Croire. Toujours y croire. Malgré tout, malgré rien. Se grimer le visage d’un voile transparent, tendre une guirlande dans le ciel, chausser ses ballerines de soie.
Souffler.
Doucement.
Monter.
Se laisser bercer par ce vent.
Entendre la ritournelle.
Le voeu. Le voeu.
Fermer les yeux.
Tomber.
Se relever.
Recommencer.
Le voeu. Le voeu.
Inlassablement. Au fil des ans. Y croire toujours.
Sinon à quoi bon ?
Est-on condamné à un éternel recommencement ? Peut-on se dédouaner de nos carcans du passé. Arrivera-t-on enfin à s’envoler comme ces fils de soie. Vers un ailleurs différent ? Notre ailleurs. Délivré de ces peurs imbéciles qui nous paralysent.
Fini le sur-place.
En avant, marche !
Je te regarde enfin. L’évidence est là. Imputrescible, imprescriptible, indescriptible. Indéniable surtout.
Je n’aurais jamais pu imaginer un aussi joli voeu, je n’y aurais pas cru une seconde.
Et pourtant.
Barrières abattues, murs fracassés, barbelés coupés.
Tu m’as apprivoisée.
Fais un voeu. Fais un voeu.
© Leiloona, le 29 juillet 2013
Le texte d’Expatriée perdue (bienvenue à toi !) :
Les vacances.
Elles avaient à peine commencé qu’elles étaient déjà finies.
Trois semaines. Trois semaines à peine pour faire le tour des sentiments, le grand huit des émotions.
Cela avait mal commencé, par une rupture. Libératrice. Enfin se libérer des chaînes que l’on croyait s’être imposé.
Si on ne choisit pas sa famille, on peut s’en séparer.
Et puis tomber amoureuse. Combler ce vide, avoir un asile, savoir où se retrouver, se trouver.
Tomber amoureuse d’un pays, sa culture, ses gens, son air du temps, son air de vivre, sa joie d’être, d’exister.
Du vide peut naître l’amour ; quand tout n’obéit plus à la raison mais ne fait que suivre la lumière si on veut bien la voir.
La suivre comme un guide, comme la seule et unique vérité, celle qui a toujours existé au fond de soi mais qu’on ne voyait plus ou qu’on ne voulait pas voir.
Savoir être et pouvoir exister en étant soi, nu sans le costume du quotidien.
Voici vos liens :
Yosha : Les matins gris
K Mill : Balade en solitaire
Cardamone : Juste un instant
Gaëlle : Imaginer la suite
Jean-Charles : Pyrokinésie
Melmélie : Respire




