Le destin d’une femme à
travers les mutations de son temps, les mystères de l’union conjugale,
l’électrique confrontation entre aspirations progressistes et valeurs
conservatrices… Et l’exceptionnel talent de Douglas Kennedy. Pour ses
intellectuels de parents, Hannah Buchan est une vraie déception. A
vingt ans, au lieu de grimper sur les barricades et de se fondre dans
l’ébullition sociale des années soixante-dix, elle n’a d’autre ambition
que d’épouser son petit ami médecin et de fonder une famille. Installée
dans une petite ville du Maine, Hannah goûte aux charmes très, très
discrets de la vie conjugale. C’est alors que le hasard lui offre
l’occasion de sortir du morne train-train de son quotidien : malgré
elle, Hannah va se rendre complice d’un grave délit. Trente ans plus
tard survient le 11 septembre, et avec lui le temps du doute, de la
remise en question, de la suspicion. Le passé de Hannah va resurgir
inopinément. Et du jour au lendemain son petit monde soigneusement
protégé va s’écrouler…
Découvert l’été dernier grâce à
ma cuñada, j’enchaîne les romans de Kennedy sans me lasser. Même si ce
roman traîne parfois en longueur, même si l’intrigue vire parfois trop
dans la romanesque à mon goût, cet auteur sait maintenir le lecteur en
haleine … et comme d’hab, arrivée à la 500ème page, on ne peut plus
lâcher ce livre jusqu’au point final… conséquence désastreuse si
j’suis dans mon bain à ce moment là : ma peau devient celle d’un
sharpey, ou couleur écrevisse si j’suis au soleil.
Kennedy bross
un portrait assez acerbe des USA et montre bien ( dans la seconde
partie ) l’énorme place des médias. Ce n’est qu’un point accessoire
dans l’intrigue … mais essentiel.



Max Corneloup, auteur de
Une jeune cadre anglais débarque en France et voici qu’il découvre un
Commentaires sur Comment parler de livres que l’on n’a pas lus ? Bayard Pierre
Titre très accrocheur, un brin provocateur même .. d’où mon achat pour cet essai.
Selon
cet auteur ( prof de littérature ), chacun pourrait parler d’un livre
qu’il n’a pas lu grâce à son inventivité et à sa « bibliothèque
personnelle ». Pour appuyer ses arguments, l’auteur sépare son livre en
plusieurs chapitres : comment parler de ce livre non-lu dans la vie
mondaine, face à un prof, devant l’écrivain, avec l’être aimé, en
prenant des situations extraites de bouquins ou de films.
L’idée est
bonne … sauf que le titre mène à un quiproquo : l’auteur ne nous
donne bien-sûr aucune clé qui permettrait de parler d’un livre non lu
(j’imagine bien le succès auprès des étudiants ou lycéens !), il veut
seulement, par l’intermédiaire de cet essai, montrer que la lecture
n’est pas une chose rebutante : il désacralise le livre. A nous de
puiser dans la bibilothèque collective ( les critiques, l’entourage qui parle d’un livre etc … ) pour construire notre bibliothèque privée.