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Je relaie une info du blog de Stéphie Mille et une pages.

Thierry Jonquet, roi du néo-polar français est parti dimanche dernier et Stéphie a décidé de rendre hommage à cet auteur.(N’hésitez pas à aller sur son blog pour en savoir plus !)

Je ne connais pas ses livres, mais d’après ce que je lis cet auteur avait tout d’une figure importante du genre policier.
Voici ce que dit « Le Monde ».

Livre après livre, cet insoumis a redéployé sa colère dans une prose suffocante, clivée entre rage et dégoût. Depuis sa cité de Belleville, à Paris, il a fait imploser les codes du roman policier, puisant volontiers dans le registre du  fantastique. Surtout, il a mis au point un art d’orchestrer la spirale des vengeances meurtrières, le ballet des postures ignobles : corps violés, otages suppliciés…

Thierry Jonquet n’en finissait plus d’endurer le poids de ses désillusions. Comme si cette amertume avait pris le dessus, ses derniers textes fustigent l’hypocrisie de la gauche progressiste, exhibant ses points aveugles, ses non-dits : Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte (Seuil), son ultime roman, mobilise l’actualité la plus sordide (de l’affaire Dieudonné à l’assassinat d’Ilan Halimi), pour bâtir une méditation apocalyptique sur notre société.

Certains l’ont accusé d’avoir tourné « néo-réac ». D’autres ont salué le courage d’un  homme en rupture avec l’« angélisme antiraciste. Au coeur de ce livre, on trouve une fois de plus un corps
abîmé, celui d’un jeune à la main paralysée, un personnage de handicapé et de bourreau. Une figure de méchant, oui, mais un frère de malheur aussi : à l’instar de son anti-héros, le dernier Jonquet se vivait comme un estropié de l’espérance.