Les fantômes de Belfast – Stuart Neville

Le pitch initial m’effrayait un peu. Quand il est question de fantômes, je fais mon escargot et me rétracte dans ma coquille. 
Mais il fallait bien m’y coller, pour le prix ELLE, aussi ai-je pris le livre du bout des doigts, avant de me rendre compte que ce n’était pas du tout un livre effrayant.

Nous sommes en 1998, le processus de paix a été enclenché en Irlande du Nord, mais ce n’est pas rose pour tout le monde : Gerry Fegan, ancien tueur de l’IRA, vient de sortir de prison.
Un phénomène étrange se produit alors : le voici hanté par les fantômes de douze personnes. Des gens qu’il a autrefois abattus et qui ne souhaitent pas le laisser en paix.
Pour couronner le tout, Gerry a la descente facile. Il aimerait bien que l’alcool l’anesthésie. Mais peine perdue, les fantômes lui restent fidèles.  

Ne plus penser à ces âmes errantes qui le suivent, même au petit coin, le regard posé continuellement sur lui.
Être en paix n’est pas du domaine du possible. 

Mais une éclaircie arrive lorsqu’un fantôme lui propose de tuer un homme. Et une fois le meurtre accompli, l’âme disparaît.
Plus que onze…

Le fantôme de Belfast est donc le décompte de ces âmes. Une mort, un fantôme en moins. Que demanderont-ils à la fin ? Quelle sera la sentence finale ?   

Thriller politique, voici un livre auquel je n’ai pas adhéré. 
Ce décompte m’a très vite désintéressée, je n’ai pas trouvé de quoi retenir mon attention.
Le côté historique ne m’intéressait pas (Était-ce le goût encore prégnant de Retour à Killibegs qui m’a empêchée d’y adhérer ?), le personnage principal m’était totalement étranger et insipide (Peut-être aurait-il fallu le connaître un peu plus pour éprouver de l’attachement envers lui ?) :  j’ai très vite décroché.
Même l’histoire d’amour n’a pas sauvé l’ensemble.

Tel un canard, cette histoire a complètement glissé sur mes plumes. J’ai eu l’impression que l’auteur avait voulu mettre trop d’ingrédients dans un même livre : un peu de fantastique avec les fantômes, un peu d’Histoire avec l’Irlande du Nord, on ajoute un héros perdu, une histoire d’amour et une rédemption … 
Parfois les recettes les plus simples sont les meilleures. 

 

Auteur : Stuart Neville
Editeur : Rivages
Collection : Rivages Thriller
Date de parution : 24/08/2011
EAN13 : 9782743622510
Genre : Policier & Thriller (grand format)
Nombre de page(s) : 411
22 €

James Ellroy et moi ne sommes pas du tout d’accord. Voici ce qu’il écrit à propos de ce livre : Le meilleur roman que j’ai lu depuis des années … Une folle virée au pays de la terreur.  

Soit Ellroy n’a pas ouvert de livre depuis longtemps, soit il faudrait que je lui conseille des lectures bien terrifiantes … 

Télérama : Le romancier Stuart Neville s’attache à cet homme rongé par la culpabilité et nous entraîne dans cette poursuite impitoyable, où les vengeances ne laissent place à aucune pitié. Une femme sera-t-elle la rédemption de Gerry ? On le saura en lisant ce thriller haletant, où les fresques peintes, les slogans, les barbelés et les plaques commémoratives du quartier de Falls Road témoignent encore d’un passé ineffaçable.

Si vous souhaitez lire le début du roman, c’est par ici. 

6 comments

  1. Joanna says:

    Dommage, pourtant le résumé semblait prometteur, s’il croise ma route je le lirai quand même volontiers pour voir si j’adhère!

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  2. filou49 says:

    moi la critique de télérama m’avait donné super envie de le lire il était carrément dans la sélection france culture télérama je l’avais mis dans ma liste d’anniv, mais personne ne l’a pris ) j’attendrais la sortie poche, avec dans un coin de ma tete, ta critique )

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  3. Tiphanie says:

    Le contexte historique m’aurait bien intéressé mais les fantômes tout ça non merci! Je passe mon tour!

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