Compagnons de fortune, buveurs invétérés, foudres de guerre, faites place à Fanfulla !
Héros picaresque, voici un homme qui aime avant tout faire la guerre. Qu’on prie pour le salut de son âme le laisse de glace, en revanche, il sera le premier à dégainer son épée pour sauver les jeunes filles ou les moines perdus. Rien ne lui fait peur. Une véritable machine de guerre estimée et respectée de tous, du moins dans son camp. Inutile d’ajouter que durant le siège de Florence notre héros s’en donnera à coeur joie …
Fanfulla est une BD méconnue d’Hugo Pratt. Dessinée et publiée dans un journal italien, elle n’aura jamais la renommée de Corto Maltese. Pourtant, déjà, on reconnaît bien la griffe de Pratt. Des noirs très présents qui aiguisent les visages, des personnages sur le devant de la scène, très peu de décor. L’accent est mis sur l’action.
Personnage assez énigmatique, il est animé par un violent désir guerrier, mais cela ne l’empêchera pas de faire une halte de deux ans chez les moines. Il s’en serait fallu de peu qu’il en devienne un lui aussi … Et que penser de cette tendresse envers les femmes perdues ? Voilà qui détonne en regard de son côté farouche et franchement grossier … Un héros valeureux et honnête sous des allures de rustre aguerri.
Dessins nerveux, personnage haut en couleurs et assez énigmatique, de bons ingrédients pour une BD qui fut pour moi un divertissement assez fade, de façon paradoxale …
Aucune empathie pour ce personnage, une histoire dont les contours historiques sont demeurés trop flous ou confus, un scénario assez répétitif … Excepté cet incroyable personnage, je ne pense pas retenir grand chose de cette BD.
Néanmoins, les aficionados de Pratt ne pourront que se réjouir de cette publication et retrouveront avec délice le graphisme du célèbre dessinateur, d’autant plus que l’objet-livre est superbe.
Fanfulla
Hugo Pratt et Mino Milani
Editeur : Rue de Sèvres
Année d’édition : 2013
A partir de 15 ans.
ISBN : 978-2-3698-1008-7
EAN : 9782369810087
120 pages
Prix : 20,00 €
C’était une lecture commune avec Dame Stéphie, et je ne suis pas certaine qu’elle ait été sous le charme de nos beau brun musclé …



