Chernobyl redemption (Atelier d’écriture)

© Julien Ribot

© Julien Ribot

Il avança d’un pas maladroit, poussa la porte qui n’avait de barrière que le nom. Vermoulu, gorgé d’eau et grinçant, le bois ressemblait à une épave échouée. Comment tenait-elle encore debout ?

Sous ses pas, des craquements, la moquette de son enfance, épaisse, moelleuse, avait subi les affres du temps et de l’abandon. Tout au plus quelques lambeaux de synthétique traînaient çà et là. Oripeaux qui rappelaient à peine le confort d’antan.

Le vent s’engouffrait par la béance des fenêtres, et jouait une symphonie macabre. Pierre remonta son col. Mais le froid était en lui, rien ne servait de se serrer dans son manteau.

Combien, combien de temps n’avait-il pas foulé ce sol, ouvert cette porte ?
29 ans.
29 ans d’espoir, 29 ans à imaginer ce retour au pays natal. Ce jour était arrivé, et le néant s’ouvrait face à lui. Il ne restait rien du passé, balayé par les vents : la Nature avait repris ses droits. La pièce, grande dans son souvenir, était étriquée et semblait se resserrer, l’étouffant de ses crocs invisibles. Pierre prit une grande inspiration.

Tout avait débuté ici ; tout finirait ici. L’alpha et l’oméga réunis.

Il colla alors son dos à la paroi du fond, posa avec douceur sa tête contre le froid du béton. Pieds ancrés, navire amarré. Des branches chatouillèrent ses mains, dans l’attente d’un signe de sa part. Il ouvrit ses paumes. Le signal.
Une violente bourrasque entra dans la pièce, la métamorphose pouvait commencer.

Pierre sentit alors une chaleur l’envahir, il n’avait plus froid, il savait qui il était, ce qu’il advenait, il l’avait toujours su. Lui, le solitaire, l’abandonné, reconnaissait les signes. Il n’était plus seul, mais bien en communion avec ce Tout qui l’entourait. Ses membres se raidirent, ses cheveux ne firent plus qu’un avec les ronces. Elles s’enroulèrent un peu plus autour de lui, bientôt il se confondrait avec elles. La Nature reprenait ses droits, son dû.

Un sourire, le dernier, se dessina sur les lèvres de Pierre. L’écartèlement entre les deux mondes venait de cesser.

 © Leiloona, le 18 octobre 2015

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Le texte de Claude :

«  Souverain déchu d’une Rome moderne, me voilà résigné à fuir mes bourreaux. J’ai trouvé comme refuge ce réduit misérable. Trahi par les miens, je dors sur des scories. Hier adulé par un peuple soumis, loué dans mes cortèges aux fastes sans mesure, me voilà comme un gueux à manger des racines. Aujourd’hui, je contemple amer ma prison volontaire. La perspective des parois m’emmène malgré moi (je hais les points de fuite), vers cette feuille altérée d’un paradis factice. Gémissant et pleurant, j’ai préféré écrire le nom de ma maîtresse avec la suie noirâtre d’un foyer sans flamme.

O dieux, vous-mêmes m’avez abandonné. J’ai cent fois attisé le feu du sacrifice qui chaque fois s’est éteint, comme a disparu d’un coup l’amour de mes plus proches. »

– Emilien !

« J’entends les gardes qui rôdent autour de mon exil… Je ne peux fuir. La lumière toscane qui baigne ce réduit est bloquée par les rayons du soleil qui forment des barreaux. Les plantes m’envahissent, la nature est rampante. Va t–elle m’ensevelir ? »

-Emilien, vous m’entendez ?

« Je sens qu’ils se rapprochent. Mais les dieux enfin me font venir des signes. Les serpents salvateurs sont déjà devant moi, se faufilant parmi les toges, glissant de long des mousses. Les décors se déchirent enfin, obstacles dérisoires qui cachent la liberté. Bientôt les murs s’écrouleront, le cube qui m’emprisonne redeviendra surface. Et j’irai chevauchant à travers les contrées à la recherche d’un empire où le monde m’attend. »

– Emilien, dépêchez vous ! On vous cherche depuis dimanche ! Venez, on ne vous fera pas de mal. Le docteur vous attend dans l’ambulance qui vous ramènera à l’hôpital.

