Tapis rouge ! (Atelier d’écriture)

© Kot(images)

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L’air était chaud, une de ces soirées d’automne où il fait encore bon traîner dehors avant que n’arrive la nuit. Des badauds avaient aussi choisi de profiter de la lumière d’Octobre, des derniers moments avant l’hiver retors et glacial. Pour quelques jours encore, ils profitaient de la douceur de la vie.

Ed faisait partie de ces promeneurs, même si lui avait en tête une idée bien particulière. Ses pas ne l’avaient pas mené ici par hasard. Une sorte de prédestination ou d’instinct. Plus tôt, il s’était demandé quelques heures tout de même s’il faisait bien de venir par là. Jamais bon se montrer le lendemain … Être reconnu était si vite arrivé …

Pourtant, il s’était résolu à prendre sa veste et son chapeau, appendice vestimentaire qui le cacherait tout de même du vulgus populus.
Ed était un homme qui portait bien sa soixantaine tassée. Une certaine classe, un rien qui l’habillait. Pourtant, il ne s’était jamais mis en avant dans sa vie. On pourrait même dire qu’il avait souffert d’un anonymat certain, mais n’avait rien fait pour le changer. Il y a une dizaine d’années, un tournant avait opéré dans sa vie, mais, comme à son habitude, il avait pris le temps, voyant s’écouler entre ses mains le temps, ce sable d’or qu’on ne rattrape jamais. Enfin, il avait cru en lui, en ce qu’il faisait, mais là encore, quelque chose l’avait maintenu au sol. Une dernière peur avant le saut dans le vide ?
Sans aucun doute …
Mais, un soir, alors qu’il était retombé sur d’anciens textes, il avait enfin osé et s’était lancé.
Le résultat et les lauriers n’avaient pas mis longtemps à venir. Très rapidement un arrangement avait été proposé, Ed avait même été le premier étonné. C’était donc vrai ?

Là, ce soir, en regardant le journal, il lisait des mots qui semblaient ne pas lui appartenir. Et pourtant, il s’agissait bien de son premier spectacle.

Jubilatoire ! Vertigineux ! Encore ! Bis repetita ! Du jamais vu encore ! Quelle imagination ! 

Les critiques étaient unanimes. La première avait été une réussite.

Ed sourit. A qui ? Laissons-le tranquille, sur son chemin de route : ce sourire appartient à son histoire. Rappelez-vous, Ed est un homme discret aux allures de dandy. Il n’aimerait pas qu’on connaisse tout de lui.

Il replia alors le journal, le mit dans la poubelle la plus proche et reprit sa route. Lui aussi avait bien le droit de profiter de ce bel été indien.

© Leiloona, le dimanche 24 janvier 2016

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Le texte de Claude :

New York, années 50.

Il s’appelait Edward Cameleone. Il avait un boulot fou. Tueur à gages, avec pour principal commanditaire un Parrain notoire, il n’arrêtait pas. Cette semaine là, il  avait coulé deux hommes dans le béton, enlevé et séquestré dans une cave une cantatrice qui pesait un quintal bon poids, puis noyé un homme politique en renom dans les eaux capricieuses de l’Hudson. Il ne lui restait qu’à empoisonner le directeur d’une grosse entreprise de BTP, la Spencer Bros Ltd, et il pourrait goûter enfin un repos bien mérité.

Sur le trottoir en face de l’hôtel où séjournait la future victime, il opéra une dernière vérification. L’Herald Tribune du matin venait de publier la liste et les photos des principaux chefs d’entreprise en vue. Une chance pour mémoriser le portrait de celui qui l’intéressait.

Toujours impeccable au travail, Edward avait mis son chapeau de toile, sa chemise aussi blanche que ses dents, et sa veste d’été en coton. Un pro. Il retrouva son client au bar de l’hôtel, trouva un prétexte futile pour lier conversation, lui proposa un verre, et versa discrètement le produit mortel dans son bloodymary. Il repartit tranquillement. Le solde du paiement sera récupéré comme d’habitude dans la boîte aux lettres de son immeuble.

