Séraphine est une femme qui reste à l’écart des autres. Elle fait des ménages, nettoie les abats chez le boucher, frotte le linge des autres dans la rivière. Elle n’arrête pas. Pour deux francs six sous elle travaille pour les autres et elle ne semble jamais fatiguée. Et que fait-elle de l’argent ramassé ? S’achète-t-elle du bois pour se chauffer l’hiver ? Pas du tout.
Elle peint.
Avec de la peinture ripolin, des planches de bois, du sang pour la couleur rouge, de la terre et de l’huile d’éclairage prise dans les églises.
Depuis qu’elle a eu une apparition de la Vierge, elle peint toutes les nuits, se reposant dans la journée entre deux travaux ménagers.
Un jour, un nouveau locataire d’origine allemande débarque à Senlis. Wilhelm Uhde est un collectionneur dénicheur de talent …
Repéré lors de sa sortie au cinéma, je n’avais pas eu le temps d’y aller, mais je m’étais promis de le voir. C’est chose faite.
Quel destin a eu cette femme ! Un destin digne du genre romanesque. Et pourtant Séraphine a bien existé.
A-t-elle pris des cours pour peindre de la sorte ? Comment une femme dans le besoin a-t-elle pu peindre des œuvres aussi foisonnantes ?
Selon Séraphine, son inspiration vient du ciel. Et elle puise son énergie dans la nature. Elle touche les arbres, leur parle, et voit une réalité différente de celle du commun des mortels.
Je ne connaissais pas cette artiste, mais quand j’ai vu ce film, je n’ai pu m’empêcher de penser à la vie de Camille Claudel. A sa fin.
C’est un film qui interpelle par bien des côtés.
Tout d’abord la performance de Yolande Moreau qui n’est plus à démontrer (elle a eu le César de la meilleure actrice pour ce rôle). Elle incarne Séraphine, elle lui redonne corps. Tout se joue dans ses yeux. J’étais fascinée.
De ce film, je retiendrai aussi la belle relation amicale entre Wihelm et Séraphine. Tous deux des personnages en marge de la société.
Et que penser de l’histoire vraie derrière ce film ! Que de rebondissements ! Que les tableaux de Séraphine puissent être exposés aujourd’hui tient presque lieu du miracle !
C’est une histoire qui relancerait presque le débat sur l’inné et l’acquis. Comment peut-on à ce point maîtriser les couleurs et la lumière grâce à son seul instinct ?
L’ensemble est servi par un joli décor où une forêt verdoyante a une grande place, et les scènes avancent au rythme d’instruments à cordes discrets, à l’image de Séraphine qui est restée dans l’ombre trop longtemps.
A voir si ce n’est pas déjà fait.
C’est aussi un coup de cœur pour Aifelle et Cathe.
La bande-annonce de ce film aux 7 César.

Au premier janvier, je me suis lancé un petit défi : découvrir l’univers de Gaiman.
Que ce soit dans le comique de situation (Lorsque la sorcière s’aperçoit que sa jeunesse part à vitesse grand V), le comique de caractère ( De Niro m’a bien fait rire dans son rôle à mille lieues de ce qu’il fait d’habitude.), ou encore le comique de mots, l’humour donne à ce film une certaine fraîcheur indéniable.
J’avais prévu de prendre des places pour le nouveau spectacle de Gad Elmaleh. Comme d’habitude, je laisse traîner, j’oublie et je me réveille un peu tard. Plus de places.
Berlin avant la chute du mur.
J’ai été charmée, envoûtée par ce film. Les portraits de gens croisés au hasard dans la rue et le métro, leur monologue intérieur.La grâce de certains personnages. Ce chantre incarné par un vieillard qui glisse au spectateur des phrases venues d’une autre époque. Le jeu avec la lumière et les couleurs brillamment exploitées.
Comment deux sœurs après 15 ans de séparation renouent-elles un lien brisé depuis longtemps ? Comment peut-on se reconstruire après avoir passé 15 ans en prison ? Telles sont les questions abordées dans ce film.

S’ensuivent alors des scènes de massacre. L’auberge tourne comme jamais et rien ne semble arrêter Sweeney. Rien ? Peut-être que sa fille, maintenant adolescente, pourrait l’empêcher de continuer cette boucherie. Encore faudrait-il que le juge laisse sortir sa pupille de sa prison dorée.

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Nous sommes dans les années 30. Des prémisses de la guerre se font sentir, mais la famille Tallis mène une vie aisée des plus insouciantes. La jeune Briony a déjà choisi sa voie : elle sera romancière ! D’ailleurs elle compte bien mettre en scène une pièce de théâtre pour le retour de son frère.