XVIème siècle avant J-C
Les Hyksôs ont envahi la Basse-Egypte. Ils vénèrent Seth, le dieu rouge, maître de la foudre et du désordre. Seule la ville de Thèbes -qui elle honore le dieu Amôn-Rê- résiste contre l’envahisseur. Chacun de leur côté, les dirigeants cherchent des alliés pour remporter la bataille. Entre alors en jeu Éléphantine, une petit île située sur le Nil.
Sur cette île, le fils du souverain Tétiki et son singe Didiphor chassent tranquillement. Soudain Tétiki entend son fidèle ami Penou sangloter. Celui-ci a effroyablement peur car il vient de faire un cauchemar. Prémonitoire selon lui. Tétiki tente de le réconforter jusqu’à ce qu’il apprenne que le prince des Hyksôs vient d’arriver en ville.
Et là commencent les ennuis. Ce prince souhaite que le père de Tétiki se joigne à lui pour encercler Thèbes par le sud et la battre. Contraint d’obéir, son père accepte de lever une armée. Comme Éléphantine n’est pas une île très riche, le prince annonce qu’il fera bientôt parvenir des fonds pour cette armée.
Cette richesse intrigue Tétiki. Comment ce prince peut-il être riche au point d’offrir autant d’argent ? Penou confie alors à son ami que ce prince doit sans doute se servir à la source de l’or. Et cette source se situe dans les demeures de l’éternité. Dans les tombes des pharaons. Tétiki comprend alors que s’il veut aider son père, il lui faudra parvenir à ces tombes avant l’ennemi …
Odile Weulersse fait partie de ces auteurs dont on a tous lu un livre à un moment de notre scolarité. Comme toujours, le cadre historique est bien respecté et les explications sont nombreuses. Ainsi le jeune lecteur apprendra au cours de l’intrigue de combien de salles étaient composées les tombes des pharaons, comment étaient embaumés les corps en Egypte, le nom des dieux et leur attribut, mais aussi le nom des bijoux portés par la momie.
L’action ne manque pas dans ce livre et les rebondissements sont nombreux. Bien-sûr l’écriture est un peu trop balisée et manichéenne, mais cette simplicité devrait ravir les jeunes lecteurs.
Chez Livre de poche jeunesse, 255p, 5€50
A noter : si vous avez aimé ce premier livre, peut-être aimerez-vous la suite Le Secret du papyrus et Disparition sur le Nil ?
Sur ce site, un questionnaire de lecture pour vérifier vos connaissances.


Je l’avais découverte avec « Le Chevalier au bouclier vert ». Ses bouquins sont bien documentés, mais je les trouve tout de même plats. ^^
@ Stephie :
Trop convenu ?
@ Lilly :
Quelle mémoire !
Ce livre est en série dans mon collège, du coup je l’ai donné aux morpions.
Je n’ai pas lu ce livre car mon collège possédait une autre série sur le thème de l’Égypte : La Vengeance de la momie (Brisou-Pellen) Hum Hum, d’un ennui sans nom. Mais bon pourquoi pas, cela permet toujours de proposer des lectures cursives aux trolls, plutôt adeptes des livres sur ce thème…
Alors ce livre devrait lui plaire.
@ Fashion :
Je n’ai pas lu « le messager d’Athènes », en revanche je connais bien « le chevalier au bouclier vert ». C’est vrai qu’il fonctionne bien, même si je le trouve là encore trop codifié et simplifié.
Mais mon plus gros « succès » est venu de Morpurgo.
@ Mokamilla :
Nous sommes effectivement contraints de proposer les livres en série (enfin ce n’est pas une obligation …)Je crois avoir aperçu le Brisou-Pellen dont tu parles. Je le lirai pour voir.
@ Je note, Anne, je note.
J’ai acheté un bouquin que tu m’avais conseillé .. pas encore lu. Mais il est chaud dans ma PAL.
@ Praline :
Weulersse est devenue une incontournable de la littérature jeunesse.
@ Yon :
Je me souviens aussi de quelques bouquins étudiés en 6ème. Pour moi c’était plutôt du Daudet …
Toutes les périodes ont dû être exploitées, oui.
L’école utilise moins ses livres (d’ailleurs publie-t-elle encore ?), mais elle a marqué pas mal de générations.
Mouhahahahahaaha !
@ Theis Writing :
Que voulez-vous exactement ?
de odile weulersse et dans c est livres (que j ai tous adorer) il i avait LE SERMENT DES CATACOMBE et telement qu il était émouvant j en avait les l armes au yeux je conseil ce livre,il est trop bien!!!
je n’aime pas du tout ce livre je suis en sixieme et j’ai 2 semaines de vacances et je dois lire tous le livre qui excuser moi m’ennui a mourire et j’ai 30 questions a repondre …
par contre un livre d’histoire qui m’a beaucoup plus : L’affaire Caius est superbe !
🙂
demage que tu n’a pas aimé ce livre sais juste que tu n’a pas le sens de l’humur
j’ai apprécier ce livre et j’aispère que vous vous l’enserais sur un nouveau livre et j’aispère que je serais la premier a le lire
J’ai dû lire ce bouquin en sixième (il y a dix ans, donc) .
Et en le lisant, j’ai eu l’impression d’une grande lourdeur. Pas que le style soit désagréable, ni le contenu historique inintéressant (bien au contraire!) . Mais l’histoire est manichéenne au possible, les ficelles sont trop grosses, donnant clairement à l’enfant que j’étais l’impression que Madame Weurlesse la prenait pour une neuneu. Pourquoi le personnage principal, Tétiki, doit-il être un jeune premier séduisant, comme dans les disneys ? Pourquoi doit-il avoir un acolyte caricatural, Penou, sont esclave noir, nain, alcoolo, paillard ? En plus, on parle bien d’un esclave, hein, un homme objet- sauf que là c’est carrément justifié, toutes les scènes où apparaît Penou sont juste là pour qu’on se dise « wouah, regardez comme il est con, heureusement que son boss Tétiki est sur-gentil, youpi l’esclavage qui donne du boulot aux nains débiles ».
Bref, j’ai eu l’impression qu’on nous offrait une image assez caricaturale d’une époque, parce que la subtilité, c’est inaccessible aux sixièmes, c’est bien connu. Et que les ados n’aiment pas lire, et qu’il faut pour cela qu’ils s’identifient à un héros adolescent et positif et beau, parce qu’un enfant, ça réfléchit juste par identification, ben voyons. Alors qu’à l’époque j’avais plutôt une prédilection pour la littérature fantastique (Neil Gaiman, Coraline) ou les orphelins Beaudelaire, ou les BD satiriques de fluide glacial.
Ce commentaire ne vaut pas pour les descriptions des rites et des monuments, je le répète. J’avais particulièrement aimé deux passages : la grosse teuf chez le souverain d’Eléphantine et l’explication de l’embaumement et de la momification. Comme quoi, ce bouquin m’a quand même marqué : dix ans après, je m’en souviens toujours.
En résumé : si Weurlesse prend son public cible pour des abrutis, elle a quand même un style d’écriture fluide et agréable, et elle parvient bien à faire « revivre une époque », ce qui est , après tout, la seule chose que l’on doit attendre de son bouquin. Je pinaille donc un peu.
Prendre les enfants pour des grosses tanches, c’est, hélas, le lot de beaucoup d’écrivains « jeunesse ». Ce n’est donc pas vraiment de la faute de l’auteure. Le principe même d’attribuer des romans à une tranche d’âge est pour moi un concept absurde; Weurlesse, après tout, ne fait que ce qu’on attend d’elle.