Avec son premier roman Prenez soin du chien, le prose de J. M. Erre fut une réelle bouffée d’air frais, d’humour caustique fleurant bon l’absurde, dans le paysage littéraire français.
Avec Série Z, l’auteur a confirmé mon envie de suivre sa production, chose faite avec son quatrième roman Le Mystère Sherlock, finaliste d’ailleurs de quelques prix littéraires …
Dès les premières pages, le rire m’a submergée. De façon discrète, vous vous en doutez bien. Je sais me tenir dans le RER …
Le récit s’ouvre sur une description très drôle des Holmésiens. Classés par niveaux allant de 1 à 10, sachez que si vous préférez déjà lire le texte original en anglais, si vous faites des analyses textuelles des aventures de Holmes et si vous suivez des colloque s, vous êtes déjà au niveau 4.
Prenez garde de ne pas basculer dans le côté obscur des holmésiens … Comme le rappelle ce livre-ci, adhérer à cette noble cause peut conduire à la mort …
Ils sont 11, donc, à arriver dans cet hôtel Baker Street, mais un seul aura l’immense chance de pouvoir accéder à la chaire de bobologie (du professeur Bobo, donc) de la Sorbonne. Inutile de vous dire que le combat sera rude. Entre l’ex moche devenue bombasse grâce à la chirurgie, la femme enceinte qui se croit tout permis, le très moche qui ressemble à une toile de Picasso, l’éminent professeur Bobo obligé de mettre des post-it pour se rappeler sa gauche de sa droite, et d’autres personnages tout aussi haut en couleurs que je vous laisse le soin de découvrir, le lecteur se demande lequel de ces narrateurs-personnages le fait le plus glousser …
Toutefois, quand on arrive à dégager la porte de l’hôtel, tout le monde est mort, seuls les carnets de la journaliste Audrey, quelques lettres de Dolorès à un abbé, pourront peut-être élucider cette sombre histoire. Voici donc le lecteur plongé dans ce que furent les derniers jours de 11 personnes …
Ce pastiche d’une enquête holmésienne est le remède idéal en cas de zygomatiques rendus mous du genoux à cause la crise ambiante : bien entendu si vous êtes un aficionado de Sherlock, vous ne pourrez que souligner les différents clins d’oeil laissés ici ou là par l’auteur, si au contraire comme moi vous n’êtes pas plus holmésien que cela, vous serez tout de même intéressé par tout ce qui touche à la fiction, au statut du personnage, à l’imbrication du réel dans la fiction et réciproquement …
Un récit policier qui se tient (comment ne pas penser aussi à Dix petits nègres ?), un humour ravageur, une réflexion sur l’écriture : voici un roman drôle et intelligemment construit.
Le mystère Sherlock
Auteur J.M. Erre
Editeur Pocket
Date de parution 06/06/2013
Collection Pocket, numéro 15357
ISBN 2266233556
EAN 978-2266233552
261 pages
6€ 70
L’avis de Marion : Outre sa construction atypique, Le Mystère Sherlock séduit par sa drôlerie et son intelligence. Les personnages, caricaturaux et parodiques à souhait, sont un délice, leurs répliques et comportements nous font rire et sourire, et on se délecte de leurs piques verbales et de leurs mots d’esprit. En somme, c’est très agréable à lire, et qui plus est, bien référencé.

Voilà bien longtemps que je tournais autour de cet auteur. Sans jamais passer à l’acte toutefois. Il y avait trop de noirceur autour de lui, trop de tristesse. C’était sans compter le cadeau fait par une amie. Elle a toujours été de bon conseil, et puis j’aime ces livres qu’on me met entre les mains. Ils possèdent déjà un joli poids. Celui de l’amitié et du partage.
Dans ce livre, deux essais qui traitent de la lecture, car bien-sûr, Henry Miller ne va pas parler des cabinets tout du long. Le propos n’est qu’un point de départ pour parler de différents domaines.
« Lire aux cabinets » porte un titre bien choisi, puisque Miller parle effectivement de la lecture aux waterres (comme il l’écrit), mais ce n’est qu’un prétexte pour nous parler de la famille américaine type des années 60.
Un homme marche sur les bords de la mer des Brigantes, la brume l’enveloppe. Il est perdu dans ses pensées quand tout à coup de cet épais brouillard surgit un vieil homme, un gardénia à sa boutonnière. Il suit cet homme qu’il ne connaît pas mais qui l’intrigue. Le vieil homme se dirige vers la mer, mais une fois devant les vagues, il ne s’arrête pas ! Au contraire, il entre intégralement dedans !