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Le texte de Nady :

Mathéo : « C’est bon maman ? T’es prête ? Faut qu’on y aille là, j’enchaîne avec mon cours en amphi après… »

Moi : « oui, oui j’arrive mon chéri, laisse moi me faire belle pour découvrir ton premier grand achat ! »

En cette journée glaciale de début d’automne, j’accompagne mon fils, mon bébé… enfin mon grand garçon, le sang de mon sang, qui m’amène découvrir sa première acquisition immobilière ! Il a récupéré les clés ce matin et me propose de me montrer l’endroit. Comme tout parent, ému aux premiers pas de leurs chérubins, je savoure ce petit bonheur dans la vie de Mathéo ! Bon, il semblerait qu’il y a du travail pour aménager le lieu, refaire l’électricité, mettre le local aux normes de sécurité… Je l’entends souvent discuter avant et après les diners avec son père sur tous les détails à mettre en place pour ces travaux mais il est heureux d’avoir pu s’acheter un local rien qu’à lui pour les répétitions de son jazz band, un petit groupe de musiciens qu’il a formé depuis ses 15 ans.

Mathéo : « ne t’habille pas trop chic m’man, tu sais c’est le chantier là bas et couvre toi bien, il fait froid dehors… »

Mon bébééééé… Je suis fière de lui… c’est vraiment un enfant facile, débrouillard, calme et affectueux. Bon, il y a eu des années difficiles à l’école mais dès qu’il a eu un crayon dans les mains, j’ai toujours été bluffée par ses dons en dessin ! Ce n’est pas parce que c’est mon fils, mais croyez moi, il est doué ! ça y est, on arrive sur les lieux…

Mathéo : « Maman, je vais te proposer un truc. Tu fermes les yeux quand on entrera dans le local et tu me laisses te le décrire. Et je te dirai quand ouvrir les yeux, tu veux bien ? »

Moi : « Ok mon chéri, donne moi la main alors pour avancer. »

Et tout doucement, on se dirige vers son antre à musique. Le jazz a toujours été sa passion, avant le dessin certainement. C’est vrai que je ne lui ai pas épargné mes concerts jazzy pendant toute ma grossesse rue des Lombards les jeudis en afterwork. Le grenier du pavillon devenait étroit avec la nouvelle batterie de son acolyte Gabriel, le piano à queue et la contrebasse de Mathéo, auxquels se rajoutaient les trompettes, trombone et clarinette ; ils ne sont pas moins de 10 dans ce petit groupe ! Alors quand Mathéo a vu que la Mairie vendait une partie de son immobilier aux enchères, Mathéo s’est précipité à la séance et avec le petit pécule économisé sur les comptes épargne qu’on lui avait ouverts à sa naissance, les économies de ses 3 dernières années de jobs d’été, il a pu s’offrir ce local désaffecté, jadis une bâtisse de gare, pour son groupe de jazz.

Mathéo : « ça y est maman, on est à l’intérieur. Alors, la pièce est aussi grande que notre salon et la cuisine américaine. Sur ta droite, 3 immenses fenêtres qui donnent sur une grande étendue de verdure déserte avec les anciens rails de l’époque recouverts d’herbe. Tu imagines la luminosité dans cet espace ! ça nous changera du grenier étroit et sans trop de lumière hein ! Comme ça va être chouette l’été quand les journées seront longues et qu’on ouvrira en grand les fenêtres ? Là derrière toi, il y a un immense mur sur lequel tu peux imaginer des graffitis de ton fils adoré. Sur la gauche, il y a encore 2 autres fenêtres. Rien de lourds aux fenêtres, des volets en bois. Le piano sera sur la gauche, près du mur sur lequel des photos de notre groupe aux différents concerts seront affichées. A côté et un peu en retrait, y aura la nouvelle batterie de Gabriel et tout autour de nous les autres membres du groupe avec leurs instruments. Je t’ai dit qu’on aura une nouvelle chanteuse cette année ? »

