble monotone et j’ai ressenti une douce mélancolie en les regardant. Pourtant un jour Damiel croise une jeune trapéziste. L’attachement qu’il perçoit est bien supérieur à tout ce qu’il a déjà vécu. Peut-être pourrait-on l’appeler le sentiment amoureux ?
Un autre personnage incarné par Peter Falk va jouer le rôle de passeur. Devant une vieille caravane qui sert de buvette, il lui tend la main, vantant les mérites du monde réel. Même s’il ne peut le voir, il sent ce compañero.
Peu de temps après, c’est dans le Berlin-ouest que Damiel s’éveille pour la première fois. Les couleurs du monde le percutent de plein fouet. Tel un enfant il découvre le monde, béat de bonheur. Une nouvelle quête commence pour lui : retrouver cette trapéziste pour enfin commencer à vivre réellement.
J’ai été charmée, envoûtée par ce film. Les portraits de gens croisés au hasard dans la rue et le métro, leur monologue intérieur.La grâce de certains personnages. Ce chantre incarné par un vieillard qui glisse au spectateur des phrases venues d’une autre époque. Le jeu avec la lumière et les couleurs brillamment exploitées.
Et que dire des messages véhiculés par ce film ? C’est une véritable ode à la vie humaine. Je ne peux m’empêcher de penser aussi à la portée politique du film. Peut-être que je me trompe, mais lorsque Damiel s’éveille en tant qu’homme, lorsque ses sens remplissent enfin leur rôle, il est du côté ouest du mur de Berlin… Mais vingt ans après la réalisation de ce film, je retiens surtout l’optimisme flagrant de la seconde partie du film.
Merci Philou.


J’ai adoré surtout « jusqu’au bout de nos rêves », le film m’a marqué des années durant.
J’avais été profondément remuée par Paris-Texas, finalement Wim Wenders a une tendance à me bousculer, ça vient de je ne sais où et surtout, ça me laisse un rien pantelante, mais j’en redemande.
Oui, j’ai vu « La cité des anges » à sa sortie. Mais là j’ai pris une grosse claque, je ne m’y attendais pas. Je ne savais même pas que « la Cité … » était un remake.
@Lolo :un an que Philou me dit qu’il faut que je le voie. Un an … puis il a pris le taureau par les cornes et m’en a fait cadeau. Je comprends maintenant pourquoi il voulait que je regarde ce film.
Waouw. Oui. Un film qui devrait te plaire, Lolo !
Mon homme par exemple serait parti de la salle de ciné, s’il avait vu ce film… ou il se serait en dormi.
Bon dimanche Leil
))
Rose
Bisou dominical, Rose !