Un titre qui joue avec les sonorités, des personnages hautement attachants, une écriture limpide et agréable, le dernier roman de Barbara Constantine possède tous les ingrédients que j’avais trouvés dans Allumer le chat, son premier livre.
Dans ce roman, il est question de Tom, onze ans et débrouillard. Il faut bien qu’il le soit, cela dit, puisqu’il vit avec sa mère âgée de 25 ans dans un mobil home, et on peut dire qu’ils ne roulent pas sur l’or. Alors, quand sa mère fait la liste des courses, ce n’est pas pour aller au supermarché, mais pour se rendre chez les voisins et piquer dans leur jardin quelques carottes et pommes de terre.
La vie n’est pas vraiment rose, surtout que sa mère s’emporte vite, mais Tom possède la belle innocence des enfants et ne juge pas sa mère et sa vie … C’est ainsi, voilà tout. Et c’est aussi de cette façon que le narrateur relate cette histoire : il ne juge pas les personnages qui, bien-sûr, ont des défauts comme tout le monde.
Seul Tom échappe à cette règle, peut-être parce que c’est un enfant ?
Ainsi, outre la mère de Tom, Joss, il y a aussi Sammy, un ancien amoureux de Joss, qui sort de plus de dix ans de prison et qui voudrait bien refaire sa vie, maintenant qu’il connaît la valeur de celle-ci. Il y a aussi Madeleine que Tom trouvera bien amochée dans son jardin, et il y a Lola, une fille qui n’a pas inventé le fil à couper le beurre, enfin bon, de temps en temps Joss aime sa compagnie. Et puis il y a aussi un couple qui ne se dispute jamais et qui possède un drôle d’accent pour Tom.
Des petites gens, comme on dit.
Mais finalement ce sont eux qui ont la classe, en y réfléchissant bien. Justement parce qu’ils sont dans le vrai, et ce sans se regarder le nombril.
C’est une belle leçon de vie en somme que nous donne à lire ici Constantine.
En outre j’ai pris plaisir à retrouver ce style frais que j’avais tant aimé dans Allumer le chat. Et d’ailleurs, ici aussi il est question d’un chat. Un chat guère commode en plus …
Les pages tournent du coup très vite, et comme les chapitres sont très courts (encore une marque de fabrique de l’auteur ?), on ne voit pas vraiment la fin arriver.
Et c’est à regret qu’on laisse les personnages là où ils en sont.
Bien-sûr, je pourrais dire que certaines situations sont invraisemblables, que certains passages sentent bon la guimauve, mais en fait, c’est ce qui est bien dans ce livre : on sourit, et en plus on se prend au jeu, malgré ce qui pourrait sembler dans d’autres livres cousu de fil blanc.
Je crois bien que Constantine va de plus en plus faire partie de ces auteurs que j’achète les yeux fermés, en sachant bien-sûr, qu’en ouvrant le livre une histoire attachante et remplie d’humour m’attendra.
Un livre à lire l’hiver pour profiter des nombreux rayons de soleil qu’il contient.
Ed. Calmann-Lévy, 255 pages, 14€90
Je ne suis pas la seule à être tombée sous le charme de Tom :
NouvelObs : En une série d’instantanés fantaisistes et touchants, l’auteur
d’Allumer le chat dépeint l’univers marginal d’une femme-enfant et
d’un petit homme de 11 ans, tous deux en quête d’une place dans le
monde. Une réussite.
Midola le gratifie d’un coup de cœur, Lancellau a adoré ce récit plein de tendresse et d’humour, Stéphie nous ordonne de le lire, BeneBonnou dit que le contenu du roman est à l’image de la couverture : coloré, doux, tendres. Et enfin pour Mango c’est une réussite.

Je pense que je lirai « A Mélie sans mélo » avant celui-là, car il est sorti en poche…
Arff, oui, c’est clair que dans la réalité Tom serait suivi … mais j’ai bien accepté ces invraisemblances.
@ Cathulu :
Zut, j’ai oublié de te mettre … en plus j’avais lu ton billet qui m’avait quelque peu refroidi. Il faut bien que certains aient un avis mitigé, sinon ce serait louche.
@ Aelys :
)
Je vais en faire un livre voyageur, si ça t’intéresse.
@ Ingannmic:
D’ailleurs on croise une Mélie dans ce roman.
Je compte bien m’acheter prochainement « A mélie sans mélo » moi aussi.
@ Ys :
J’aime bien, au contraire, c’est frais sans être niais.
@ Emmyne :
Merci !
@ Neph :
Ce serait bien !
@ Mango :
Je suis si prévisible que ça ?
@ Lancellau :
)
Ah oui, c’est un livre rafraichissant aussi.
@ Sandrine :
N’hésite pas à le mettre ici, hein. 
Ah oui ? Zut, j’ai loupé ton billet.
@ Gwenaelle :
)
Et tu fais bien ! Ton amie en a de la chance !
@ Manu :
J’avais acheté ce roman « Allumer le chat » rien que pour son titre !
Mais ce n’est pas raisonnable, ce n’est pas raisonnable…
Sagement, je vais attendre le mois de mai (enfin, essayer)
Ce sont deux jolis livres et dans le même esprit !
@ Aifelle :
Mais si mes souvenirs sont bons, le langage y est plus cru. A toi de voir, donc. 
« Allumer le chat » est tout aussi touchant que celui-ci.
@ Clara :
Ah, ce n’est pas le même style qu’Agus.
@ Sandrine :
Ok !
@ Edelwe :
)
Chouette !
@ Alex :
Oui, encore une. Je suis faible !
@ Mélopée :
C’est tout le mal que je te souhaite !
@ Aelys :
)
@ Stephie :
Et tu fais bien !
@ Restling :
Oui, et tu peux même noter son troisième titre : A Mélie sans mélo !
@ Brize :
Hé hé ! Tu feras deux heureuses !
@ Sarah :
)
Oui, il faut le lire !
@ Cocola :
Alors fais l’impasse sur le titre !
@ George :
Oui, il y en a tant à découvrir.
@ Zorane :
Tu pensais que c’était plus enfantin ?
@ Pimprenelle :
Oui, comment résister !
je reviens te lire dès que je l’ai rédigé!!
Un livre douceur, un style que j’aime bien.
Mon avis en ligne sur mon blog. Au départ c’est ton avis en autres avis de la blogosphère qui m’avait fait envie de découvrir Barbara Constantine.
Bisous bonne soirée !