Commentaires sur Les voisins

Les voisins, on ne peut y échapper … surtout en région parisienne où le moiiiiiiindre espace libre est tout de suite acheté par un grand opérateur mobile.
Du coup, j’ai des voisins. Comme tout le monde. Et comme tout le monde, je dois faire avec.
Même si je ne les connais pas beaucoup, j’ai déjà déjà repéré certains profils (j’ai toujours rêvé d’être profiler …)

Y a les voisins sympas, chez qui on peut refaire le monde autour de plusieurs quelques  bouteilles de rosé. Vu que nous avons les mêmes centres d’intérêt (pfffffff non je ne parlais pas du rosé), on peut rester longtemps à discutailler devant le portail ou dans le jardin.
Y a le voisin un brin casse-pieds qui vient sans avoir été convié et qui se tape l’incruste dès le premier soir, à 23 h, quand je suis toute seule …
Puis y a les voisins bizarres.
Alors oui, je suis une trouillarde. Mais ce qui suit est tout de même étrange.
Mes voisins germains (les plus proches) sont des êtres tout à fait normaux que je classerais parmi les gens sympas.
Sauf …
Sauf qu’ils vivent les volets fermés. Alors l’été, rien de plus normal.
Mais l’hiver !
On cherche tous le moindre rayon de soleil et on se plaint de devoir allumer la lumière dès 17 h (raaahhh et dire qu’on retourne bientôt en hiver) et eux, ils se la jouent volet fermés.
Du coup, mon côté détective privé (je regarde la série Véronica Mars en ce moment, ça accentue mon penchant) a pris le dessus.
Mais du coup je ne sais plus ce que je dois penser de cette découverte.
Alors que je lisais tranquillement dans le jardin, j’entendis un bruit chez les voisins. Zioup, à travers mes lunettes mouche, je regarde discrètos du côté du bruit et là … et là !!!! Le volet s’ouvre !
Miracle ?
Non. Car le volet était ouvert par une main munie d’un gant chirurgical.
*musique de psycho*

Pour moi l’équation est simple. Gant en latex = scalpel dans l’autre main.
L’horreur s’incarnait.
Et là mon cerveau travaille vite.
La voisine découpe des chats en guise de repas …
La voisine torture son mari
Ce sont des vampires et ils doivent vivre les volets fermés …

Bon, depuis j’en ai parlé à l’Homme qui a ri. Sa mère aussi. Ça doit être héréditaire.

Commentaires sur La Tête en friche de Marie-Sabine Roger

Petite visite chez un libraire que je ne connaissais pas. A 100 mètres de chez moi. Librairie claire, libraires gentils comme tout. Première cueillette dans cette libraire : La Tête en friche de Marie-Sabine Roger. Au départ le nom ne me dit rien. Puis l’information monte à mon cerveau et je me souviens avoir lu il y a quelques années La Saison des singes du même auteur. Effectivement, elle écrit aussi des livres pour nos chères têtes blondes.
A la librairie, ils ne connaissaient pas ce livre qu’ils venaient de recevoir.
Mais la quatrième de couverture m’avait déjà conquise.

« Ce qu’ils mettent au dos des romans, je vais vous le dire, c’est à se demander si c’est vraiment écrit pour vous donner l’envie. En tout cas, c’est sûr, c’est pas fait pour les gens comme moi.
Que des mots à coucher dehors -inéluctable, quête fertile, admirable concision, roman polyphonique …- et pas un seul bouquin où je trouve écrit simplement : c’est une histoire qui parle d’aventures et d’amour- ou d’indiens. Et point barre, c’est tout. »

Cette 4ème de couv’ qui est aussi un extrait de ce roman le résume bien.
En effet, ce livre raconte l’histoire de Germain. Le pas futé du village. A 45 ans, s’il n’a pas de contrat de travail, il passe sa journée à compter les pigeons, écrire son nom sur le monument aux morts et à boire chez Francine.
Sa rencontre avec Margueritte va bouleverser sa vie. Oooooooh mais Margueritte n’est pas une jeune femme. C’est une « petite vieille qui était du genre à jeter du pain aux pigeons ». La rencontre n’a rien de glamour, et pourtant Margueritte et Germain vont devenir complices.
Comment ?
Margueritte va faire découvrir les livres à Germain. La première fois, quand elle lui lit un extrait de la Peste de Camus, Germain ressent des émotions fortes.
« A peine elle avait commencé, moi je savais déjà que ça allait me plaire ! Je ne voyais pas trop le genre que c’était, une histoire d’horreur, ou un truc policier, mais ce qui était sûr, c’est qu’elle m’avait chopé par les oreilles, comme on fait avec les lapins.
Je le voyais ce rat crevé. Je le voyais ! (…) C’était pareil qu’au cinéma, mais pour moi tout seul, dans ma tête. »