Rentré chez lui à la nuit tombée, il dîna simplement, regarda un polar à la télé et se servit un whisky bien tassé, indispensable breuvage des héros de films noirs.

Le lendemain, non seulement il ne trouva rien dans sa boîte aux lettres, mais le principal lieutenant du Parrain l’attendait en bas, browning chargé au ceinturon, avec une mine des mauvais jours. Il fit monter Edward brutalement dans son salon.

-Cameleone ! Tu es fini ! Traître ! Tu as empoisonné hier le directeur de la Stancer, le meilleur ami du Patron ! Tu vas le payer cher ! Fais tes prières, rascal !

A genoux, le pistolet sur la tempe, Edward regarda une ultime fois la photo de Kot : la veille, il avait stupidement oublié de mettre ses lunettes pour consulter le journal.

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Le texte de Nady :

NB : La lecture d’une collègue de l’atelier il y a quelques semaines où elle s’était donnée comme challenge de faire un texte de 1 000 caractères (espaces compris), m’avait bluffée. J’ai voulu tenter l’expérience cette semaine mais ai commencé à l’échelle en dessous pour un début soit 1 000 caractères (espaces non compris)

 

Qu’est ce qu’il peut bien lire ce charmant vieux monsieur au chapeau et à la chemise blanche ouverte ? C’est un ancien myope tiens. Il m’inquiète car il a l’air tellement concentré dans son article qu’il pourrait se faire écraser en traversant s’il ne lève pas la tête. Vous me direz, de ma terrasse, je n’ai que quelques pas à faire pour le rattraper si le danger se pointait mais bon, suis fatiguée et ai plus envie de savourer mon chocolat chaud.

Mais je suis curieuse de savoir ce qu’il lit : la rubrique nécrologique de ce mois de janvier ? huum, ça devrait plus l’inquiéter avec le départ de toute une génération de people… Les résultats du loto ? Mouais, si c’est ça, il n’a pas du tout les bons numéros… Les résultats de la Bourse ? Argh, trop risqué pour lui ça…

Alors, que lit il bon sang ? Je sais, la curiosité est un vilain défaut, mais c’est plus fort que moi. Une habitude héritée de mon travail certainement où c’en est une grande qualité mais là, à ce moment précis, à quoi ça va me servir de savoir ce qui attire autant son attention ? Allez, je me risque : je vais feindre de vouloir attraper un bus imaginaire, le bousculer, ramasser le journal tombé et regarder l’article en remontant… A 3 je m’élance : 1 – 2 –

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Le texte de Mariane :

Je suis bien dans ce café. J’y viens toutes les semaines écrire mes articles et installée là, au fond de la salle  je peux regarder la rue et les gens qui passent. Oh ! On n’est pas dans le luxe ici, on baigne dans une vieille odeur de frites et de café. Malgré le nom énigmatique, le café « Oz », le décor y est kitsch voire même vétuste mais il y fait bon et je suis dans les bonnes grâces du garçon :

-Un grand cappuccino s’il vous plaît,

-Sans sucre et avec un verre d’eau comme d’habitude ?

Nous échangeons un sourire, toujours le même, parfois quelques mots sur le temps qu’il fait. Chaque semaine c’est pareil et c’est très bien comme ça.

Je tiens la rubrique des faits divers dans le journal local. La semaine dernière c’était la démolition de la barre Verlaine, l’autre jour l’assassinat du marchand de kebab.

Cette fois, je ne sais pas encore…J’ai du mal à rassembler mes idées, à cause de ce type planté devant la devanture du café. On se demande ce qu’il fabrique… Il est là, immobile, il n’a pas fait un geste. Je ne vois que son dos.

Un dos intéressant du reste, je déteste chez un homme un dos mou, arrondi, un dos veule. Je n’aime pas non plus les carrures de déménageur, les dos larges comme des murs.

