Matisse, paires et séries

J’affectionne Matisse depuis mes études de lettres. Un coup de foudre immédiat. A la maison, j’ai plusieurs de ses reproductions …
Aussi, je ne me voyais pas rater cette exposition à Beaubourg : Matisse, paires et séries.

De lui, je pensais avoir tout vu, tout connaître. Les premières toiles me prouvent le contraire.

- C’est du Matisse ce noir et blanc ?

Bluffée donc.

Bien entendu, comme l’indique la problématique de l’exposition, il s’agit avant tout de confronter les toiles de Matisse. De mettre en regard deux peintures. Le visiteur pourra alors jouer au jeu des 7 erreurs s’il le souhaite …

Variations sur le même thème donc, mais aussi focalisation sur un objet, zoom sur ce dernier, changement de point de vue, les toiles se ressemblent mais sont résolument différentes. On sent l’impact de la photographie dans ce travail.

Finalement, qu’est-ce que la peinture apporte de plus que la photographie ?

Aux visiteurs de plonger alors dans les méandres de la fabrication des toiles. A l’instar des brouillons d’écrivains, on a donc sous les yeux des ébauches, des brouillons que l’artiste ne terminera pas forcément avant la toile finale.
Voilà une expo qui donne à voir le travail de l’artiste, moment aussi important que la toile achevée.

Bien entendu le visiteur prend aussi de plein fouet les couleurs de Matisse, cet homme « qui avait un soleil dans le ventre », et il se plaît à regarder la soixantaine de toiles exposées. Travail sur la couleur, la mise en abyme aussi … Le travail de Matisse ne peut tenir en ces quelques lignes …

Un exposition bien mise en valeur, pour les adeptes de Matisse, mais aussi pour ceux qui aiment comprendre comment travaillait un artiste.

Une problématique qui m’a davantage plu que celle d’il y a quelques années qui mettait en regard Picasso et Matisse.

Plus que quelques jours pour en profiter.

 

Matisse, paires et séries,
Centre Pompidou,
du 7 mars au 18 juin.
Ouvert tous les jours  sauf le mardi.
Rens. : 01 44 78 12 33 et centrepompidou.fr
Puis à Copenhague, au Statens Museum for Kunst, du 14 juillet au 28 octobre et à New York, au MoMa, du 4 décembre au 17mars 2013.

4 Réponses

  1. L'Irrégulière
    L'Irrégulière 16 juin 2012 at 12:04 | | Reply

    Loupé, je ne pourrai pas y aller :-(

  2. Violaine
    Violaine 16 juin 2012 at 12:09 | | Reply

    J’ai beaucoup aimé moi aussi cette approche avec la confrontation des différentes versions. Une belle exposition.

  3. Liliba
    Liliba 17 juin 2012 at 12:54 | | Reply

    Oh c’est tout joli ici ! Tu es bien notée dans mes flux !
    Matisse… j’aime aussi !

  4. Cardamone
    Cardamone 18 juin 2012 at 00:15 | | Reply

    J’adore Mathis, mais malheureusement je n’ai pas vu l’expo.

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