Moi : « ah vous avez vite retrouvé quelqu’un alors. Je l’aimais bien Nadège. Toute mimi et une super voix de groove… mais bon suis contente aussi qu’elle ait pu réaliser son rêve en tentant sa chance au Canada. Tu as de ses nouvelles ? »

Mathéo : «  Oui ça va. En plein installation en ce moment mais elle chante déjà dans 2/3 bars dans la semaine. Celle qui nous rejoint s’appelle Léa et est super méga mignonne, tu verras. Bon, je continue de te décrire le lieu : Au sol un parquet flottant, avec au-dessus un faux plafond couleur bois. Les murs écrus et remplis de posters de nos concerts au Petit Montparnasse chaque année et des photos de papa. Tu sais, celles qu’il prend souvent pendant les concerts, sans pose et où on est vraiment au naturel. Qu’en penses tu ? »

Moi : « oui, oui, je peux ouvrir les yeux maintenant car ta description m’intrigue ? »

Mathéo : « non, pas encore, laisse moi finir. Tu sais, le studio est assez grand et pourrait même y recevoir 4/5 rangées de chaises pour des concerts qu’on organiserait ici et tu nous ferais tes délicieux financiers aux fruits confits pour le petit verre offert après le concert…

Moi : « bien entendu mon trésor, fixons la première date et on en profitera pour inviter toute la famille et y faire comme une pendaison de crémaillère, qu’en penses tu ? ça va te prendre combien de temps pour mettre l’électricité aux normes et faire le déménagement de vos instruments de musique avec ton groupe ? »

Mathéo (qui rit) : «  attends, maman, ne t’emballe pas… on va attendre encore un peu pour fixer une date… tu peux ouvrir les yeux maintenant… »

Mathéo est en quatrième année d’école d’ingénieur-architecte après un passage à l’Ecole Boulle. Il s’est donné le challenge de transformer ce local désaffecté tout seul ; il dessinera les plans du futur aménagement, il choisira les matériaux et installera tout.  Bien sûr, ses acolytes vont l’aider et il compte aussi sur l’altruisme d’inconnus de son réseau social OVS sur lequel il va lancer cet appel d’aide à l’aménagement. Bien entendu, avec son père on va l’aider à se procurer les produits (ça va lui faire au moins 3 Noëls / Anniversaires d’un coup ;)) à bon prix en passant par la boîte de maçonnerie de son père qui peut acheter au prix professionnel. Mais là où je suis la plus épatée en tant que mère est de constater que mon fils a l’apanage de la jeunesse qui croit en l’impossible et qui sait se donner les moyens pour que ses rêves les plus fous deviennent possibles. C’est mon fils, ma fierté….

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Le texte de Bénédicte :

Avec ce genre d’endroit, il n’y a que deux options: soit on achève la démolition, soit on se laisse imprégner par quelque chose d’impalpable et on entame la réhabilitation…

Mais en fait il en existe une troisième : on fuit en courant et on change d’agent immobilier !

  Bon, trêve de plaisanterie, si j’étudie de près la photo, je deviens peu à peu sensible à ses harmonies de couleurs passées, délavées, accidentées. Chaque petit carré,isolé,ferait à lui seul un tableau abstrait….

 J’ai du mal à identifier ce lieu. Cela ne ressemble pas à un squat,pas de tags,pas de recoins évoquant une quelconque intimité. Ce n’est pas un garage, il y a trop de fenêtres.On pense aux temples d’Angkor avec la nature qui reprend ses droits,mais c’est bien trop moderne pour ça.Si c’était une friche industrielle,il y aurait sans doute des vestiges de machines.On ne voit pas d’impacts de balles ou d’obus qui feraient penser à une scène de guerre.Si les habitants avaient fuit precipitamment une catastrophe naturelle,ils auraient probablement laissé plus de choses derrière eux,et un tremblement de terre aurait fait plus de dégats sur la structure…..

   Bref,tant pis,je donne ma langue au chat,c’est à dire à Leiloona !

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Le texte d’Adèle :

Toute la beauté du monde

Dans la salle d’interview, les questions des journalistes continuaient de fuser.

Elle était lasse, elle voulait juste rentrer chez elle, prendre une douche et dormir.

