Voici un spectacle bien difficile à mettre dans des petites cases … mime, danse, cirque ? Je serais tentée de dire que c’est un peu de tout à la fois.
Quand on entre dans la salle, les artistes sont déjà sur scène en train d’assembler des chaises et des morceaux de bois. Des constructions qui rappellent les jeux de l’enfance.
La scène est assez étonnante car elle est constituée d’une partie fixe sur laquelle est monté un immense plateau branlant qui montera ou descendra en fonction de la place des artistes sur ce plateau. Un peu comme ces jeux d’équilibre où il faut rentrer des boules dans des trous. Sauf que les personnages remplacent ces boules.
Au début du spectacle, ils ne sont que deux sur scène. L’un est un DJ aux platines, l’autre est un personnage tout droit sorti d’un film muet qui s’évertue en vain à maintenir sur le plateau quelques chaises et une table. Le spectateur assiste alors à un véritable ballet sur fond de musiques électro’.
Au moment où le personnage semble enfin arriver à maintenir un équilibre précaire, de nouveaux protagonistes font leur entrée. Ce sont des caricatures : un beau gosse en costume blanc, une pin-up des années 50 et trois acrobates dont l’une m’a fait penser à une poupée de chiffon tant son corps est malléable.
Aucun texte dans ce spectacle : ce sont les corps qui dialoguent. Certains singent des danses, d’autres miment des combats d’art martiaux, d’autres encore réalisent des prouesses acrobatiques, et le tout est accompagné d’une musique jouée en direct.
Il est impossible de raconter le fil de l’histoire. Il n’y en a pas. L’absurdité guide ces corps.
Alors bien-sûr on peut tout de même tenter quelques interprétations. L’instabilité du plateau peut symboliser un monde instable (une branloire pérenne comme disait Montaigne) où l’homme a du mal à ne pas être confronté à cet autre. On peut aussi voir une critique du culte du corps quand les personnages deviennent eux-mêmes des machines de musculation. Les corps sont donc réduits à l’état d’objets.
Cette pantomime a tout de même ses limites. J’avoue avoir vraiment apprécié la première partie du spectacle : j’ai pu interpréter certains gestes, et le rythme endiablé des corps ne manquait pas d’humour ou de féérie. Malheureusement, la seconde partie est beaucoup plus obscure, et ces pantins désarticulés ne semblent n’être là que pour faire une démonstration de leurs acrobaties.
Malgré tout, je garderai de ce spectacle un bon souvenir tant il est hors-norme.
En racontant à mes proches ce que j’avais vu hier soir, ils m’ont regardée avec des yeux ronds. Un peu comme si j’étais allée voir un spectacle que seuls quelques intellos qui se triturent les neurones initiés pouvaient comprendre. Un peu comme s’il fallait forcément voir un spectacle avec une trame rationnelle. Pour ma part, j’ai été embarquée par ces corps en mouvement et cette musique entraînante. Et quand je vois le tonnerre d’applaudissements à la fin du spectacle (dans cette salle du théâtre des Abbesses remplie), je me dis que je ne suis pas la seule à aimer l’absurde.
Au Théâtre des Abbesses-Théâtre de la Ville (Paris) jusqu’à ce soir, puis en tournée
Mise en scène et scénographie de Martin Zimmermann et Dimitri de Perrot. Avec Blancaluz Capella, Victor Cathala, Rafael Moraes, Dimitri de Perrot, Kati Pikkarainen, Eugénie Rebetez, Martin Zimmermann
Le NouvelObs : Nous non plus ne comprenons pas comment fonctionne ce délire insensé qu’est «Oper Opis». Mais c’est pour constater qu’il évolue diablement bien. C’est un enchantement, une débauche d’idées burlesques, de poésie onirique et d’intelligence aiguë où se débattent d’improbables personnages qui défient les lois du théâtre.
Thomas Hahn du théâtre Vidy à Lausanne : Entre les trois couples, la danseuse Eugénie Rebetez crée des images
burlesques ou de conte de fées. Horlogerie sensible d’un monde
vacillant, Öper Öpis est une symphonie visuelle dadaïste,
chargée de nos angoisses viscérales. Tout personnage peut se
transformer en objet, tout objet peut s’animer. Face à tant
d’incertitude, le corps de Zimmerman se plie comme du carton. Victime
d’une farce éternelle, il amène la catharsis et dénonce la vanité.
EVENE : Il y a là de quoi se laisser séduire par cet abécédaire de postures et
de formes. Dans ce bestiaire surréaliste où l’expérience du sensible
l’emporte sur la narration, la danse, exacerbée et pantomimique, entend
révéler une forme d’évidence.
Un PDF du spectacle sur le site du théâtre de la ville (Paris).
Photo de Mario del Curto©

Pour seul décor un rideau fin et blanc qui supplée le rideau rouge et en velours.
Accessoire indispensable pour l’amant qui se cache d’un mari, l’objet est ici détourné pour devenir l’élément principal de cette pièce.
A la libraire du musée du quai Branly, j’ai acheté ce petit guide qui, ma foi, me convient bien. Il y a tellement de balades à faire dans Paris que, finalement, je ne sais jamais par quel bout commencer, et ce guide est assez complet pour satisfaire ma curiosité. Les thèmes du sommaire sont complets et peuvent plaire aux garçons comme aux filles.



D’ailleurs je n’ai pas été déçue car j’ai vu des Katsinas.)











) était un brin, un brin hein, mégalomane… mais aussi trouillard (si, si, il faut le dire). Il a choisi comme tombeau une montagne dans laquelle ont été creusées des fosses. Cette montagne est protégée au Nord par la rivière Wei, au Sud par des rochers, l’Ouest ne comptait que des terres alliées ; le danger ne pouvait donc venir que de l’Est.
La grande diversité physique des soldats est troublante : chacun a sa particularité.
)
