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Publié le 22 septembre 2009, par dans Chez Livre de poche jeunesse.

Quand on est petit, on rêve souvent  d’un monde sans parents ! Un monde où les réveils ne seraient pas ponctués par les appels incessants de mère-chairie mais par la douceur du soleil sur notre visage, où les repas consisteraient à ne manger que des chips et du nutella (les deux ensemble, je n’ai jamais essayé), où l’école ne serait pas obligatoire ! Avouez que c’est tentant pour les enfants !
Eh bien, voici ce qui arrive à Timpelbach !
Lassés de réparer les bêtises de leurs chères têtes blondes, les parents décident un jour de partir du village et de laisser les enfants seuls.
Ainsi un matin, personne n’est là pour préparer un bon petit déjeuner équilibré et l’eau est coupée …
Mais très vite les enfants s’organisent : il faut élire un chef et répartir les fonctions !
De plus, il faut faire attention à la bande d’Oscar : les pirates, comme ils se nomment eux-mêmes, n’ont rien d’angelots, et, eux, ils sont bien contents que les parents soient partis pour continuer leurs bêtises !
Les enfants de Timpelbach vont-ils réussir à se débrouiller sans les adultes ? Et ces derniers, comptent-ils revenir un jour ?

J’ai d’abord vu le film avant de vouloir découvrir le livre. Chose étonnante, puisque d’habitude je préfère faire l’inverse. Mais là, ça faisait un an que ce livre était dans ma PAL, et malgré l’envie de découvrir ce récit, je n’avais jamais sauté le pas. Et puis, puisque le DVD était en promo (oui, parfois la découverte d’une histoire est bassement matérielle …), j’ai eu envie de le voir.
Finalement j’ai été agréablement surprise de la facture de ce film ! C’est surtout le traitement de la lumière que je saluerai tout d’abord. Souvent quand on regarde un film français (voire même européen), on sait d’après les couleurs que ce n’est pas une production américaine. Les pays ont souvent une façon bien caractéristique de filmer … Eh bien, là, ce traitement de la lumière est bluffant !
Il en va de même pour les costumes atemporels qui ne font qu’accentuer l’univers merveilleux déjà présent grâce à la lumière.
Si on s’attarde maintenant sur les personnages, ce sont bien-sûr les enfants qui ont la part belle. Les adultes dans le film ne sont là que pour décorer l’ensemble, et ce malgré une grande distribution (Carole Bouquet et Gérard Depardieu par exemple). Eh bien ces enfants incarnent vraiment bien leur personnage.

Lorsque j’ai lu le livre, cet aspect féerique s’est moins fait sentir. L’univers du conte n’est plus aussi présent. Bien-sûr, cela reste un roman d ‘apprentissage, mais le film possède une petite touche en plus.
Le film est finalement assez fidèle à l’histoire de Winterfeld, hormis quelques petits changements qui n’enlèvent rien à l’histoire. Par exemple, dans le livre, c’est un facteur qui raconte après coup l’épopée des parents ; et toujours dans le livre, le narrateur est Michel Manfred … Finalement ces changements n’entachent pas l’histoire originale.

Le film joue en fait sur deux tableaux : celui du conte et celui de la comédie. Et du coup, on passe un bon moment. D’ailleurs, j’ai souvent pensé à « La Guerre des boutons ». Finalement, étonnamment, je préfère le film au livre. En somme, c’est un premier film réussi pour Nicolas Bary !

La bande-annonce :

 

Ed. Livre de poche jeunesse, 218 pages, 5 €
Adaptation cinématographique de Nicolas Bary,1h35

Objectif PAL : 3/36