« Mademoiselle Alvarez de la Gomera, pendant votre détention, qu’est-ce qui vous a permis de tenir ? »

Elle marqua un temps de réflexion, pendant lequel les flashs des photographes continuèrent de l’éblouir avec brutalité.

Elle répondit : « Pour supporter le difficile et l’inutile, y a l’tour de l’île »

Elle inspira un grand coup, repoussa sa chaise pour se lever et quitta la salle. Sa sœur la rattrapa, passa son bras autour de ses épaules, dans un geste protecteur et chaleureux. « Qu’est-ce que tu as voulu dire, avec  ton tour de l’île ? De quelle île parlais-tu, tu n’as pas quitté Paris ? »

Plus tard.

D’un geste vide d’épuisement, elle fit signe qu’elle ne voulait plus parler.

Peut-être, quand elle aurait dormi, si un jour elle reprenait pied, si elle arrivait à digérer ces jours de non-vie, peut-être alors, elle raconterait. Là, maintenant, personne ne la croirait. Ou plutôt ne la comprendrait.

Un jour peut-être, elle essaierait d’expliquer que dans ce squat si glauque, dans cette pièce puante aux murs couverts de lèpre rose, dans ce hangar rempli de peur autant que de vide, elle avait vécu parmi les plus beaux instants de sa vie.

Il y avait eu l’enlèvement, brutal, rapide, inattendu. Un coup derrière la tête, des mains liées dans le dos, un coffre de voiture où elle crie, elle étouffe, elle pense mourir. Le moteur rugit. Dans le noir, elle roule d’avant en arrière, elle se cogne, elle pense qu’elle va vomir.

Arrêt. On la sort, on la traine, car ses jambes tremblent trop. Un immeuble abandonné, un matelas par terre et un radiateur auquel on attache ses mains. On, c’est une cagoule et des gestes brutaux, c’est une voix menaçante : « Tu restes bien sage et dès que ton père a payé, tu pourras partir. »

Son père possède une grosse holding en Amérique du Sud. Il connait les risques pour sa famille, c’est pour cela qu’il a envoyé sa fille faire ses études en France. Raté !

Elle pleure. Autour d’elle, un non-lieu, un espace-temps à remplir. Sur son matelas, elle est comme une naufragée sur une île.

Pour ne pas sombrer, elle doit retrouver sa sécurité intérieure, celle qui permet au bébé de s’endormir seul dans son lit. Alors, comme à un enfant, elle commence à se raconter une belle histoire.

Elle plonge dans sa mémoire. Une île, Santorin. Au sommet, les ruines d’Akrotiri et une vue panoramique. Le bleu tout autour, la mer Egée, le ciel, une douce chaleur. Quelques fleurs blanches agitées par le vent.

Posé dans l’herbe, un livre dont elle reconnait la couverture bleue. Poussière d’homme de David Lelait-Helo.  Elle feuillette quelques pages, certaines sont cornées. Elle relit quelques lignes. «Je ne tombe pas amoureux, je m’élève amoureux. Je t’aime comme on s’élève et grandit, comme on se hausse sur la pointe des pieds pour apercevoir la mer de l’autre côté de la barricade. Je t’aime en liberté. »

Elle entend une guitare. C’est Moustaki qui chante et qui la berce. « C’est pour toi que je joue Grand-père c’est pour toi. Tous les autres m’écoutent mais toi tu m’entends … »

Les heures passent, apaisées. Elle trouve le sommeil et au réveil, le lendemain, à côté du matelas, une bouteille d’eau et un sandwich, un seau où elle pisse. Immonde.

Elle a froid, elle grelotte. Elle ferme les yeux, pelotonnée en boule. Quand elle les rouvre, autour d’elle tout est blanc. La neige ! Elle se lève, marche prudemment pour ne pas glisser. Le chemin longe le fleuve pris par les glaces. Elle aperçoit les gratte-ciels et la silhouette massive du Château Frontenac.  Elle pousse la porte d’une maison en bois, toute blanche. Un feu crépite dans la cheminée.

Elle contourne le canapé à carreaux, saisit un ouvrage dans la bibliothèque. La maladie de Sachs de Martin Winckler. Il s’est installé à Montréal depuis quelques années, pense-t-elle. Elle espère qu’il y est heureux.

