Voilà bien longtemps que je tournais autour de cet auteur. Sans jamais passer à l’acte toutefois. Il y avait trop de noirceur autour de lui, trop de tristesse. C’était sans compter le cadeau fait par une amie. Elle a toujours été de bon conseil, et puis j’aime ces livres qu’on me met entre les mains. Ils possèdent déjà un joli poids. Celui de l’amitié et du partage.
J’ai donc attendu d’être en vacances. La tristesse y est souvent plus légère qu’en temps normal. Peut-être ai-je des plumes de canard pendant ces périodes-là, des plumes sur lesquelles tout glisse.
Hum. Vraiment ?
L’histoire est simple et malheureusement presque banale dans les faits divers. Une femme a disparu depuis un an. Son mari, ses enfants ont continué de vivre. Malgré elle, sans elle. Des bras maternels qui manquent cruellement à la petite Manon. Et que dire de Clément qui se renferme de plus en plus depuis la disparition de sa mère ?
Paul, lui, doit faire face. Pour ses enfants. Alors, après une période de dépression, il reprend pied. Et pour une nouvelle vie, il faut partir, s’exiler. Loin de la ville, loin de cet hôpital qui rappelle Sarah. Partir vers son pays d’enfance, là où tout semblait encore possible voici quelques années.
C’est donc leur vie, ou plutôt la survie des ces trois personnages que le lecteur découvrira.
De la disparition, il ne saura pas grand chose. Le narrateur n’est pas friand de détails. Mort ? Maladie ? Exil ? Il faudra attendre pour savoir ce qui est vraiment arrivé à cette femme.
Alors, en attendant cette révélation, le lecteur apprendra à connaître et à aimer cette famille. Malgré la souffrance, le récit n’est pas rempli de pathos morbide. Se dégage plutôt une belle tendresse. On a immédiatement envie de mettre sous son aile cette famille d’oisillons égarés.
Ils sont usés, au bout de tout. Et St Malo est leur dernier espoir.
Au fil des pages, les voici en reconstruction, petit à petit. Ce sont des funambules de la vie. Un pas à quelques centimètres du fil et les voici plus bas que terre. Faire attention, ne plus penser au passé, savoir s’ouvrir aux autres, accepter leurs mains tendues et arriver de l’autre côté du fil, là où la vie paraît plus belle, du moins plus légère.
Des personnages debout malgré la tempête.
Un très joli roman : il possède une belle lumière. Celle de l’espoir. Et il viendra de la réunion ou réunification de plusieurs solitudes.
Auteur : Olivier Adam
Editeur : Points
Collection : Points
Date de parution : 18/01/2010
EAN13 : 9782757816455
Genre : romans et fiction romanesque
Nombre de page(s) : 282
7 €
Clara : Un seul mot : bouleversant.
Marie cite une jolie phrase : « C’est dingue comme à travers une naissance la vie peut parfois nous reprendre dans son mouvement inéluctable, nous porter vers l’avant sans qu’on puisse y résister vraiment ».
Cuné : chez Olivier Adam les petites choses se savourent, le quotidien a encore un sens, l’amitié et la solidarité n’ont pas besoin de mots pour être ressenties profondément.
Amanda : il y a dans ce roman une force incroyable, celle qui pousse à avancer, malgré les tempêtes, les vents, la douleur qui vrille le cœur et le broie toujours plus fort.
Stephie : J’ai pris encore beaucoup de plaisir avec ce livre que j’ai trouvé très juste sur les sentiments humains. Il fait s’interroger sur les drames quotidiens, sur la douleur des gens ordinaires. L’écriture y est serrée, emplit presque toute la page en permanence, comme si l’on refusait de laisser une seconde de répit au lecteur, comme pour l’embarquer totalement pendant le temps du livre.

Je file lire ton avis.
http://milleetunepages.canalblog.com/archives/2010/01/26/16669801.html
Bon. :/
En plus je l’ai rencontré et il est très sympathique!
Bises !
http://marecages.be/2010/11/des-vents-contraires-olivier-adam/
Bon, maintenant, il me reste « Je vais bien ne t’en fais pas » dont j’avais beaucoup apprécié le film. J’espère par conséquent que le livre me plaira davantage que « Des vents contraires ».
Je m’excuse par avance si ce commentaire ne t’intéresse pas.
J’ai moi aussi un blog lecture, et j’ai eu l’idée d’un rendez-vous que j’organiserais sur celui-ci. Voici l’article le concernant : http://candicesbook.wordpress.com/2011/05/15/nouveaute-la-tentation-du-week-end/
Pourrais-tu si tu en as envie me donner ton avis ?
De plus, je cherche quelqu’un qui pourrait m’aider dans la réalisation du logo. Si jamais tu es capable de m’aider, ou si tu connais quelqu’un qui le pourrait, merci de me tenir au courant.
Enfin, je pense commencer ce rendez-vous dès ce week-end. Si jamais il t’intéresse, n’hésite pas à t’inscrire à ma newsletter. Tu seras ainsi informé(e) dès le lancement du rendez-vous.
Merci de ta collaboration et bonne continuation
Candice
A bientôt
C’est le premier que je lis de cet auteur et je ne savais pas à quoi m’attendre, je ne savais pas qu’il avait cette « aura » de tristesse. Et la révélation, même si bien sûr on s’y attend, m’a complètement bouleversée – la façon dont il décrit, la phrase avec les vêtements… Je suis habituée aux lectures sombres, mais là, je n’y étais pas préparée…