Le texte commence abruptement : un homme dans un lit, son corps lui fait défaut à cause d’une maladie orpheline. Les mains, les jambes, les yeux …
Je passe ma journée à me gerber et me chier dessus. Pas le moindre problème d’odorat, la vie est quand même mal foutue.
Fichue maladie dégénérative.
Le ton est donné.
Le personnage en fin de vie remonte alors les années : son enfance n’a rien d’une sinécure avec un père violent et alcoolique et une mère dépressive, son adolescence est celle d’un écorché vif, forcément. Rebelle en dehors, sensible en dedans. Son entrée dans la vie adulte n’est guère meilleure … Mais des rencontres lui permettent tout de même de connaître une forme d’affection. Betty, elle, elle sera à la fois son modèle (il peint) et son amante. Mais voici qu’elle tombe enceinte. Il la convainc de ne pas avorter. Une nouvelle vie s’offre à lui.
Un enfant n’est-il pas la meilleure chose qui puisse nous arriver ?
Il élève seul le gosse. A la mort d’un de ses amis, il emménage avec sa femme. A eux trois, ils forment une famille bancale mais aimante. Malheureusement, la vie a décidé de s’acharner sur le narrateur …
Les Haines en moins n’est pas un roman feel-good, vous l’aurez compris. J’ai eu du mal à lire la narration des jeunes années de Sacha. Trop de dialogues, trop de pathos aussi … Aucune musicalité dans le texte à laquelle accrocher mes arpions. Paradoxalement, ce sont les parties brèves de retour dans le présent, en pleine maladie donc, qui m’ont permis de m’accrocher au roman. Je leur trouvais une certaine beauté.
La relation avec Zadig, l’enfant de Sacha, m’a presque réconciliée avec ce livre. Touchant, oui, forcément, de voir un père donner ce qu’il n’a pas pu recevoir. De jolis passages.
Et puis est venue la fin. Et là, non. Trop de pathos tue le pathos. J’y ai vu l’exagération de trop, la noirceur impossible, comme s’il fallait jouer sur certains procédés pour dégoûter le lecteur. En somme, un roman que je ne conseillerai pas. Quelques jolis passages, comme je l’ai indiqué, mais on distingue malheureusement trop les grosses ficelles dans le reste du récit. Je suis restée en dehors.
Auteur Eric Le Guilloux
Éditeur Daphnis Et Chloé
Date de parution 13/09/2015
EAN 979-1025300237
ISBN 1025300238
298 pages
18 €

16è livre de la rentrée littéraire 2015


Bon… je raye… Dommage car j’ai découvert cette maison il y a peu, avec plaisir.
Peut-être seras-tu davantage sensible, c’est un 68, il repart vers d’autres mains (pas les tiennes, sinon je te l’aurais donné vendredi ou dimanche.)
J’ai déjà cinq 68 à lire… ahum…
Han ! 😮 Chez toi ? Ah ah ah, je suis une petite joueuse, je n’en retiens qu’un en otage là. 🙂
Ils sont tous arrivés en l’espace d’une semaine…
Erff, pas cool. En plus avec ceux de Price … 😮
Suis en train de lire (spoilé parcta chronique mais c’est de ma faute, fallait pas aller voir avant la fin 😉
Dis, c est quoi un 68?
Un 68 ? Dans le kamasutra ? Il semblerait que ce soit l’antilope, mais franchement je ne comprends pas ta question (je ne me souviens que peu de ce roman … presque tout oublié.)
Mouais… je passe mon tour,pas du tout emballée.
Je comprends ! 🙂
ça m’a l’air un peu trop torturé et glauque à mon goût.
Hormis la fin, ce n’est pas trop glauque (quelques passages durs tout de même), mais c’est surtout les procédés narratifs que j’ai déplorés. 🙂
Quand le procédé narratif tue le roman….
Ah oui, et là ce n’est pas un joli assassinat. 🙂