Ode aux bikers (Atelier d’écriture)

© Marion Pluss

© Marion Pluss

Mes écussons sont autant de souvenirs que de rires
Véritables cartes postales ambulantes, ils tatouent mon blouson et forment ma carte du monde
Villes traversées, bières avalées, kilomètres engloutis
Mille et une images en tête
Des feux d’artifices de pétarades, des engueulades interminables, des retrouvailles monumentales
Du poil, des cris et des rires
Vie en accéléré, vent noué au corps et aux chevilles
Rebelles de l’âme, hédonistes du coeur
Nous pourfendons la route avant que la vie ne nous taille.

© Leiloona, le 8 mars 2015

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Le texte d’Olivier (pour public averti !)

Bébé Biker

« Hé ? C’est toi Bébé Biker ! Qu’est-c’que tu veux ? T’as rien à faire ici, c’est pas… »

« Je suis venu cherchez Babette »

« Ben Babette, comme tu dis, là pour le moment elle est occupée et elle veut pas qu’on la dérange. »

Il a raison, elle doit être bien occupée parce que je l’entends de la porte d’entrée.

« Je suis venu chercher Babette ! »

« Allez fais pas chier et dégage. J’t’ai dit qu’elle était occupée et je crois que t’as pas trop envie de savoir à quoi… »

« M’en fous je partirai pas sans elle ! »

« Allez arrête ton cirque et dégage BB ! »

Ce sont les derniers mots qu’il a dit…

***

Quelques instants plus tôt

« Hé BB où tu vas en courant comme ça ? »

BB ça veut dire Bébé Biker. C’est comme ça qu’ils m’appellent au village mais c’est pas mon vrai nom. Mon nom à moi c’est Jonas. Comme le type que la baleine elle a avalé. Pas Pinocchio parce que lui il n’existe pas vraiment et parce qu’en plus de pas exister il ment tout le temps. Moi ? Je mens jamais, monsieur le curé il dit que c’est pas bien.

Alors pourquoi on m’appelle BB ? Ben parce que je suis un Biker, un vrai de vrai. Depuis que j’ai vu Lorenzo Lamas j’ai su que je ferai pareil que lui. Bon pas tout à fait parce que lui il était flic avant de devenir un justicier, alors que moi j’étais encore à l’école à l’époque.

Mais depuis j’ai grandi et j’ai fait comme lui. Tout pareil. C’est pour ça qu’ils m’appellent BB ! Moi aussi j’ai une grosse moto et j’aide les pauvres gens. J’ai aidé la sœur de Paul à retrouver son portefeuille et mémé Monceaux à récupérer son chat qui était coincé dans un arbre. Et encore plein de trucs que j’ai faits dans le village.

Les grands ils se moquent parce que mon bolide à moi il est pas aussi rapide que le leur, mais ça m’est égal parce que c’est mon Popa qui me l’a fait. Et tous mes tatouages c’est pareil, il les a faits lui-même. Un jour il est rentré avec plein de chewing-gums qu’on a mangés pendant qu’il collait tous les dessins sur mes bras et sur mon torse. Ça chatouillait terrible mais Popa il m’a dit qu’un guerrier de la route ça devait ni rire aux chatouilles ni pleurer sous les coups. Pas pleurer je sais parce qu’il m’ a bien appris et entrainé : alors j’ai plus mal maintenant quand il me frappe, je serre fort les dents et je dis rien parce que je sais que Popa il fait ça pour m’endurcir parce « la vie c’est qu’une grosse pute qui te baise en long, en large, en travers et en diagonale dès qu’elle peut » qu’il dit.

Pour les vêtements j’ai été fouiller dans la vieille boîte à couture que Moma elle a pas prise quand elle est partie. Popa y dit qu’elle est partie à cause de moi, parce que « élever un chiard de légume qui bave tout le temps ça la débectait trop ».

J’en ai passé du temps à regarder les vieux légumes desséchés du potager mais jamais je les ai vus pleurer alors je comprends pas trop qu’est-ce qu’il dit. Mais c’est Popa et il a toujours raison.

Ma bécane, comme il dise c’est lui qui me l’a faite : la Harley Solexson qu’il l’a appelée. Elle est belle. Il l’a peinte tout en noir et il a dessiné sur le moteur, juste au-dessus des pédales un petit diable tout rouge avec des cornes et qui rigole.

J’ai fait pareil sur une vieille veste en cuir que Moma elle a pas prise quand elle est partie. Pour le casque on a pris un casque de vrai motard, ceux qui ferment avec la visière et tout et tout.

Quand je dis que je suis tout pareil ben c’est vrai de vrai. J’ai accroché une couverture et mon sac Spiderman sur le porte bagage. Dedans il y a une tasse Winnie, une boite d’allumettes et un paquet de BN Choco. On sait jamais des fois que je devrais partir. Parce que je suis jamais allé plus loin que le pont à l’entrée du village.

