Il est des romans qu’on repousse. Pour leur thème, guère facile à aborder. La maladie des enfants, surtout depuis que je suis maman (ça a dû ouvrir de nouvelles glandes lacrymales), en est un … Alors j’ai repoussé, et j’ai dû me faire violence en le donnant à lire pour me forcer à le découvrir.
Lu d’un souffle, dans la salle d’attente d’un spécialiste, j’ai regretté ne pas l’avoir donné plus tôt à lire, tant la narration ne tombe jamais dans le pathos, tant ce petit bonhomme est bluffant de vérités … Celles qu’ont les enfants dans de terribles tourments : cette faculté, notamment, de résilience et de noblesse. Ce sont eux qui nous donnent l’exemple, bien souvent.
Alors Oscar est malade, un cancer dont le traitement lui a valu le surnom de crâne d’oeuf. Avec ses amis de l’hôpital, Pop Corn (en surpoids) et Bacon (un grand brûlé), Oscar tente de vivre du mieux qu’il peut. Ses préoccupations sont aussi celles d’un jeune garçon, notamment lorsqu’il tombe amoureux de Peggy Blue, l’affaire est loin d’être réglée, car un autre est aussi dans les mêmes starting blocks…
Les parents d’Oscar, eux, ne savent pas trop comment réagir à la mauvaise nouvelle du professeur … ce qui blesse Oscar. Heureusement, une vieille dame, « la dame rose », recueille attentivement les confidences du jeune malade, et sait le guider. D’autant plus qu’elle fourmille d’idées, de celles qui permettent de voir la vie d’un autre oeil … Une nouvelle amitié naît. Très forte.
Oscar et la dame rose, véritable conte des temps modernes, n’épargne pas son lecteur, et même si l’on se doute de la fin, c’est un grand petit bonhomme plein de vie qui nous est donné de suivre à travers de belles lettres. Désillusion, philosophie, amour, amitié, humour, de nombreux ingrédients qui ferrent le lecteur : ému, admiratif, bluffé, différentes émotions le parcourront et le laisseront pensif et la gorge serrée, une fois la dernière page tournée.
A découvrir, si ce n’est pas déjà fait.
Et à donner aussi … les adolescents sont très réceptifs eux aussi à l’histoire d’Oscar.
Auteur Eric-Emmanuel Schmitt
Editeur Magnard
Date de parution 03/06/2006
Collection Classiques et Contemporains, numéro 79
Format 13cm x 18cm
ISBN 2210754909
EAN 978-2210754904
113 pages
5 € 20


oui, chaque année depuis sa parution, c’est le tout gros best-seller de mes élèves, « le plus beau livre qu’on ait jamais lu, Madame! » 🙂
Tu es prof toi aussi ? 🙂
ALors j’ai toujours cru (jusqu’à septembre), qu’il s’agissait de l’histoire d’un homme qui parlait d’une dame très âgée (la dame en rose). C’est ce que je m’étais toujours figuré en voyant le titre. Puis ma collègue m’en a parlé en septembre en me disant de quoi il s’agissait. Pour le coup, il ne me tente pas du tout.
Ah oui ? pourquoi ? La peur de lire la souffrance liée à un enfant ? C’était aussi ma réticence, mais je regrette de ne pas l’avoir découvert avant …
En plus, tu peux peut-être faire un lien avec « Nos étoiles contraires », non ? Mêmes les 6èmes se l’arrachent depuis la sortie du film.
Oui, gros succès auprès des adolescents … tous l’ont lu, je crois ! 😮
Ce serait l’occasion de me réconcilier avec cet auteur qui ne m’a pour l’instant jamais convaincu.
Ah oui, pourquoi pas ? 😀
Je repousse pour les mêmes raisons que toi…
Lis-le à un « bon » moment … j’ai regretté de ne pas l’avoir lu avant …
Qu’est-ce que j’ai pleuré à la lecture de ce roman.
Hormis la fin, forcément, je n’ai pas eu l’oeil humide, sans doute parce que j’étais dans un endroit public. Cela ne m’a pas empêchée d’être très émue.
On le serait à moins.
A priori, c’est tout ce que je n’aime pas. En réalité, je l’ai écouté et je l’ai beaucoup aimé.
Ah oui ? Tu avais peur du pathos par exemple ?
Lu d’une traite dans une salle d’attente ? Et bien… l’attente a été conséquente ! Mais sinon, effectivement très beau livre qui a eu la chance d’avoir aussi une très belle adaptation au ciné.
Une petite heure … à peine, oui … je lis vite ! 🙂
Je ne connais pas le film en revanche, mais drôle d’idée d’avoir choisi Laroque qui est une jeunette …
Un très beau livre en effet, et effectivement les élèves aiment beaucoup. Ça me fait penser à le ressortir avec l’engouement de « ‘nos étoiles contraires »
Oui, c’est vrai que « nos étoiles contraires » éclipse totalement d’autres bouquins …
Mon préféré de l’auteur…
Un de mes préférés aussi, du coup ! 😉 Essaie de convaincre Jérôme, il fait son réticent ! 🙂
oui, les ados l’aiment beaucoup ce livre!
Et dire que je ne savais jamais quoi donner aux élèves … là j’ai ma trouvaille ! 😀
J’aime beaucoup ce livre et les ados l’apprécient énormément aussi. C’est une histoire qui ne peut que nous toucher.
Ce roman fait partie de mes gros coups de coeur, qui me fait pleurer aussi. C’est avec lui que j’ai découvert Eric-Emmanuel Schmitt, que je suis depuis lors. Une histoire très émouvante, qui touche juste.
Je n’ai pas aimé, ni Nos étoiles contraires, trop trop trop de « sucre ». Trop loin de la vraie vie, je reproche aux auteurs de vouloir rendre ces histoires « sexy » . Tout doit être sexy maintenant. Peut-être que nous sommes trop « concernés ». Ma fille n’a pas aimé non plus et on est resté insensible. J’ai vraiment du mal à comprendre engouement autour de ces deux titres.
Ah oui ? Hum … je n trouve pas « nos étoile contraires » (le roman, pas vu le film) trop sexy … même si forcément nous sommes loin d’un témoignage réel …
Ce fut mon premier livre de l’auteur, il y a des années, j’avais absolument adoré ! Je le rapproche souvent de « Du mercure sous la langue » de Sylvain Trudel, sur le même thème et tout aussi beau.
Ah je ne connais pas … bon, j’ai mis au moins dix ans avant de lire celui-ci, alors je ne vais pas enchaîner illico sur celui que tu cites; 😉
Mes 4ème le lisent en cours, mais j’ai souvent d’autres élèves qui viennent le chercher sur leur conseil ! Comme Nos étoiles contraires, c’est fort, et ils aiment vraiment beaucoup !
Ralala, « Nos étoiles contraires » … je crois que c’est la première fois que je vois un tel phénomène … le livre touche les garçons comme les filles.
Je confirme tout ce que les autres ont dit, c’est un livre que les élèves ADORENT en général, et c’est vrai qu’il est super…