Le Labyrinthe : La Terre brûlée

Après l’immense succès du premier film, Wes Ball revient aux commandes de l’adaptation du second tome de la trilogie jeunesse écrite par James Dashner.
Avez-vous remarqué que c’est de plus en plus difficile d’aller au cinéma sans tomber sur la suite d’un film, quelque fois reconnaissable au chiffre 2, 3 ou plus, dans le titre ? Et si vous n’avez pas vu le film précédent, vous faites comment ?

Ne vous inquiétez pas, c’est comme les séries, ça doit commencer par un « Précédemment dans… » Sauf que ce n’est pas le cas pour ce second volet : si vous n’avez pas vu le film précédent, vous allez être un peu perdu au début.

Labyrinthe, mais quel Labyrinthe ?

Autant vous prévenir tout de suite, il ne sera nullement question du Labyrinthe, un programme pour sélectionner des adolescents surdoués aptes à la survie en milieu hostile, dans ce film. Thomas, le héros, et ses compagnons d’infortune, les « Blocards »  ont réussi à s’en échapper à la fin du premier volet. Ils vont désormais être confrontés à la puissante organisation WICKED (super original comme nom) et affronter de nombreux dangers dans un monde post-apocalyptique…
Je vous l’ai bien vendu le pitch ? Ça à l’air palpitant, hein ? En réalité ça l’est un peu moins…

Un film qui nous vous mettra pas la tête à l’envers

Je vais essayer de ne pas trop vous spoiler le film dont le trame est très linéaire. Le héros et ses compagnons découvrent rapidement que leurs « sauveteurs » ne sont pas bienveillants et décident de rejoindre des rebelles situés dans un lieu A. Le lieu en question s’avère être un piège et ils partent donc vers un lieu B. Là aussi, une mauvaise surprise les attend, donc direction un lieu C, et là encore une fois, etc… Une sorte de jeu de l’oie, en quelque sorte. Je ne sais pas si la trame du livre est aussi barbante (le film ne m’a pas donné envie de le lire), mais c’est en plus dénué de toute psychologie, bourré de clichés. Cela dure plus de deux heures et ça m’a semblé interminable pour un film ponctué de scènes d’action…

Les clichés

]apper du « Laboratoire WICKED » au début du film, les « Blocards » tombent sur une docteur. « Mais que faites vous là ? », et tout d’un coup les sirènes retentissent et les gyrophares d’alarme clignotent de partout. Involontairement drôle.

  • La race humaine est en danger, beaucoup d’humains sont contaminés par un mal étrange, la braise. La mode actuelle étant 100 % zombie, je vous laisse imaginer à quoi ressemble les contaminés…
  • Un des Blocards est contaminé. Bien, évidemment, c’est un représentant d’une « minorité « , comme dans tous bon films américains.

Les « Blocards », minority correct

  • Un peu plus tard, les « Blocards » sont pris dans un terrible orage. Bien évidemment, le seul à se faire foudroyer est l’asiatique de service….
  • En tentant d’échapper aux zombies contaminés, l’héroïne se retrouve sur une paroi en verre qui commence à se fendiller sous son poids.. Du jamais vu…
  • Lors d’un autre tentative de fuite, deux chemins sont disponibles : un lumineux qui monte vers la surface et un autre tout sombre qui s’enfonce dans la terre avec des racines rougeâtres bizarres. Bien évidemment, nos abrutis héros choisissent le chemin bien louche et hurlent en se retrouvant face à une tonne de zombies contaminés.

Passage à l’acte

Le jeu des acteurs est moyen sans plus, à part celui du héros Thomas (Dylan O’Brien), un peu limité. Il faut l’excuser, c’est le seul qui ait de vrais dialogues et des scènes à part entière. Dans le film, les autres « Blocards » sont juste des faire-valoir. Mention spéciale à Thomas Brodie Sangster (Newt) qui a du terriblement s’ennuyer dans le film parce qu’il ne sert vraiment à rien…

Les décors extérieurs sont sympathiques (mais comme vision post apocalyptique, ça n’est pas Mad Max), la mise en scène plutôt classique, les scènes de la confrontation finale assez pathétiques pour ne pas dire ridicules (mince, je l’ai dit). Le film est disponible en 2 saveurs : 2D ou 3D. De toute façon, relief ou pas, le film manque de profondeur.

En résumé, un film qui fait bailler. Espérons que ça n’est pas contagieux, comme la « braise ». Je vous conseille de juste regarder la bande annonce : elle est plus courte, plus dynamique, et plus bavarde que le film.

Le Labyrinthe : La Terre brûlée (Maze Runner: The Scorch Trials).
Réalisé par Wes Ball.
Avec Dylan O’Brien, Ki Hong Lee, Kaya Scodelario, Thomas Brodie-Sangster, Rosa Salazar, Giancarlo Esposito, Aidan Gillen, Barry Pepper.
Durée : 2h13
Sortie le 7 octobre 2015.

 

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2 comments

  1. Leiloona says:

    Eh bien, cher Nimentrix, je doute aller le voir, mais j’ai bien ri en lisant ta chronique ! :) Tu reviendras travailler pour moi, même si les conditions de travail sont abomniables ? 😛

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  2. lorouge says:

    J’ai lu le premier tome et j’ai vu le film, assez prenant les deux je dois dire mais je n’en ai pas gardé grand chose. Je pensais lire le 2ième tome mais voilà que tu me fais douter ;0)

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