Rappelez-vous, l’an dernier sortait Quand souffle le vent du Nord, et un vent de folie avait soufflé sur la blogosphère. On couinait toutes le doux nom de Léo. Il revient cette année, alors que point de nouveau le soleil.
♫ Léo est de retour. ♫
Le premier tome se terminait abruptement. Léo avait disparu de la circulation, et Emmi se retrouvait face à un mail automatique lui signifiant que sa prose ne serait pas lue. Elle serait même détruite.
Une idylle prenait fin. Pas de happy end pour nos deux tourteraux virtuels.
Mais parfois les lecteurs n’aiment pas la fin d’un livre, et quand ils couinent fort, l’auteur peut parfois les écouter et se dire que bon, ok, un deuxième tome verra le jour.
Et voici le second tome.
J’avais un peu peur de me lancer dans cette lecture. La fin du premier m’avait plu. Si l’auteur l’avait voulu ainsi, il fallait bien que je me fasse une raison. Et puis cela changeait des fins heureuses qui peuplent les livres et les films …
Mais comme le second tome était prévu, je n’allais pas non plus bouder ces deux personnages hautement addictifs.
Le début du roman commence six mois après la fin du premier tome. Emmi envoie toujours des mails sympathiques au robot, et le robot lui répond toujours la même chose : le destinataire a changé d’adresse mail, aussi ce mail sera-t-il détruit.
Mais les Emmi ont la peau dure. Elles ne s’avouent pas vaincues aussi facilement. Ce Léo, elle l’a dans la peau, même si elle ne l’a jamais vu. Comme souvent, le virtuel est bien plus puissant que le réel.
Alors elle envoie des mails, encore et toujours.
Bien sûr, le roman n’est pas un envoi de mails à sens unique. Notre Léo donnera signe de vie pour notre plus grande joie.
Alors que j’étais sur mes gardes (quand on aime très fort un premier tome, on est souvent déçu par le deuxième), j’ai vite adhéré à cette reprise. La magie a opéré.
Emmi a de nouveau fait l’objet de noms d’oiseaux divers et variés, et le charme de Léo était intact.
Bien sûr, il fallait vite trouver une nouvelle voie pour ces deux-là. Ils n’allaient pas se contenter de s’échanger des mails ad vitam aeternam. Et l’auteur a, selon moi, choisi la bonne option (option que je tairai ici pour vous laisser la primeur de ce tournant.)
Encore une fois j’ai tourné les pages avec frénésie, encore une fois j’ai aimé ces deux êtres qui tels des aimants ne peuvent s’empêcher de s’écrire. Même si c’est mal, même si ça fait parfois souffrir.
Ce deuxième tome me fait penser à un tourbillon. Les mails s’enchaînent, nos yeux de lecteur suivent ces échanges à une cadence effrénée, et on ne demande qu’une chose : avoir un peu de temps pour terminer ce livre. Une fois commencé, il m’a été difficile de l’arrêter.
Si ce n’est pas encore un coup de coeur, je ne sais pas ce que c’est.
Pourtant si on dissèque ce livre, il ne tient pas à grand chose. Les mails sont parfois très brefs, l’impression de huis-clos est toujours là, et le style n’est pas des plus recherchés (sauf quand Léo est ivre et écrit des mails à se damner.) Mais en fait, je n’ai pas envie de disséquer ce coup de coeur. C’en est un assurément. Et un grand.
Merci monsieur Glattauer, et merci aussi à la traductrice Anne-Sophie Anglaret. Sans elle, j’aurais été obligée de commencer à apprendre l’allemand.
La septième vague
Auteur Daniel Glattauer
Editeur Grasset
Date de parution 06/04/2011
Collection Littérature Etrangère
ISBN 2246765811
18 €
348 pages

Mais je dois passer à côté de quelque chose, vu le succès. Bon, j’essaierai quand même de passer outre mes a priori et de me faire mon idée.
Tu as raison, porquoi disséquer un coup de coeur? non, il faut le vivre. Passionnément.
Alors là je me dois de lire cette suite cette 7 ème vague déferlante
J’avais lu quand souffle le vent du Nord grâce à ton livre voyageur !
Ah Léoooo !!!
C’est une bonne journée qui s’annonce ! Bises !
bon dimanche
Bien vendu, j’adore ce genre de livre épistolaire (je ne sais pas si on peut parler de ça lorsque ce ne sont que des échanges mails d’ailleurs ), mais j’ai bien envie de découvrir ces deux livres…
Mais voyagera-t-il à nouveau ?
Merci en tous cas, ça donne vraiment envie de lire cette suite
Bises !
Bonne semaine !
Je m’inscrit d’avance sur sa route !
Enfin je le ferrais en bonne uniforme comme dirait Coluche !
Trop coooolllll il va pleuvoir des emails !!!!
Bisous et bonne et douce nuit Leiloona !!!
J’ai succombé à la vague aussi, même si j’ai su qu’une suite venait de paraitre seulement en tombant dessus par hasard en librairie ! Et je n’ai pas été déçu. Certes, comme tu le dis, ça ne tient pas à grand chose (le style n’est pas sensationnel, et le principe est toujours un peu le même) mais quel plaisir que de lire Emmi et Leo à nouveau !
Je te laisse ma cgronique, une de plus parmi tant d’autres ^^
http://culturez-vous.over-blog.com/article-daniel-glattauer-la-septieme-vague-roman-epistolaire-350-pages-grasset-avril-2011-18-71476720.html
Merci