Après je sais pas ce qu’il y a mais un jour j’irai loin, très loin. Avec Babette. Parce que Babette c’est mon amoureuse à moi. Babette elle se moque jamais et elle me fait toujours des surprises qui me font plaisir. A chaque fois qu’elle vient à la casse, ben avant de s’enfermer avec Popa, elle passe du temps avec moi.  Elle me parle et elle est gentille.

Babette et moi on se connaît depuis l’école primaire. Sauf que elle, elle a continué l’école et que moi j’ai dû arrêter ; la faute à que j’étais pas très gentil avec les autres enfants.

Mais c’est pas ma faute, c’est eux qui comprennent pas que je suis un Guerrier, un justicier solitaire. Tout pareil que Lorenzo.

Mais aujourd’hui ça va changer.

Parce qu’ils font du mal à Babette et que moi Babette je l’aime bien.

Tout il a commencé quand je suis sorti me promener avec Porcinet. Porcinet c’est pas mon cochon comme dans le dessin animé, c’est ma belette. Je l’ai appelée ainsi parce qu’elle boulotte tout ce qui lui tombe sous les dents. Tous les jours, je sors la promener dans la forêt, lui faire prendre l’air parce qu’il est comme moi il aime pas rester enfermé.

Sauf qu’aujourd’hui ben elle a foutu le camp. Alors moi j’ai couru. J’ai couru comme je pouvais avec mes grosses jambes et mon gros bidon en lui gueulant qu’il fallait qu’elle rentre, que les bois y z’étaient trop proches de la route et que les gens y feraient pas attention.

Ben ça a pas loupé. La cruche de Porcinet elle s’est fait roulé dessus. J’ai pas vu par qui mais quand je suis arrivé sur le bitume, ben elle était toute raplatie.

Son intérieur il s’était répandu à chaque bout sur la route. Ça m’a fait rire d’abord que tout il soit sorti de chaque côté puis j’ai pleuré parce que Porcinet c’était mon ami et que je l’aimais bien et qu’en plus il dormait contre moi la nuit. Comme un doudou ou une belette de garde.

Alors je l’ai ramassée. Elle sentait pas très bon, mais je l’ai prise dans mes mains et je suis parti voir Babette pour qu’elle m’aide à l’enterrer et qu’on aille voir m’sieur le curé pour qu’il l’envoie au Paradis des animaux.

Mais quand je suis arrivé chez mon amoureuse, il y avait des motos devant chez elle. Des vraies motos, des grosses motos. Brillantes et sauvages comme celle de Lorenzo, rien à voir avec ma Solexson. Des machines tellement belles qu’elles brillaient sous le soleil.

Elle m’avait encore fait une surprise ma Babette. Mais quand je suis arrivé devant la porte je l’ai entendue ! Elle criait. Elle poussait des cris ma Babette. Elle avait l’air d’avoir mal. J’ai attendu un peu mais quand j’ai entendu sa douce voix crier « Vas-y défonce moi ! Fais moi mal ! » ben j’ai compris qu’elle était en danger.

Alors j’ai laissé tomber Porcinet et j’ai couru.

J’ai couru à travers tout le village, j’ai couru tellement que mon cœur il battait très fort et que j’avais l’impression qu’il allait éclater et que je pourrais plus jamais respirer. Mais j’étais un héros et Babette elle avait besoin de moi !

Quand je suis arrivé à la casse de Popa, j’ai été direct dans son bureau. C’est là qu’il rangeait son gros fusil pour chasser les rats. Lui il était pas là alors je l’ai pris.

Et je me suis préparé à aller la sauver. J’ai mis mes bottes rouges avec les personnages de Cars, j’ai mis mon blouson de cuir sur lequel j’avais dessiné mon diable à moi. Et je suis sorti chercher ma grosse moto.

Quand Popa il m’a vu arriver avec son fusil il a essayé de me parler et de m’expliquer mais comme il voulait pas me laisser grimper sur ma Solexson ben j’ai fait comme il m’avait appris.

Epauler. Viser. Tirer. Il s’est envolé et moi j’ai lâché le fusil parce que le bruit m’a fait peur. Lui il était par terre et il avait les yeux morts comme quand il buvait sa bouteille après m’avoir montré que quoiqu’on lui fasse un homme devait rien dire. J’ai ramassé le fusil et j’ai fait comme il m’avait montré : une cartouche, enclencher. Et une autre. Il en manquait trois.

Alors vu qu’il me répondit pas quand je lui ai dit où j’allais ben je suis parti. Je suis parti sauver Babette qui criait toute seule sans personne pour l’aider.

J’ai pas pris mon casque, j’étais un Rebelle. J’ai pédalé pour lancer le moteur et quand il s’est mis en route, j’ai enlevé les béquilles et je suis parti en trombe.