Germain se prend au jeu des mots, à la lecture ; et ses copains -qui ont l’habitude de se moquer de son QI- le regardent bizarrement la première fois que Germain emploie le mot « teuton ».
Mais où a-t-il appris ce mot ? Est-il fiévreux ?

Ce roman est donc une histoire entre deux êtres que tout éloigne, sauf les pigeons. Une histoire qui vous tient en haleine le sourire aux lèvres. Plusieurs fois j’ai éclaté de rire tant les expressions utilisées par Germain sont tordantes.

Extraits :

« Et en plus, il y a plein de gens dans el monde pour qui le bonheur, c’est en voie de disparition, comme les Jivaro, les gorilles ou l’ozone. On n’a pas tous pareil, en quantité. Ça se saurait.
La chance, elle n’est pas communiste. »

« Au début je trouvais Margueritte marrante (…) et petit à petit je me suis attaché à elle par surprise. L’affection grandit sous cape, ça prend racine malgré soi et puis ça envahit pire que du chiendent. Ensuite c’est trop tard : le cœur, on ne peut pas la passer au Roundup pour lui désherber la tendresse. »

Des passages comme ceux-là, je pourrais vous en citer des tonnes ! J’ai fait des petites cornes au livre toutes les 5 pages ! Mais le mieux est encore de le lire.

Ed. du Rouergue, 218p, 16€50

Clarabel l’a lu avant-hier.

Commentaires sur Le cadeau du chat

Mon chat chasse. Normal pour un chat, me direz-vous ! Oui .. sauf que bien souvent il ramène ses trophées.
Et quels trophées !
Des papillons de nuit !
Le museau en coeur, il dépose à nos pieds tous les papillons qu’il trouve. Une fois la proie lâchée, il miaule vers nous. Miiiiiiiiiiiiiiiiiii regardez ce que je vous ramène. Alors on le caresse pour lui montrer qu’on aime ce cadeau. Mais il n’arrête pas. Miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii. Du genre, mais prends-le, mange-le, vas-y c’est un cadeau

Du coup, vous n’auriez pas une recette de papillons à la crème dans vos tablettes ?

Commentaires sur La Sixième de Susie Morgenstern

29384365_pComme je bosse sur mes prochains cours de 6ème, je lis des livres sur .. la sixième.

Ce livre était donc tout désigné. 29383977_p

Margot est excitée, c’est bientôt la rentrée ! Elle a hâte de rentrer en 6ème et elle presse sa mère pour renvoyer au plus vite son dossier d’admission. Il ne faudrait pas qu’elle loupe cette rentrée ! Le jour J, une angoisse sourde l’envahit. Et si elle n’y arrivait pas ? 

Petit à petit elle fait connaissance avec ses camarades et ses nouveaux professeurs. Que c’est difficile de changer de classe toutes les heures et d’avoir un professeur pour chacune des matières ! Même la cantine est immonde !
Mais Margot s’accroche. D’ailleurs ce serait plus facile pour elle de travailler si sa classe n’était pas la dernière des 6èmes ! En classe ils bavardent et dans la cour ils fument !
Aussi n’est-elle pas étonnée quand ses professeurs se plaignent de la 6°6 au premier conseil de classe.

– Effervescents, difficiles à contenir, et leur manque de concentration est certain.
– Bavardages constants. Aujourd’hui j’ai donné quatre zéros pour bavardage. Je suis écœurée.
-Ils sont nuls.
-Carrément insolents.

Seule la douce prof d’histoire-géo est contente de cette classe vivante.
Margot qui a été élue déléguée se doit de faire quelque chose. Mais quoi ?

