Une photo, quelques mots n° 392

A lundi pour la publication des textes ! Continue reading →

Le souffle

Mon souffle se fait rare ; mon passé resurgitMon corps, ce traître, est devenu une prisonLes années de plaisir sont désormais lointainesEt certains noms s’effacent, comme ces visages tant aimésLes souvenirs se mélangent ; qu’importeSi ma vie ne tient qu’à...

Sainte Alida, écriture

« En cinquante ans, 50 % des sons de la nature ont disparu. » Youri coupa le son de l’autoradio, les coucous de la forêt prirent le relais du présentateur. J’ouvris la porte de la voiture, en descendis, mes semelles glissaient sur... Continue reading →

Dans un voyage, le plus long est de franchir le seuil

Les portes m’ont toujours fascinée. Le passage d’une pièce à l’autre, d’un monde à l’autre, transition voulue ou subie. La sublime porte, la porte dorée, aux portes de la mort, la porte Nord, la porte Sud, la porte de la... Continue reading →

Ecriture : Bibliothèque d’Alexandrie

Tu portes le verre à tes lèvres et le finis d’un trait. Le coucher de soleil accentue les ombres sur ton visage, et fait ressortir les fleurs de cimetière qui parsèment tes avant-bras. -Et si nous allions nous promener sur... Continue reading →

Ecriture : Baisser la tête …

Rym baisse toujours la tête. Elle s’excuse d’être là, de déranger, d’interrompre, de respirer. Rym est de celles qu’on ne voit pas. Ou qu’on oublie, dès la porte refermée. Rym n’a pas d’odeur. Elle ne laisse aucun sillage, aucune empreinte.... Continue reading →

Artiste d’un monde flottant, atelier d’écriture

Je marbre ta fleur de cerisierDe l’atlas de mon corpsTandis que sous le souffle de ton kimonoFurète ma bouche fauveLa rosée sur ton corpsAnnonce déjà les berges du crépuscule Alexandra K, dimanche 9 décembre ———————————————————————————— Continue reading →

Ecriture 319 : Casa nostra

Chaque week-end, Nicolas se levait aux aurores. Vers 09h 16, quand la brume de mon sommeil s’éclipsait, je retrouvais la table du petit déjeuner mise : trois croissants et une fleur de saison dans un soliflore. Dans le garage, j’entendais... Continue reading →

Ecriture : Qui marche dans la neige ne peut pas cacher son passage

29 janvier 1942 06h19. Le bec de gaz crachote sa lumière vacillante. Un frisson me zèbre le dos de son arc électrique. Je relève mon col, mais le froid entre toujours sous ma jupe. Je rabats maladroitement les pans de... Continue reading →

Ecriture : l’éthique de la joie

-Je pose ça où ? -Dans la cuisine. Le livreur s’exécuta. Il déballa un à un les paquets. Le sol ressemblait à un jour de Noël. Les cartons s’amoncelaient devant la fenêtre, on distinguait à peine le haut de la... Continue reading →