Quand une coquille dans une adresse mail bouleverse deux vies …
De nos jours, quand on souhaite se désabonner d’un magazine, le plus simple est encore d’adresser un mail au service approprié. C’est ce que fait Emmi une première fois. Le ton est cordial, malheureusement ce mail reste sans réponse. Un deuxième toujours sans réponse, puis un troisième mail un peu plus violent. Enfin, elle obtiendra une réponse, mais qui se révèlera surprenante :
Vous avez la mauvaise adresse. Je suis un particulier. Mon adresse : woerter@leike.com. Celle dont vous avez besoin : woerter@like.com. Vous êtes déjà la troisième personne à m’envoyer un mail de résiliation. Le magazine doit être devenu vraiment mauvais.
Une réponse drôle et fine qui en engendrera des centaines d’autres.
Les premiers échanges sont relativement piquants et un lien se crée rapidement entre Emmi et Léo. Deux âmes qui semblent être faites pour s’entendre. Très vite, les échanges deviennent nombreux. Plusieurs fois par jour ils s’échangent des mails sur tout et n’importe quoi.
Commence alors la découverte de l’autre. Ils ne se sont jamais vus, et malgré tout, ce qu’ils écrivent peut terriblement relever de la sphère la plus intime car ces échanges ont l’avantage d’être rapides : à peine 5 secondes suffisent pour recevoir la réponse tant attendue. Ainsi, au charme de la lettre s’ajoute l’immédiateté d’une conversation. Et rapidement les deux personnes se sentent en confiance.
L’auteur a bien su reproduire le magnétisme d’une relation commencée sur le net. Très vite, en effet, on peut atteindre des sphères inatteignables dans la réalité, justement parce que ces échanges ne nécessitent pas de passer par le langage du corps qui parasite souvent la pensée. Et puis, ces deux êtres se sont croisés au bon moment, même si Emmi est heureuse en ménage. Ainsi ces échanges deviennent intenses tout en restant toutefois à la frontière de la bienséance.
Malgré tout, entre Emmi et Léo débute un jeu tout de même pernicieux car le lien crée devient très fort. Trop fort, même.
En effet, ils ne se sont jamais vus, jamais entendus et pourtant ils ne peuvent se passer de leurs mails respectifs …
Dit ainsi, ce résumé pourrait faire penser à une gentille bluette. Ce serait sans compter la finesse des échanges.
Au caractère un brin sauvage de Léo s’oppose le côté pétillant et énergique d’Emmi : les deux caractères se répondent dans un ballet de mails des plus savoureux et mes yeux de lectrice n’ont cessé de rebondir de mail en mail tandis que ma bouche n’a pu s’empêcher de sourire ou de faire la moue, selon les situations décrites.
Les rebondissements sont assez nombreux pour qu’on évite l’écueil de la redite, et c’est tout un florilège d’émotions que le lecteur traverse au fil des pages.
Comme à l’ère moderne les lettres ont tendance à disparaître, on regrette souvent de ne recevoir que des factures dans sa boîte. Mais là, quel émoi quand Emmi aperçoit en bas de son écran une enveloppe annonçant une nouvelle missive ! Ainsi c’est avec plaisir qu’on constate que le genre épistolaire n’a pas disparu, il n’est que modifié !
Bien-sûr, Emmi ne ressent pas la même attente que Madame de Tourvel dans les Liaisons dangereuses, mais son trouble en lisant certains mots n’en est pas moins grand. La spontanéité des échanges ajoute même du piquant et de l’humour.
Voici un roman qui aurait pu retomber comme un soufflé, mais grâce à l’insertion de nombreuses péripéties ingénieuses et des personnages mordants et terriblement vrais, ce roman se lit tout seul.