Ce roman brosse avec précision le portrait d’une élève qui entre au collège. Les sentiments sont bien décrits et les élèves de 6ème devraient s’y retrouver. En tant qu’adulte, j’ai trouvé que certains passages étaient longs et bien convenus comme cette comparaison entre le collège et la prison. Puis cette Margot est un peu la caricature de l’élève modèle. En somme, je me suis un peu ennuyée … Mais je peux comprendre que les profs le donnent à l’entrée du collège. Le regard des enfants est sans doute différent de celui d’une adulte !

Ed. L’écoles des loisirs, 137p, 5€

Commentaires sur La requête de la semaine

Mais qu’est-ce qu’un dek ?
Alors là je ne vois pas comment aider cet internaute.
Et surtout je me demande bien comment il a pu atterrir sur ce blog avec cette recherche.

Commentaires sur Mauvaise langue de Cécile Ladjali

Cécile Ladjali est professeur dans un lycée de Seine-Saint-Denis et elle explique dans Mauvaise Langue sa manière d’aborder les textes littéraires en classe.
Pourquoi « mauvaise langue » ? Ladjali rend compte dans cet essai d’un problème contemporain : le manque de vocabulaire des jeunes.
Une citation du philosophe Alain ouvre le livre et donne le ton.
« Tous les moyens de l’esprit sont enfermés dans le langage ; et qui n’a point réfléchi sur le langage n’a point réfléchi du tout. »
Sans langage, point de salut.
Pour Ladjali, la connaissance de la langue ne peut se faire que par l’intermédiaire des œuvres classiques. Il est important de confronter les élèves à des textes difficiles dans le but d’éradiquer le vide linguistique qui les menace. Si le professeur veut asseoir son autorité, il n’a pas à se mettre au niveau des élèves en étudiant un slam ou du rap car il se mettrait alors au niveau des élèves et ne leur apporterait rien.
En outre, lorsqu’on regarde les jeunes dans la rue, on s’aperçoit qu’ils ont tous un MP3 vissé sur les oreilles, qu’ils se parlent assez violemment entre eux. La communication est brisée. Aux professeurs, alors, de leur montrer la beauté et la douceur de la langue.

Etudier les classiques est un passage obligé car la musique de ces textes
permet à l’élève d’écrire par la suite ses propres textes. L’élève a
besoin d’imiter un style et de s’en imprégner avant d’accéder à
l’écriture.
Rien n’est mieux construit qu’une œuvre classique, après tout.
Pour imiter un texte, il faut le lire et l’apprendre par
cœur. pas forcément le comprendre, mais entendre l’harmonie qui se
dégage du texte.
Là encore Cécile Ladjali cite Alain :
« Je suis bien loin de croire que l’enfant doive comprendre tout ce
qu’il récite. Prenez donc La Fontaine, oui, plutôt que Florian ; prenez
Corneille, Racine, Vigny, Hugo. Mais cela est trop fort pour l’enfant ?
Parbleu, je l’espère bien. Il sera pris par l’harmonie d’abord. Ecouter
en soi-même les belles choses, comme une musique, c’est la première
méditation. Semez de vraies graines et non du sable. »

Vient alors le problème de la poésie. Lorsque Cécile Ladjali  étudie un poème, ses élèves lui demandent souvent à quoi sert la poésie, car les élèves ont du mal à comprendre que l’une des valeurs de la poésie est la gratuité. La poésie est inutile. Et dans notre monde consumériste, ce genre est mal vu car la langue doit être information. Là encore le professeur, par sa motivation, doit montrer aux élèves la beauté de ce genre. 

Selon Ladjali, le barbarisme conduirait à la barbarie. La langue des textos ou des chats serait une forme de violence.  Ces adolescents qui hurlent ou lieu de parler montrent une certaine souffrance. Si l’adolescent n’arrive pas à se faire comprendre, il faudra bien qu’il se construise une identité. Comment ? Par la violence.
Comment alors ne pas être effrayé par cette langue qui fleurit sur les blogs ou chats ?
Salu comen sava ?
Ava et twa ?
La langue ici est tronçonnée ; la grammaire malmenée. Certains y voient l’émergence d’une nouvelle langue … mais peut-on la considérer comme l’évolution normale d’une langue vivante ? Un peu comme Céline en son temps qui a introduit l’oral dans ses écrits ? Pour Ladjali, ce n’est pas une nouvelle langue  … rien à voir avec la langue de Céline ou de Joyce.
Parler en SMS pourrait même avoir de fâcheuses conséquences quand cet adolescent entrera dans le monde adulte.  Comment se faire comprendre ? Cette langue dénuée d’artifices est très pauvre.