 Une musique s’élève dans l’air transparent. La voix rocailleuse de Félix Leclerc, qui chante l’île d’Orléans. Elle s’allonge sur le canapé, s’enroule dans le plaid, elle est bien, elle s’endort.

C’est le fracas de la porte brisée qui la réveille. Des hommes en noir font irruption. Tout va très vite ; les policiers, tout caparaçonnés, lui font un rempart de leurs corps et l’extraient de la pièce. Elle entend des cris, des détonations. C’est fini.

 « Pour supporter le difficile et l’inutile, y a l’tour de l’île ».

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Voici les liens vers les différents textes écrits à partir de la même photo :

70 comments

  1. nimentrix says:

    @Leiloona : tu n’en finira jamais de m’étonner, et tant mieux 😉 Et toujours cette « patte », cette description fine, sonore et tactile.Un texte terrible mais d’une rare poésie. J’adore l’apaisement finale, cette harmonisation entre l’homme et la Nature. Quand cette connexion se fait la douleur n’est plus là, seul reste le meilleur des deux mondes… Merci, Madame la Louve 😉

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    • Leiloona says:

      Ah ah, pourtant la Louve était bien cachée ici, tu l’as vue tout de même ? Tu crois qu’elle assistait à cette scène ?

      Je me demandais ce qu’allaient penser les lecteurs avec ce texte ce matin. Effectivement c’est une mort que je décris ici, mais elle est à mes yeux une métamorphose, pas une mort. Étrange, peut-être, sans doute, pour certains, mais terriblement normal pour moi quand je l’ai écrit …

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      • nimentrix says:

        Cela tiens en effet plus de la transformation (représentée par la lame XIII dans le tarot, la Carte Sans Nom, que certains « profanes  » appelle « La Mort »). Et ça n’est pas la fin du tout étant donné qu’il y a 22 cartes et que ce n’est que la 13ème étape …. Ton texte a une dimension chamanique de par la (re)connexion de l’homme avec la nature…

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  2. lemexicainjaune says:

    Très beau texte Leiloona. Cette photo m’a fait pensé aux superbes livres de photo « forbidden place » sur des lieux d’habitation ou industriels désertés.

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    • Leiloona says:

      Merci, le Mexicain … J’adore ces photos, j’ai failli en acheter une la dernière fois à Ye**** K****r, mais je me suis ravisée, autant ces photos me fascinent, autant les avoir chaque jour sous mon nez, dans mon appart’, c’est différent.

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  3. nimentrix says:

    @Claude : je me suis laissé totalement embarquer par ton texte, j’ai adoré accompagner le souverain d’une Rome moderne et la chute (de l’empire romain ?) m’a agréablement surpris et ému 🙂

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  4. nimentrix says:

    @Nady : nous devrions tous voir la vie avec les yeux de Mathéo, qui voit toutes les potentialités au delà de l’apparence… De multiples lectures possibles dans ce texte très philosophique.. Merci à toi 🙂

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    • Nady says:

      Rhoooo Merci Nimentrix. suis très touchée 😉 Contente que cela t’ait plu.

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    • Benedicte D. says:

      C’est déjà gentil comme commentaire!!! Je crains d’avoir été assez nulle cette semaine question imagination….Par rapport à vous tous ce n’est pas vraiment mon truc d’ailleurs!…Alors je regarde la photo et je fais confiance à la première émotion qui m’envahit….

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      • merquin says:

        Et pourtant c’est la meilleure méthode: y a la confiance et authenticité et spontaneité et un peu de toi dans chacun de tes textes.

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  5. Leiloona says:

    @ Claude : Je t’ai renvoyé un mail, mais il m’est revenu … :/ Je disais que j’avais adoré le ton du texte, les mots, la tournure de l’ensemble. Encore, encore !

