Dans son spectacle, Alex Ramirès met le doigt sur nos petits travers de la vie quotidienne : ceux qui se mouillent la nuque avant de rentrer dans l’eau, les maîtresses dans les cours de récré, le héros de la télé-réalité, ou encore le super-héros qui fait son coming-out à la façon d’un gay, le super stagiaire qui fait tout le boulot sans être payé, les types bourrés qui disent deux fois la même chose, les types bourrés qui disent deux fois la même chose …
Le pire, dans tout ça, serait de devenir un VDST (un vieux dans sa tête), un mal qui vous prend par surprise, un soir, alors que vous prenez tranquillement votre verre : vous dites aux autres que la musique est assourdissante, qu’elle vous casse les oreilles. Inutile d’aller consulter, devenir un VDST est un mal irréversible.
Alex Ramirès ne fait pas trop dans la dentelle avec la nourrice complètement azimutée, alias Tatie Martini sous l’emprise de l’alcool dès 6 heures du mat’, parfois il se révèle touchant avec sa définition de l’amour (même si le cynisme l’emporte toujours à la fin …)
Une belle énergie aussi sur scène : outre le fait de croquer des portraits caustiques, Alex Ramirès chante et a un déhanché que les danseurs du Métropolis (aka la boîte phare des années 80 pour les plus jeunes) lui envieraient …
Parfois, aussi, sur certaines mimiques, on pense à Palmade jeune … sans doute les yeux ronds de bille et expressions démesurées (à moins que ce soit son déhanché, mais pour cela je demanderai à Véronique Sanson.)
Un spectacle frais et tonique qui remporte pas mal de prix dans les festivals depuis sa conception et Alex Ramirès se paie aussi le luxe d’être en première partie de Gad Elmaleh ou Laurent Gerra. Pas mal, non ?
Et le sketch sur les VDST :
Alex Ramirès dans Alex Ramirès fait sa crise
Le Théâtre des Blancs Manteaux, Paris
jusqu’au 30 décembre 2015
19 h 30 ou 21 h selon les jours
Métro Hôtel de Ville
Mise en scène Stéphane Casez
20 €


