Tamara de Lempicka, la reine de l’art déco (Pinacothèque)

Invitation-ArtNouv-Vector2.indd

Depuis plus de dix ans, je vouais un culte à l’Art Nouveau, d’ailleurs la bannière du blog « entrée de métro » le montre bien … Aussi, inutile de vous dire que mes mirettes se sont régalées lorsque je suis allée à Prague cet hiver. Je devais ressembler à une enfant de 4 ans découvrant Euro Disney …

Je délaissais souvent l’Art déco (qui a succédé à l’art nouveau) lui trouvant des lignes trop droites, trop franches. Et puis on m’a un peu plus initiée à cette période, à son mobilier surtout, j’ai appris à l’apprécier … (Fin de ma vie.com)

La nouvelle exposition à la Pinacothèque de Paris m’a donc immédiatement interpellée sous-entendre, j’ai fait des sauts de cabri dans Paris quand j’ai vu l’affiche.) ! Pensez-vous ! L’art nouveau versus l’art déco ! La bataille s’annonçait rude !

Puisque mon temps était assez  limité (j’avais moins de deux heures devant moi), j’ai délibérément choisi ce que je connaissais le moins : Tamara de Lempicka, reine de l’art déco. Alors bien sûr, comme vous tous, je connais Lempicka sans le savoir. Voyez par vous-même :

La femme en vert

La femme en vert

Tamara de Lempicka est une femme qui sort des sentiers battus. Mondaine, libertine, audacieuse mais aussi très mystérieuse, elle met en scène sa propre vie. Mariée deux fois, elle aimait aussi les femmes et ne s’en cachait pas. Cette belle personnalité, très forte, inclassable, se retrouve dans ses oeuvres.

Ce qui émeut et impressionne, ce sont d’abord ces peaux excellemment peintes, très lisses, comme le serait une sculpture de marbre. L’effet est vraiment des plus saisissants. Ressortent alors, par effet de contrastes, toutes ces couleurs vives des vêtements, mais aussi ces bouches pulpeuses et ces regards énigmatiques.

Illustrant à merveille cette période des années folles, la reine de l’art déco met ainsi en avant cette envie de luxe, de mondanité.

Tamara de Lempicka. La belle Rafaëla, Mai 1927.

Tamara de Lempicka. La belle Rafaëla, Mai 1927.

Les deux tiers de l’expo sont bluffants, notamment aussi pour toute la correspondance entre Tamara de Lempicka et  Gabriele D’Annunzio.

A découvrir, ou redécouvrir pour la beauté de ses nus mais aussi pour ses affiches publicitaires  ou encore  pour l’ambivalence aussi dont fait preuve certains tableaux : le reflet des années folles.

tamara_de_lempicka_1

 

 

Pinacothèque
28, place de la Madeleine
75008 Paris
01 42 68 02 01
Ouverture tous les jours
De 10h30 à 18h30
Fermeture de la billetterie à 17h45
12 €
Billet couplé pour les deux expositions : 18 €

 

13 comments

  1. Marilyne says:

    Nous sommes complémentaires 🙂 Je voue également un culte à l’Art Nouveau ^^ Mais j’ai délaissé l’Art Déco, l’initiation n’est pas passé.

    Répondre
    • Leiloona says:

      Excellent ! 😀 Nous devrions peut-être aller voir une expo ensemble, un de ces jours, on ferait un billet croisé ! 😀

      Quant à l’initiation, j’ai eu un passionné face à moi … 😉

      Répondre
  2. Aifelle says:

    Je ne suis pas très fan de Tamara de Lempicka. Je suis nettement plus tentée par celle dont Maryline a parlé dans son billet, « l’art déco »

    Répondre
  3. Jacou says:

    Moi aussi j’aime l’Art Nouveau. C’est vrai que l’art Déco peut paraître moins attrayant; mais à Bordeaux, j’ai découvert un quartier »années 30″ dont les maisons présentent une déco pleine de détails décoratifs que j’ai beaucoup appréciés.
    C’est vrai que, comme tu dis, tout le monde connait Limpicka; je ne savais pas que c’était époque art Déco. Je ne peux aller à Paris. Mais j’espère aller bientôt à Budapest, qui, comme Prague, est une vitrine de l’Art Nouveau.

    Répondre
  4. lakevio says:

    Si vous aimez l’Art Nouveau, Prague, c’est bien mais Budapest, c’est encore mieux. C’est le constat que nous avons fait cet été. mon mari et moi. Nous sommes fans absolus de l’Art Nouveau mais tout aussi emballés par l’Art déco (objets, mobilier, architecture). En fait ces deux époques représentent celles de mes grands-parents et de mes parents ! Donc ces deux expositions sont une aubaine !

    Répondre
  5. Didi says:

    Il y a des fois ou l’on regrette de n’être pasparisienne …
    Merci pour le partage !
    Bises

    Répondre

Laisser un commentaire