Comme je vais régulièrement sur le blog Les toujours ouvrables de Soph’, j’ai bondi de joie lorsqu’elle a annoncé il y a quelques mois que bientôt des petits guides verraient le jour.
J’ai donc commandé deux albums sur les six parus : Survivre en salle des profs et Ils sont encore plus nuls que l’an dernier.
Survivre en salle des profs répertorie donc toutes les astuces pour s’en sortir en salle des profs. Loin d’être un lieu où le prof se repose, la salle des profs est truffée de pièges semblables à une jungle urbaine. 
Ainsi obtenir un fauteuil (il est trèèèèèès important de pouvoir relaxer ses guibolles après avoir passé deux heures à piétiner) nécessite d’établir une stratégie digne de Périclès. Grâce aux sept péchés capitaux astuces de Marie, le professeur peut alors espérer offrir à son postérieur un repos bien mérité. Dans le désordre, elle propose de prendre un fauteuil pour deux, d’appeler son collègue des toilettes -histoire de le faire lever du fauteuil- ou encore de jouer à Rain Man (en gros, tu joues au demeuré et les collègues te fuient comme la peste).
Les dessins de Soph’ illustrent les astuces de Marie mais ce n’est pas tout. Pour ne pas décevoir l’attente du lecteur de son blog, des planches autonomes ont été insérées.
S’enchaînent alors d’autres astuces.
Comment pratiquer l’hypocrisie ? Comment savourer sa pause café ? Comment customiser son casier ? Comment gérer le collègue parano ? etc.
Bref, des situations que chaque professeur a déjà vécu. D’ailleurs ces situations sont vraies dans toutes les entreprises.
Malheureusement, comme les textes de Marie alternent avec les planches de Sophie, la redondance point parfois le bout de son museau. Dommage.
L’autre défaut est que cette alternance nuit au rythme. Sophie et Marie ont chacune un style particulier et j’ai parfois eu l’impression d’avoir une juxtaposition de travail plutôt qu’une collaboration.
Ils sont plus nuls que l’an dernier traite des différents élèves qu’un professeur peut avoir en classe. Le rebelle, le fayot, l’hyperactif, le mollusque mais aussi celle qui ne comprend rien.
Marie revient aussi avec ses astuces.
Comment gérer l’élève amoureux transi en fonction de son âge ? Comment gérer le couineur ou le bon élève ? Enfin, dans le dernier cas, ce serait plutôt comment ne pas perdre la face quand un surdoué pose une colle.
Ces différentes caricatures sont réalistes, les dessins de Sophie sont souvent cocasses, mais j’ai tout de même été déçue.
Quand je lis le blog de Sophie, je ne lis qu’une planche tous les deux ou trois jours. Dans les guides, j’ai 63 pages de caricature … et ça m’a lassée.
Lassée de voir que la caricature du prof camif n’a pas changé depuis 30 ans (voire plus), que celle des élèves tourne toujours autour du même thème.
J’en suis même arrivée à me demander si la publication de ces albums était à faire. Que va penser le parent quand il tombera sur ces guides en faisant ses courses ? Ne se dira-t-il pas que le prof est limite irrespectueux envers ses élèves ? Ce qui est étrange, c’est que sur le blog, je ne m’étais pas posé ces questions. Mais en lisant 63 pages autour du même thème, cela devient flagrant.
Le dernier point négatif concerne le format de ces guides. Pourquoi ce format riquiqui ? Pourquoi avoir sorti six albums de ce format plutôt qu’un seul plus grand ? Les planches de Soph’ auraient gagné en lisibilité avec un format normal …
Magnard gagnerait-il plus d’argent grâce à ce format ? C’est vrai que les six petits albums reviennent à 45 € … alors qu’un grand en coûterait une vingtaine …
Bref. Je suis déçue par le format et le rythme de ces guides.
Ed. Magnard, 63 p, 7€50 par guide.
Alwenn n’a pas été déçue et souhaite poursuivre la collec’.

– le prix (c’est vrai que ça fait un peu chéros les 6 guides…)
– Les planches de Soph’ qui mériterait de plus grandes pages (ça c’est vrai que c’est dommage…)
– La vision que ça donne du prof (figure-toi que je me suis posée aussi la question… je me suis dit que certains textes pouvaient être mal interprétés… quand on n’est pas dans la bulle E.N., ça peut parfois paraître « inconvenant »…)
– Le sentiment parfois de juxtaposition de travail…
Mais bon, je pense que je m’en prendrais un autre quand même pour voir. Mais au fur et à mesure, hein… parce que sinon ça va faire trop mal au portefeuille…
« Le parlez-vous Mammouth ? » brosse peut-être plus de situations.
Lequel comptes-tu prendre ?
Le titre m’offense et je me dis que si c’est la vision d’un prof, même pour faire rire, ça tombe archi à plat. c’est plus qu’irrespectueux, ça me donne tellement envie de gerber, moi qui ai eu tout au long de ma carrière de mère des soucis avec ce genre de profs, j’ai juste envie de dire « si ça te plait pas ce métier, fais toi plombière! »
Mais dire et traiter les enfants de nuls et de plus que nuls, toujours, toujours, je me hérisserai et je lutterai contre ce genre de sottises infâmantes.
Je continuerai ma lecture de ton billet demain, ce soir, je suis très choquée par ce genre d’ouvrage et je vote pour l’autodafé en direct.
Des fois, comme ça, j’ai des colères…
Je crois que Soph’ et Marie voulaient surtout caricaturer le prof qui se plaint tout le temps de ses classes … comme elles ont caricaturé les habits du prof …
Il faudrait qu’elles viennent s’expliquer ici.
Ta réaction ne fait qu’appuyer ce que j’ai écrit : devaient-ils vraiment publier ces guides en leur attribuant à chacun un thème particulier ?
Ou alors c’est moi qui focalise sur l’enseignement. ^^
C’est lequel ?
(J’attendrai ton billet.
)
(il reste heureusement des super profs, j’en connais…. une en particulier).
J’attends donc réparation de l’outrage
Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz ma Leiloo
MA-GNI-FI-QUE !!!!!!!!!!!!!!
Bises, Lolo !