Pour finir, l’auteur revient sur le rôle de l’école. Auparavant les professeurs appartenaient au ministère de l’instruction publique, maintenant au ministère de l’éducation publique.
Eduquer c’est fournir des règles de vie, prendre le rôle des parents ; tandis qu’instruire revient à donner un savoir théorique dont l’élève se servira pour grandir, s’éduquer.

Pour toutes ces raisons, l’élève doit mémoriser les textes littéraires, entendre leur musique. Le rôle du professeur est de montrer aux élèves que la grammaire occupe la fonction de metteur en scène des phrases. De cette façon, l’élève comprendra les arcanes du langage et deviendra un adulte civilisé, policé.

***

C’est évident que les élèves (d’après mon expérience) aiment étudier de nouvelles choses. Au professeur de leur faire découvrir un univers inconnu. Cependant, l’enseignant est aussi là pour leur faire comprendre les textes … et parfois passer par la presse ou des textes moins ardus que les classiques permet de ne pas démotiver l’élève. L’alternance me paraît judicieuse. Surtout au collège.

D’ailleurs cet apprentissage par cœur des textes devrait intervenir très tôt dans la scolarité de l’élève. Si cet exercice n’est pas pratiqué dès l’école primaire, l’élève aura des difficultés à l’intégrer dans sa scolarité car le cerveau d’un petit est plus malléable que celui d’un adolescent.
Le rituel de l’histoire du soir est aussi important. A force d’entendre des phrases, la musique de la langue deviendra pour l’enfant une évidence, et sans s’en apercevoir il imitera la syntaxe des phrases entendues chaque soir.

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Commentaires sur Sator, l’énigme du carré magique d’Alain Le Ninèze

Sator, l’énigme du carré magique se déroule à Rome et à Jérusalem de 62 à 67 ap. J-C, sous le règne de l’Empereur Néron.
Lucius Albinus est alors le procurateur romain de la Judée (la future Palestine), trente ans après Pilate. Le climat n’est pas très serein car les habitants voient d’un mauvais œil l’occupant romain.
C’est dans ce contexte que Lucius reçoit une étrange lettre de son oncle Publius Balbus, resté à Rome. Véritable appel au secours, il lui demande de résoudre pour lui une énigme.
Le cryptogramme est un carré magique que voici :

Carré magique car ces mots latins se lisent de gauche à droite, mais aussi de droite à gauche, de haut en bas et de bas en haut.  Une sorte de palindrome en somme. 

Hormis « arepo » qui ne signifie rien en latin, ce carré se lit de cette façon « Sator tenet opera rotas » et il peut se traduire ainsi : « Le Semeur (Dieu) dirige les œuvres (des hommes) et les rouages (de l’univers). Les deux « tenet » (le verbe de la phrase) forme une croix.
Lucius renvoie de suite une lettre à son oncle pour lui faire part de sa découverte, mais surtout pour se moquer de lui.
N’a-t-il pas d’autres occupations à Rome ?
La réponse de son oncle lui fait prendre conscience que l’énigme n’est  pas du tout résolue.
Quel est ce mot « arepo » qui ne veut rien dire ?
Cette demande est loin d’être une lubie : si son oncle n’arrive pas à le décrypter, Poppée -l’épouse de Néron- le condamnera. Et rien de plus facile que de tuer un romain secrètement converti au christianisme …
Effectivement Publius n’a pu que bafouiller de vains mensonges face à l’accusation de sa conversion car des soldats romains ont trouvé ce cryptogramme, connu pour être un symbole de la secte chrétienne, dans sa maison ! 
Va alors commencer pour Lucius une enquête qui le conduira à rencontrer les derniers témoins de la crucifixion de Jésus.
En parallèle de la correspondance entre Lucius et Publius, le lecteur sera plongé dans un pan cruel de l’Histoire : la première insurrection juive contre l’occupant romain.