En traversant dans l’autre sens le village, j’allais tellement vite que je pleurais. Le vent me piquait les yeux et faisait voler mes cheveux.

Quand je suis arrivé devant chez Babette, j’ai sauté. J’ai glissé sur le gravier et me suis fait mal à un genou. Il y avait des petits morceaux dedans qui faisaient que ça saignait. J’ai serré les dents parce qu’un Rebelle c’est fort et courageux et que les vrais hommes ils pleurent pas !

Et j’ai frappé à la porte parce que Popa il a toujours dis qu’il fallait être poli avec les gens qu’on connaissait pas.

***

« Hé ? C’est toi Bébé Biker ! Qu’est-c’que tu veux ? T’as rien à faire ici, c’est pas… »

« Je suis venu chercher Babette »

« Ben Babette, comme tu dis, là pour le moment elle est occupée et elle veut pas qu’on la dérange. »

Il a raison, elle doit être bien occupée parce que je l’entends de la porte d’entrée.

« Je suis venu chercher Babette ! »

« Allez fais pas chier et dégage. J’t’ai dit qu’elle était occupée et je crois que t’as pas trop envie de savoir à quoi… »

« M’en fous je partirai pas sans elle ! »

« Allez arrête ton cirque et dégage BB ! »

Il a pas vu le fusil, parce que même si j’ai pas fini l’école, je suis très grand et très fort comme elle disait Babette quand on jouait au docteur quand elle venait me voir quand Popa il était pas là.

Alors je l’ai sorti de derrière mon dos et j’ai appuyé sur la détente. Il y a eu encore un gros coup de tonnerre et un trou tout rouge est apparu là où avant il y avait son visage. Un truc liquide et chaud m’a éclaboussé comme quand on faisait la bombe tout nu dans le lac avec Babette.

J’ai enjambé son corps et je suis rentré. Il y avait de la musique fort et des cris encore. Dans le salon sur la table il y avait des bouteilles et des sacs de farine. J’ai continué en faisant coulisser le canon pour remettre une cartouche en place.

J’ai monté l’escalier et j’entendais de plus en plus Babette qui poussait des cris, un peu comme la jument de M’sieur Paldo quand elle avait eu un bébé cheval. Quand je suis arrivé devant sa chambre, je savais qu’elle avait mal parce qu’elle criait de plus en plus fort.

Alors j’ai fait le Rebelle. J’ai donné un coup de pied dans la porte tellement fort qu’elle a cassé, mais elle s’est ouverte.

Sur le lit de Babette, ben y avait Babette. Elle était toute nue ma fiancée comme quand on jouait ensemble. Sauf que là il y avait un monsieur derrière elle qui se claquait contre ses fesses et que devant il y en avait un autre qui lui mettait son zizi dans la bouche. Et ma Babette elle criait.

Alors j’ai fait le héros.

Epauler. Viser. Tirer. Une fois. Pan plus de tête.

Babette a crié encore plus fort quand celui de derrière il est tombé. L’autre il m’a regardé. Il a pas compris que je venais sauver mon amoureuse. Alors j’ai recommencé.

Armer. Epauler. Viser. Tirer.

Je l’ai touché aussi sauf que Babette elle s’est redressée à ce moment-là et que la balle elle lui a arraché le visage. Alors là elle a cessé de crier mais le gars s’est mis à hurler comme les chats que je faisais brûler avec Popa le soir.

Alors je me suis jeté sur lui et je l’ai frappé avec le fusil. Longtemps et fort. Il s’est vite tu et je lui ai écrasé la tête comme on avait fait à mon Porcinet.  Popa il me disait souvent que j’avais un esprit de gosse dans le corps d’un homme. J’ai jamais compris qu’est-ce qu’il voulait dire !

Quand tout le monde il s’est tu, je suis redescendu en pleurant : j’avais tué ma Babette. Dehors les voisins, tous les gens que je connaissais depuis longtemps ils m’ont regardé sortir.

Ils m’ont pas approché quand j’ai relevé ma Harley Solexson et que j’ai mis le fusil dans ma couverture.

J’avais ma boite à gôuter et de quoi dormir, alors je suis parti.

On The Road Again.

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Les textes écrits à partir de la même photo (cliquez sur les liens pour lire ces écrits.)

 

Victor : La discussion des bikers

Jacou : Amitiés

Adrienne : Gadjo et gonze

Camoccupe

Kentin Spark : Quand tu nous tiens

Albertine : Crevette et cachalot

Titine

Olivia Billington : Cherche-moi (suite)

Antigone

Marianne

Vu des mes lunettes : Les vieux copains

Nath Choco : Les anges de l’Enfer

Ghislaine

Saxaoul

Sabine : Janus

32 Octobre : Chef Joseph

Les tribulations d’une lectrice : Demain j’arrête

Team littéraire : Une escale bruyante

Stephie et Angéla Morelli

Sarah : Poids plume

Myrtille

Amandine : Cassandre (5)

Aurélia

Céline

Eva 

 

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74 comments

  1. sabariscon says:

    Leil, j’adore et je t’assure que tu retraces fort justement les sentiments de ces bikers. Le dernier vers est sublime.