Ed. Grasset, 348 pages, 18 €
Chez Cuné j’ai appris qu’il y avait une suite. Mais elle est en allemand. Zut ! Pourquoi ai-je fait russe en LV2 ! Antigone écrit que ce serait dommage de passer à côté de cette histoire d’amour. C’est un coup de cœur tout doux pour Celsmoon. Fashion aurait pu tomber amoureuse de Léo si son cœur n’était déjà pas pris par Le Docteur. Cathulu serait plus expéditive que ces deux personnages (et je la comprends). Tamara a aimé jusqu’au virage final, qui n’était pas facile à négocier, c’est sûr.
Un livre que la blogosphère a aimé, donc !

http://fibromaman.blogspot.com/2010/04/daniel-glattauer-quand-souflle-le-vent.html
Donc pour toi, il a la tête de David Tennant ?
@ Clara :
Désolée, j’ai du retard dans la lecture des blogs. :/
J’ai lu ton billet du coup.
@ Cuné :
) Vivement la suite ! 
Je vois ça !
@ Karine

Ouiiiiii, il te le faut !
@ Mango :
)
Ce soir, je publie un autre billet : je le fais voyager. Il part déjà demain.
@ Aifelle :
Comme Mango, je le fais voyager et tu peux t’inscrire.
@ Kathel :
Oui, une belle lecture distrayante !
@ Keisha :
Oui, c’est clair qu’on oublie vite. Surtout quand c’est une langue à déclinaisons.
@ Saxaoul :
Arff, oui je te comprends parfaitement. :/
Tu m’étonnes !
@ Antigone :
Une victime consentante en plus !
En tout cas j’aime les récits épistolaires et je suis curieuse de voir ce genre mis à l’heure moderne du mail ! J’avais d’ailleurs cette envie en lisant le cercle des amateurs des épluchures de patates.
Merci !
Non, non, c’est Fashion qui aime le docteur.
@ Pimprenelle :
Il l’est !
@ Brize :
Oh, la chance ! Hâte de lire ton avis sur le second tome !
Tu m’as donné envie d’entrer dedans! Je comprends bien le fascinant mécanisme qui se met en place lors d’échanges répétés et entretenus.
Paloma
Le docteur House bien sur !
Suis rassurée alors de l’histoire et c’est plus que tentant de se sentir fondre pour un héros masculin !
Ton billet me plaît beaucoup, mais les commentaires me confirment vraiment cette bonne impression.
Bon, s’il reste de la place, je veux bien qu’il voyage par chez moi, ce livre…
Ah je suis contente de t’avoir donné envie !
Bises à ta minette !
@ Didi :
Non, un autre Docteur, le docteur Who.
@DF :
Ah si tu as la chance de pouvoir le lire en VO, c’est l’idéal !
@ Sarah :
Je t’inscris ! 
Bien-sûr qu’il reste de la place !
@ Yayabachi :
Hé hé, elle est où cette pétition, que je signe ?
@ Bookomaton :
Non, succombe, succombe !
@ Aifelle :
Ok ! N’hésite pas si jamais c’est impossible.
@ Ellcrys :
Un joli titre qui prendra sa signification au cours de la lecture …
Il s’agit de « L’imposture », d’Anne Gallet et Isabelle Flaten, publié aux éditions La dernière goutte
http://www.ladernieregoutte.fr/livres/limposture/
Bon week-end.
J’ai hâte, j’ai hâte, j’ai hâte ! Surtout qu’avec la fin en pirouette qu’il nous a faite, je me demande comment il va s’en sortir pour la suite…
Hé hé, demande à Stéphie de te le prêter !
@ Géraldine :
Bien-sûr !
@ Gio :
Tu fais bien !
@ Abeille :
Oui, oui, il faut le découvrir !
@ Manu :
Eh bien, quelle force d’esprit !
@ ldg :
Je ne connaissais pas. Merci.
@ Dasola :
Oui, vivement la suite !
@ Alex :
Tu fais bien de le noter.
@ Choco :
Tu peux toujours t’inscrire au livre voyageur.
@Tulisquoi :
J’ai peur d’être déçue par la suite.
@ Aurore :
Hé hé ! C’est l’effet Léo !
Je note ! Merci pour cette découverte ^^