Commentaires sur Grâce et dénuement d’Alice Ferney

Parfois la couverture et le titre de certains livres nous happent : ce
fut le cas de ce bouquin. Couverture en noir et blanc, regards de
petites filles perdues et titre sommaire mais percutant.

Je ne savais pas de quoi parler le livre, que, déjà, il était dans mes mains.

L’histoire du livre est à la hauteur de la couverture : poignante.

Alice Ferney a choisi de placer son récit chez les Gitans, vous savez, ce peuple qu’on regarde avec dédain et mépris ..
D’emblée ce livre nous envoie vers des contrées inconnues.

L’histoire
: une libraire vient faire la lecture tous les mercredis à ces enfants
des gens du voyage. Cette gadjé, comme il l’appelle, va peu à peu
apprendre à les connaître et réciproquement.

La tribu, composée
de la vieille Angeline, grand-mère qui tient la place du sage, de ses 5
fils, de ses 4 belles-filles, et des enfants des 4 couples, n’est pas
reconnu par la mairie : pour elle, ce groupe n’existe pas. Les petits
ne sont donc pas reconnus, et comme ils ne vont pas à l’école, ils
restent toute la journée sur ce terrain vague.

Livre documentaire, mais surtout conte lyrique, j’ai été emportée par la grâce de l’écriture d’Alice Ferney.

Des extraits :

Elle lut comme elle ne l’avait jamais fait, même pour ses garçons : elle lut comme si cela pouvait tout changer.

Non,
se disaient maintenant les frères gitans, leurs vies n’étaient pas si
misérables. Ils n’étaient pas les plus pauvres. Ils n’étaient pas des
rampants sans feu ni lieu, puisqu’ils avaient des camions, des
caravanes, et de belles femmes qui portaient de jeunes enfants. Que
pouvait-on demander de plus à la vie ?

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2 comments

  1. sylvie says:

    j’ai bien aimé ce livre. je découvre l’auteur en même temps. je l’ai trouvé intéressant et émouvant.

    Répondre

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