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  2. Stephie says:

    Joli texte surtout dans la chute du dernier vers. 😉

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  3. Albertine says:

    Une seule photo et deux textes si différents, l’un fort par sa puissance poétique, l’autre par ce regard que BB porte sur le monde.
    Le premier est un bijou ciselé, le deuxième une grosse « claque » que le lecteur se prend dans la figure ! Bravo à tous les deux.

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  4. framboise says:

    oh la vache, le texte d’Olivier …. génial et …. g le bide tout remué !
    Heureusement le très beau texte de Leiloona pour un brin de douceur dans ce monde de bikers !

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  5. Vudemeslunettes says:

    @Leiloona : On oublie souvent que les bikers, derrière leurs blousons de cuir, peuvent aussi avoir des sentiments et des souvenirs :). Un texte touchant 🙂
    @Olivier : Un texte prenant (et un peu déconcertant) mais très original ! 🙂

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  6. saxaoul says:

    Leiloona : « Rebelles de l’âme, hédonistes du coeur
    Nous pourfendons la route avant que la vie ne nous taille. » : j’aime beaucoup ces deux derniers vers. Oui, la vie nous taille parfois, c’est très bien dit.

    Olivier : quelle histoire ! C’est rudement bien écrit et on est tenu en haleine jusqu’à la fin.

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  7. nathchoco says:

    Du poil, des cris et des rires ! ah ah ah ! J’aime bien ce vent de liberté qui souffle sur ton texte leiloona 😉 Chez Olivier ça rigole pas, oulah ! Un style très visuel j’avais l’impression de voir un film en lisant ton écrit, ça remue les tripes bébé !.

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  8. Olivia Billington says:

    Joli poème, et comme les autres, j’en aime le dernier vers.

    Olivier : un texte qui me plaît beaucoup – il m’a fait penser à la nouvelle (excellente, par ailleurs) de Guillaume Suzanne, intitulée Gus, parue dans l’anthologie Moisson d’épouvante.

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  9. L MARIANNE says:

    mon com ne s’est pas validé-
    je disais que j’aimais bien votre texte avec le blouson comme carte du monde, et Olivier pour ce grand BB naif , un peu simplet qui était amoureux-
    deux belles plumes- bravo –

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    • Leiloona says:

      Tu as mis le lien très tard dimanche soir … je dormais (je ne suis pas un robot) et le lundi est compliqué, je n’ai pas de connexion. Donc si tu veux être dans la récap’, il faut me donner le lien avant 22 h dimanche …

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  10. Kentin Spark says:

    Leiloona, un VERRE pour un joli vers en fin, beau texte. Olivier un texte qui nous accroche, j’ai bien aimé.

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  11. Leiloona says:

    @Olivier : je te l’ai déjà dit par mail, mais je te le redis : chapeau, vraiment pour cette écriture qui prend aux tripes. Un point de vue difficile à rendre, et que tu as vraiment bien réussi;

    J’ai pensé à « des souris et des hommes » en te lisant. 🙂

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  12. Diane. says:

    Tu écris tellement bien…et le texte d’Olivier qui suit le tien est irrésistible, on veut le lire de tout en tout. Je vais venir plus souvent et aller lire les autres textes.

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    • Leiloona says:

      Oh c’est gentil ma Diane de venir par ici … quand je t’ai demandé si tu avais vu la nouvelle phot, c’était pour te dire que j’avais utilisé une de tes magnifiques photos, je ne te forçais pas à commenter … mais ça me fait tellement chaud au coeur que tu viennes. 😉

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  13. sarah says:

    Oh la la, ils sont tellement différents, vos textes, mais le décalage les rend encore plus uniques.
    Leil, j’adore la musicalité du tien, et les deux derniers vers sont des bijoux, en effet.
    Olivier : j’ai retenu mon souffle du début à la fin. Je suis soufflée et j’ai « vu » les images défiler.
    De vraies réussites, pour tous les deux.

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  14. camoccupe says:

    J’aime beaucoup ton texte Leiloona ! Ca me donne envie de voyager !
    J’ai adoré le texte d’Olivier ! On engloutit les phrases les unes après les autres pour arriver à la fin.

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  15. Marion says:

    Décidément, j’aime quand tu utilises mes images, les textes sont toujours exceptionnels 🙂

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    • Leiloona says:

      Oh merci ! ♥ Pour le prochain atelier, ce sera encore une de tes photos … d’ailleurs il faut que je te demande un truc …

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Commentaire :

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