    (et je te demandais aussi comment tu avais découvert cet atelier …)

    A la semaine prochaine, alors ? 🙂

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  6. Leiloona says:

    Nady : Encore une fois sous le charme du message de ton texte … j’aime le regard que tu portes sur les choses. Et puis, bon y a un Gabriel dans le texte, tu sais m’amadouer. 😉

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  7. Leiloona says:

    Bénédicte : Alors après la louve de Nimentrix, me voici devenir une minette … Bon, bon, bon … cela dit, ces animaux me vont bien au teint ! 😛

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    • Benedicte D. says:

      @Leiloona : J’adore cet exercice chaque mercredi,mais quand je vois la qualité de certains textes, dont le vôtre cette semaine en particulier qui m’a beaucoup ému,j’ai l’impression de jouer davantage dans la catégorie »billet d’humeur »…..Je ne sais pas inventer des histoires,déjà quand il fallait le faire pour mes enfants c’était la galère et pour mes petits-enfants je suis celle qui joue aux cartes avec eux!!!…..Mais si vous voulez bien me garder j’adore être ici…..

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      • Leiloona says:

        Bénédicte … ici nul regard négatif sur les textes, comme je le dis chaque semaine, le tout est de prendre du plaisir, nous ne sommes pas là pour juger. Nous sommes là pour le plaisir d’écrire, de partager nos émotions sur un texte. Qui serais-je (qui suis-je ?) pour vous juger ? Je te / vous garde, oui, forcément, cette question ne se pose même pas.
        Et nous portons tous un regard plus ou moins négatif sur notre texte. Le mien que vous encensez, par exemple (et je te / vous remercie), j’ai failli le supprimer hier soir en le relisant. Donc bon … non, restez. 🙂 A la semaine prochaine.

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  8. Laurent FUCHS says:

    Le vent et le temps semble nous inspirer. A un an près, les souvenirs remontent à la surface. La seule différence réside dans le choix des armes et de celui qui va passer de vie à trépas.

    Un très beau texte, émouvant pour une fin de vie avant une peut-être future renaissance ?

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    • Leiloona says:

      Laurent : oui, une image forte engendre des textes forts aussi … pour la suite du texte, je ne sais pas, à toi de l’imaginer … Je ne suis qu’un passeur, là.

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  9. Benedicte D. says:

    @Claude : Super idée!…Super décalage!….Je suis ravie qu’Emilien ait toute cette vie dans sa tête…..
    @Nady : Ce fils c’est la vie,l’inconscience,le mouvement,la projection vers le futur et vous c’est la raison,la réalité,la position parentale souvent nécessaire pour venir y mesurer les rêves…..

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  10. Albertine says:

    @ Leiloona : La Nature, en apparence hostile, accueille en son sein un homme qui a fini son chemin de vie : beau texte !
    @Claude : Une tonalité très différente des textes précédents. La folie, la souffrance de cet « empereur » déchu sont très bien rendues.
    @ Nady : Je me reconnais tellement dans cette mère fière de sa progéniture 😉 ! J’aime l’optimisme revigorant de Mathéo et le regard bienveillant de ses parents sur son projet un peu fou.
    @ Un texte en forme de « pirouette » ! Leiloona va donc manger de la langue 😉 !

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  11. Choup says:

    trois textes si différents, c’est un plaisir. Leil: je n’ai pas vu une mort, pour ma part, j’ai vu une transformation.

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  12. Anne-Véronique says:

    Quelles belles interprétations !
    @Leiloona : Ton texte est beau et dure aussi. J’ai vu la mort, le changement la transformation mais pour un mieux. Il reste un gout d’espoir dans la douleur. Tu as bien fait de ne pas le supprimer hier 😉
    @Claude : j’adore le décalage entre les deux personnages, la folie assumée (a-ton le choix quand on est fou ?) Captivant…
    @Nady : Ton texte fait écho au mien, mais dans l’admiration et le réalisme d’une entreprise folle ! Je suis certaine que ce jeune homme arrivera à créer ce qu’il espère ! L’envie déplace des montagnes
    @Bénédicte : quelle joie de vous lire ici, depuis quelques semaines. J’aime votre approche dans l’analyse de vos émotions ! il n’y a pas d’obligation, tout est possible ici et vos textes ont leurs places chez Leiloona ! 🙂

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  13. adèle says:

