Nous les connaissons tous. Du moins ils peuplent nos livres d’enfant. Eux ? Ce sont les fées, les elfes … ces petits êtres imaginaires. Ce sont en réalité des Minuscules. Du moins c’est ainsi qu’ils se nomment entre eux.
Quand s’ouvre le livre, ils se tapissent encore dans la forêt royale, à l’abri du regard des hommes.
Midge n’est pas une minsucule, même si ce n’est qu’une fillette d’une dizaine d’années. Elle vit avec sa mère, une musicienne qui a du mal à se poser, à profiter du temps qui passe avec sa fille. Justement, sa mère part en tournée, et elle compte bien mettre son enfant chez son frère qu’elle n’a pas revu depuis pas mal de temps.
Midge, elle, n’a pas vraiment envie de partir chez son oncle, cet homme un peu bizarre selon sa mère.
Cependant, quand elle arrive chez lui, elle se sent immédiatement à l’aise dans sa maison. Et son oncle n’a rien de la description faite par sa mère. Même sa chambre est accueillante. Très à l’aise, elle part donc découvrir les alentours.
C’est dans la vieille porcherie, à l’écart de la propriété, qu’elle fera une découverte des plus étonnantes …
Le Peuple des Minuscules, c’est d’abord un coup de foudre pour la couverture, et puis, vu le titre, je savais que j’allais être baignée dans un univers féérique et merveilleux.
Justement, à ce propos, on pourrait se dire que c’est un thème largement exploité en littérature jeunesse : d’autres personnages ont aussi découvert des Minuscules dans leur jardin. Arthur et les Minimoys étant le dernier en date. Aussi le pari était assez risqué de revenir sur ce thème. Pourtant, en lisant Le Peuple des Minuscules, il est difficile de penser à une redite. Les nombreuses descriptions plantent et le décor et les cinq tribus des Minuscules. Certains y trouveront de la lenteur, d’autres y verront là le plus sûr moyen de développer une histoire riche et intéressante. Et c’est effectivement un réel univers qui est crée ici. On ne peut qu’y croire.
Aussi si l’action principale est à mes yeux un brin simpliste (éviter que cette forêt disparaisse au profit de constructions modernes.), je n’ai pu que me délecter des actions secondaires et des caractères des nombreux personnages présents dans ce roman.
Ainsi il était savoureux de voir quel était le point de vue des Minuscules sur les hommes, de comprendre le mode de vie de ces différentes tribus, de constater qu’un chat est un felix pour eux, une créature mythique (ah le renversement des valeurs) … J’ai du coup moins adhéré à l’histoire quand sont entrés les cousins de Midge. Je trouvais toute cette narration assez insipide au regard du peuple des Minuscules.
Bien sûr le rythme n’est pas des plus rapides. Même si l’action est au rendez-vous, ce tome est avant tout là pour lancer l’intrigue. Aussi, il fallait bien développer un minimum le décor et les personnages.
Et la fin du livre présage des découvertes assez surprenantes, montrant que finalement le peuple des Minuscules et celui des Gorjis, des géants, ne seraient pas si séparés que ça.
Une suite qui promet donc d’être assez étonnante.
Aussi, si vous aimez penser que nous ne sommes pas les seuls sur terre, qu’un peuple féérique cohabite avec nous, si les descriptions ne vous donnent pas de l’urticaire, ce roman a toutes les chances de vous plaire.
Auteur : Steve Augarde
Editeur : Albin Michel Jeunesse
Collection : Wiz
Date de parution : 02/02/2011
EAN13 : 9782226219886
Genre : Littérature pour la jeunesse
Nombre de page(s) : 422
18 €
C’est une lecture commune avec AcrO. 
(NB : Je conseillerais plutôt ce livre à de jeunes adultes … les descriptions et le rythme lent de ce premier tome risqueraient de déplaire aux jeunes lecteurs … )

DU coup, nous sommes du même avis
Bref, un peu plus de punch n’aurait pas fait de mal au livre.
D’ailleurs, quand ils entrent dans la maison en se disant qu’il y a une porte pour eux, j’ai tout de même foncé tête baissée en me disant que l’oncle connaissait en fait déjà les Minuscules … avant de m’apercevoir qu’on parlait d’une chatière … Pfff c’te honte !
Texte pas assez vivant pour moi… mais bizarrement lu à voix haute, ça donne une autre « tonalité » au roman. À raconter aux enfants, peut-être ?
@ Theoma : Quel âge a ta fille ?
@ Jess : Parfois certains passages sont superbes, d’autres moins voire même assez bancals … étrange.