Voici un roman historique très bien documenté car chaque péripétie est appuyée de références historiques en note de bas de page. En fait, Alain Le Ninèze sait de quoi il parle, puisqu’il est agrégé de lettres classiques. Ainsi il citera Flavius Josèphe, Tacite et même Suétone, sans oublier les Evangiles.
Malgré tout, ce roman n’est pas difficile d’accès car les notes n’envahissent pas le livre et le récit est haletant.
Même si je connaissais la plupart des signes cryptés des premiers chrétiens (déformation professionnelle oblige), je n’avais jamais entendu parler du « carré sator » ; et l’explication de ce dernier à la fin du livre est plausible.

Je suis sûre que la curiosité de certains sera comblée quand ils apprendront grâce à la « guematria » ce que signifie le chiffre 666, mais aussi pourquoi le poisson symbolise les chrétiens.
En annexe, Alain Le Ninèze a ajouté une note sur cette technique de lecture ésotérique en revenant sur le code d’écriture « boustophéron » et sur la guematria. Dans un souci de vérité historique des dessins sont joints.
Un livre pour les passionnés d’énigmes et d’Histoire.
L’avis de Cuné.

 

Commentaires sur Un relooking ?

Voici les différentes têtes que j’aurais pu avoir en

1950 :

1970 :

Pour vous amuser vous aussi en ce dimanche, c’est par ici !

Commentaires sur Un Homme heureux d’Arto Paasilinna

Dernier livre que m’a conseillé la libraire avant de partir en vacances, Un Homme heureux d’Arto Paasilinna raconte l’histoire de l’ingénieur Akseli Jaatinen. Dernier arrivé dans un petit village, il a été chargé de construire le nouveau pont reliant Kuusmäki à la civilisation.
L’ancien pont portait bien son nom : La Tuerie. C’est précisément à cet endroit qu’en 1918 les Blancs et les Rouges s’étaient affrontés. D’ailleurs, dans ce petit village, les deux clans existent toujours. Notables d’un côté, ouvriers de l’autre.
Au village, les notables voient d’un mauvais œil l’arrivée de cet ingénieur ; surtout que cet homme semble bien s’entendre avec ses ouvriers.
Comment un patron peut-il mener à bien son projet s’il est ami avec ses subalternes ? Pourtant le pont prend rapidement forme. A Kuusmäki, on n’a jamais vu ça !

Malgré son travail soigné, Jaatinen devient vite le bouc-émissaire de tout le village.
Il faut qu’il s’en aille !
Tous les plans sont bons pour le faire partir.
Le pasteur a la charge de lui rappeler qu’il ne doit pas sa baigner nu dans la rivière, même si c’est le seul endroit où il peut se laver ; le banquier se charge, lui, de réclamer aux ouvriers la totalité de leurs dettes. Action qui a pour conséquence l’arrêt du chantier. Et le maire aussi s’y met !
Mais Jaatinen a plus d’un tour dans son sac. Ce ne sont pas les notables d’une petite ville qui l’arrêteront !
Ils s’en mordront les doigts et constateront un peu tard que ce « carotteur de millions » est un homme déterminé que rien n’arrête.

D’Arto Paasilinna je ne connaissais que Le Lièvre de Vatanen, et encore, je ne savais pas qu’il en était l’auteur.
J’ai aimé cette description d’une Finlande trèèèèès conservatrice qui n’accepte pas la venue de cet ingénieur. Pourtant, cet homme travaille vite et bien. De quoi se plaignent-ils ?
Difficile aussi de faire le portrait de Jaatinen.  Comme c’est un homme persécuté par les villageois, les méthodes qu’il emploie ne sont pas toujours orthodoxes ; mais dans de telles situations, je pense qu’on ferait tous la même chose : sauver sa peau.
M’enfin Jaatinen est tout de même loin de Machiavel … les situations sont plus burlesques que tragiques. Voilà pourquoi j’ai pris plaisir à lire ce livre rempli d’humour en me demandant comment Jaatinen allait s’en sortir.

Ed. Folio, 260 pages, 6 €

Commentaires sur L’Île de Ré


De jolies balades, de délicieux plats. Une Charente maritime comme je ne l’avais encore jamais vue (mon père était originaire de Jarnac …non non je ne m’appelle pas Mazarine Pingeot) et qui m’a séduite.
Vidée mais contente.

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