
Je l’attendais avec impatience, ce prix. Le seul vraiment qui a de l’importance à mes yeux. Je l’attendais car je voulais me précipiter vers le livre primé.
Les lycéens, et surtout les lycéennes, ont été sensibles à la modernité et au féminisme du dernier livre de Carole Martinez : Du Domaine des Murmures a donc obtenu ce fameux Goncourt des lycéens.
Carole Martinez partage le même avis que moi sur ce prix (et nous sommes nombreux à le penser.)
En interview hier, elle était émue de recevoir ce prix, « décrochant la plus belle des étoiles ». Ajoutant alors qu’à ses yeux c’était le prix « chimiquement pur ».
L’auteur dit avoir perdu ses mots, je trouve au contraire qu’elle a su utiliser de très belles images. ♥
Des étoiles, une alchimie parfaite, me voici à la fois heureuse de voir Carole Martinez comblée par ce prix, mais aussi triste car je n’aurai pas la chance de découvrir ce nouveau goncourt des lycéens, puisque je l’ai déjà lu. Mais je lirai le Sorj Chalandon, car il a lui aussi reçu pas mal de voix de la part des lycéens (6 voix au troisième tour du scrutin contre 7 pour le Martinez). Retour à Killybegs me tentait énormément déjà … Il me tente encore plus.
Pour les heureux qui ne connaîtraient pas Esclarmonde, allez vite chez votre libraire, à la bibli’.
Un extrait de mon billet : On ne peut que s’attendrir, admirer ou trembler. Et si l’on suspecte un joli travail de recherches pour écrire ce livre, il n’efface jamais la puissante voix de la conteuse. Un peu comme ces gymnastes qui effectuent des prouesses avec la plus grande facilité.
Ce deuxième roman de Carole Martinez était très attendu. Elle signe là encore un très grand livre.


Tu seras peut-être intéressée par ce petit challenge du coup?
http://ennalit.canalblog.com/archives/2011/11/07/22556020.html
Bises !
Dimanche, elle a expliqué qu’elle s’était documentée au sujet des « emmurées » en lisant le livre de Duby, « Histoire des femmes ». Au départ, elle souhaitait raconter l’histoire d’une femme d’aujourd’hui, Lola, qui se trouvait dans ce lieu avec un homme, une sorte de Barbe-bleue, et qui « entendait » les histoires des femmes qui l’avaient précédée dans ce lieu. Puis Esclarmonde a pris toute la place, a-t-elle expliqué avec amusement, et c’est devenu le roman d’Esclarmonde, et plus de Lola.
Bonne soirée !
Sinon j’aime bien quand elle dit que finalement c’est le personnage qui a pris toute la place dans ce récit, comme s’il avait un certain pouvoir !
A bientôt, vivement que je le lise!