    @ Leiloona : j’ai cru un instant que le décor de son enfance allait se reconstituer par magie. Las ! Il abandonne et je trouve cela très triste.
    @Claude : Très joli texte. Le sujet m’a fait penser à un Fred Vargas lu récemment.
    @Nady : si tu savais comme ton texte me parle ! J’ai du être une mère juive dans une précédente vie !
    @Bénédicte : pour toi cette image ne signifie rien. Alors moi je t’imagine comme quelqu’un de très jeune dans sa tête, qui fait fuir le malheur par son esprit ultra positif. Est-ce que je me trompe ? 🙂

    NB J’ai posté mon texte juste avant les 12 coups de minuit, j’espère que Leiloona le publiera ce soir. Signé : la reine de la procrastination 🙂

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    • Benedicte D. says:

      @adele : D’accord pour jeune dans ma tête je crois que c’est vrai….Pour le reste il va falloir que je demande à Leiloona s’il y a un âge pour la retraite sur ce blog!!!……

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    • Leiloona says:

      Adèle : Oh mais je ne le vois pas comme un abandon, c’est lui qui donne le signal, il agit et ne subit pas ! 🙂

      Répondre
      • adèle says:

        Justement, ça me fait penser à tous ces suicides, assistés ou pas, 11 000 par an en France, et ça m’attriste 🙁

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  14. Claude says:

    @Leiloona : c’est très beau. J’aime beaucoup ton texte. C’est une métamorphose décrite avec beaucoup de poésie.
    J’aime aussi ton commentaire à Bénédicte. Je souscris à cet esprit : nul jugement, nulle compétition. Le plaisir d’écrire et de partager.

    Répondre
  15. Claude says:

    @ nimentrix : c’est super cette autodérision. La boîte dans la boîte… Un beau déroulé… Bravo.

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    • Leiloona says:

      Hi hi, Nimentrix, c’est la porte à côté, il n’est plus hébergé ici (je l’ai fichu à la porte … chut. :-P)

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  16. Claude says:

    @ Albertine : ton récit est poignant.
    @ Lilousoleil : il y a un sacré rythme. c’est sympa
    @ Anne Véronique : c’est drôle ce monologue. Vus les travaux, j’espère que lui a le moral…

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  17. blogadrienne says:

    belle métamorphose chez Leiloona, belle chute chez Claude, belle fierté maternelle chez Nady et belle curiosité chez Bénédicte 🙂
    Je sens qu’avec cette photo il y aura de la vraie variation!

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  18. Claude says:

    @Fuchs : J’ai été touché par cette idée de l’hôpital qui meurt
    @ Lemexicainjaune : Tchernobyl est bien trouvé.
    @ Jacou : un sacré décalage ; j’aime bien
    @ Eva : qu’elle ne divorce pas à cause de çà. Ou il a d’autres raisons, j’espère…A moins qu’elle ne soit une femme aux réactions passionnées…
    @ Sabine : il y en a tant pour qui c’est le contraire. Le luxe est bien souvent un rêve.
    @ Victor : il y a une force dramatique. Dur d’être le dernier témoin.
    @Laflibust : c’est frais et rythmé. Un peu gai. Ca fait du bien à la photo…

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  19. Parlonslittérature says:

    @Leiloona : j’ai beaucoup apprécié ton texte ! La métamorphose était belle !
    @Claude : En effet, ton personnage doit se faire soigner. Il a un problème avec la réalité !
    @Nady : émouvant texte sur la relation mère-fils. J’ai même cru à un moment donné que la mère allait être choquée par l’achat de son fils chéri, mais pas du tout ^^ !
    @Bénédicte : le manque d’inspiration arrive à tout le monde mais tu t’es bien en sorti je trouve 😉 !

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  20. victor says:

    @ Leiloona : Un joli texte sur le fait que rien n’est éternel, sur la vie…
    @Claude : Émilien prend ses reves pour des réalités, il vie dans sa tête d’une certaine manière, c’est très bien écrit !
    @Nady : Entre l’atelier 188 et celui-ci, tu me bluffes vraiment ! J’aime beaucoup quand tu en dévoiles plus sur tes personnages, sur leurs vies, sur leurs passions… Tu écris vraiment bien comme ça ! Bravo
    @ Bénédicte : Moi aussi j’aimerais bien savoir je t’avoue !

