Un titre très harlequinesque pour ce roman jeunesse. Une couverture pas très engageante non plus, pourtant le thème me tentait tout de même car le sujet central évoque la peinture italienne du XVè siècle…
Nous sommes donc à Milan. Giulia est la fille illégitime du comte et d’une couturière. A la mort de son père, la comtesse veut à tout prix éloigner cette jeune fille et elle la met de force dans un couvent.
Juste avant de partir, un sorcier lui confectionne un talisman qui exaucera son voeu le plus cher …
Encore faudrait-il savoir quel est ce désir si cher à son coeur …
La vie dans le couvent se révèle, étonnamment, très enrichissante. C’est là que Giulia apprend les mystères de la peinture, et avec elle elle s’émancipe.
Bleu Passion possède une certaine délicatesse. La tentation de la rapprocher de La Jeune fille à la perle est facile, mais évidente … Bien entendu à cet amour de l’art viendra aussi se greffer l’amour tout court. Avec ses interdits, ses premiers frissons et les premiers doutes aussi.
Pour les jeunes lectrices avides d’en savoir plus sur l’art et les techniques picturales, sur la vie au XVè siècle en Italie (en pleine effervescence à Milan) …
L’histoire d’amour se révèle quant à elle assez convenue, et prévisible aussi …
Un roman attachant pour son thème et son contexte. Je conseillerais toutefois davantage La jeune fille à la perle … plus propice à l’enchantement …
Auteur Victoria Strauss
Editeur Albin Michel Jeunesse
Date de parution 29/01/2014
Collection Wiz
ISBN 2226252576
EAN 978-2226252579
395 pages
18 €

Malgré ton chouette billet, il ne me fait aucune envie. Et j’ai déjà lu « La jeune fille à la perle » 😉
Merci pour le chouette billet, mais il n’est pas super enthousiaste non plus. Pas trop vibré, malgré un thème bien traité pour les jeunes. Quant à l’histoire d’amour, elle est assez complexe, mais ne sort pas des sentiers battus.
Je trouve que beaucoup de romans sortent sans qu’on ait l’impression que l’on fasse beaucoup d’efforts pour amener de vraies histoires troussées et documentées à nos ados
Là le côté historique est vraiment bien fichu, et l’adolescente apprendra plein de techniques picturales … en revanche, l’histoire d’amour est prévisible et attendue, parce qu’en ce moment c’est LE passage obligé pour un roman jeunesse.
Bon, là il s’avère que la petite doit choisir entre l’art et l’amour et qu’elle fait un choix d’adulte, ou presque … c’est la bonne trouvaille, mais la façon dont est racontée cette histoire n’est guère trépidante. Ou si peu.
Je doute que des adolescentes me disent qu’elles ont « trop trop trop kiffé » ce roman.
C’est avant tout un roman d’ambiance, très feutré, tout en sensations … et le peu d’actions nuira au livre, il aura du mal à toucher la cible.
C’est dommage, car il aurait pu être vraiment très sympa.
« La jeune fille à la perle », beaucoup plus court, les séduira plus.
Je n’ai lu ni celui-ci ni « La jeune fille à la perle ». Le thème de la peinture et le contexte historique m’attirent bien. Dommage pour les points faibles.
Tu peux p’tre te lancer dans cette lecture, en connaissance de cause. 😉
la couverture est vraiment kitsch en tout cas! j’ai tellement aimé « La jeune fille à la perle » que je ne lirai pas celui-là!
Ah oui, la couverture et le titre … un faux pas, là.