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  21. Claude says:

    @ Lyvann : c’est bien un repère. Et, entre le laid et le beau… Bien écrit.
    @ Sarah : on aimerait savoir la suite. Pas mal cette ambiguïté..
    @ Titoulematou : tout vit, même le minéral. Et il est encore plus témoin (souvent pour plus longtemps) que le végétal et l’humain. Bien vu.
    @ Parlonslittérature : je vois que là aussi la maison parle. Mais elle accepte comme une fatalité les outrages subis.
    @ Panullum : un bel optimisme ne fait pas de mal vue la décrépitude du lieu.
    @ Bénédicte : j’aime beaucoup cette énumération de possibilités qui débouchent finalement sur un questionnement. Et c’est bien écrit de manière naturelle.

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  22. Nady says:

    @Leiloona & @Claude : vos textes se font écho surtout au milieu pour celui de Claude ! C’est incroyable ! Quelle belle idée de voir la mort comme une façon de rejoindre la belle nature ! Ce qui nous donne une raison de plus de ne pas la détruire ! Merci à vous 2. La chute de Claude m’a bien fait rire 😉

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    • Leiloona says:

      Merci Nady. Oui, c’est ainsi que je voulais la montrer. Ni suicide, ni en fin de vie … une osmose entre l’homme et la Nature. Une sorte d’osmose en fait.

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  23. sabariscon says:

    @ Leil quelle sublime métamorphose!
    @ Claude, cette conjugaison de la folie et de la raison donne un texte très efficace.
    @ Nady, jolie projection et belle réaction maternelle.
    @ Bénédicte, tu résumes bien les différentes options! Je ne fuirais pas je pense.
    @ Adèle, très efficace! Bel effet de refrain!

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  24. adèle says:

    @Lyvann : j’aime beaucoup l’idée du monde à la fois beau et laid, c’est tellement juste !

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  25. merquin says:

    @Leiloona: ça fait très SF, tu sais de ceux que j’ai du mal comprendre, dès l’annonce ďalpha et oméga (j’associe ces 2 là aux étoiles.) C’est très calme d’abord comme une vie normale; et puis je me reconnais dans la vieille chaumière et navire et retour au bercail. Subtil le prénom et le jeu du lexique lié aux minéraux et la nature. Oui, ton texte me parle beaucoup.

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      • merquin says:

        Non pas du tout perdu. C’est juste le souvenir de lecture lié aux mots alfa et oméga. Ton texte à toi est clair comme de l’eau de roche.

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        • merquin says:

          PS: sauf je n’ai quand même pas vu la mort de Pierre mais une transformation très surnaturelle genre SF.

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  26. merquin says:

    @Claude: j’aime beaucoup Emilien. Il a un de ces discours dont je ne me lasserai pas d’entendre. Un empereur moderne !

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  27. merquin says:

    @Adèle: mais c’est un vrai film dis donc. Un rapt, une protection policière et au milieu de tout ça , l’île! Santorin je connais pas mais la mer Egée oui. Et je me suis retrouvé dans cet extrait mais vraiment hein! Y a bien un contraste flagrant et prenant dans l’action du récit et le moment sur l’île! Boujou.

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  28. Nady says:

    @adèle : super ton texte ! Il me fait penser aux superbes pouvoirs de la sophrologie pour affronter les difficultés de la vie ici bas parfois. Très réussi ce tour de l’île 😉

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  29. Benedicte D. says:

    @Adèle: Je trouve ton texte magnifique,ça fait plusieurs fois que je reviens pour le relire….Il me parle dans la mesure ou je sais qu’on ne survit au difficile qu’en s’échappant dans d’autres mondes….La douleur physique recule devant un beau film ou un moment de partage et de rires avec des amis….Bien sûr qu’elle revient après,mais pendant un moment elle est passée en arrière plan…..

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    • adèle says:

      @Bénédicte : merci pour ton commentaire éclairant. Je suis contente d’avoir réussi à lâcher des émotions dans ce texte. Avoir été comprise, c’est la cerise sur le gâteau ! 🙂

      Tu verras, toi aussi … 🙂

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