Non, celui-ci est droit, élégant et mince, indice d’un caractère distingué.

Tiens, le voilà qui se retourne ! Ah ! un beau visage, pas très jeune peut être mais agréable. Des traits réguliers, un nez fin.

Il attend quelqu’un ? Une femme sans doute car il garde à la main ses lunettes de vue.

Il n’a quand même pas l’air très nerveux pour ce genre de rendez vous. Par moments d’ailleurs, on a l’impression qu’il est carrément narquois. C’est un détective ! Il surveille la gare routière en faisant semblant de lire, content de suivre sa proie des yeux.

Ah ! oui ! mais il y a le chapeau ! avec un chapeau , même parfaitement porté comme celui-ci , on ne passe pas inaperçu.

Non, pas un détective. Trop voyant.

Un quidam ordinaire attendant l’agent immobilier qui lui fera visiter le genre d’appartement « bijou avec de beaux volumes ». Oui, peut être…

Quoique …les lunettes à la main, il a l’air bien concentré. C’est un trader, il prend des nouvelles de la bourse.

C’est ça, un trader ou encore un avocat. Rien que le col ouvert de la chemise blanche…Un type à l’aise dans l’existence, élégant par habitude, sûr de lui par métier.

Tiens, le voilà qui rentre dans le café. Il se dirige vers le fond de la salle. Les toilettes peut- être ? Non. Pas possible !!Il vient carrément vers moi. Ai-je pensé à voix haute ? D’un air rigolard, il me tend la main comme une vieille connaissance !

« Ah !Ah ! Zéro sur toute la ligne !! Vous avez tout faux !Je vous donne encore une chance et si vous trouvez, je vous paie une glace ! »

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Le texte de Bénédicte :

Depuis que sa femme est morte,entraînant dans sa longue maladie les économies de toute une vie,il s’est installé dans ce petit studio.Les enfants ont pris leur indépendance aux quatre coins des Etats-Unis et ne représentent plus une charge pour lui.Il a vendu tout ce qui ne lui semblait pas indispensable,et il a organisé sa survie selon un rituel immuable….

    Tous les soirs,à peine rentré,il retire son chapeau,le brosse soigneusement et le dépose sur la commode.Il enlève son costume et le suspend dans ses plis,ajuste les épaules sur le cintre,aligne les jambes du pantalon l’une sur l’autre et les fixe avec une pince.Il examine ses chaussures,les semelles,les lacets et les cire avec beaucoup d’attention.Il repasse la chemise blanche qui a séché toute la journée accrochée à la douche et lave celle qu’il porte.Comme tous les soirs aussi il dîne d’une boite de soupe et de toasts grillés.Et puis il se couche,le chauffage réglé au minimum.Avant d’éteindre,il dépose une caresse sur la photo de sa femme,lui raconte quelques menus événements de sa journée,et enfin règle son réveil et s’endort….

    Le soleil se lève à peine quand il se fait un café et s’habille.Il ajuste son chapeau devant la glace,met ses lunettes dans la poche intérieure de sa veste,prend ses papiers d’identité et descend dans la ruelle obscure.Les voitures qui passent ont encore leurs phares allumés.Il y a beaucoup d’élégance dans ses gestes.Il soulève son chapeau en inclinant la tête quand il croise une dame qu’il connait sur son chemin et touche le rebord avec sa main quand c’est un homme.Il marche d’un pas vif et arrive à son banc,celui sur lequel il attend tous les matins la livraison des journaux…..

    Ses lunettes sur le nez,un crayon à la main,il entoure les offres d’emploi qui semblent lui correspondre.Quand il a tout examiné,il part pour une longue journée de prospection dans les différents quartiers de la ville.Il espère toujours que son maintien,son costume,sa façon de s’exprimer,compenseront les rides qui marquent son beau visage.

    Chaque jour apporte sa dose d’espoirs et de désillusions.Parfois ça marche et pendant quelques temps il travaille, paie ses charges,sa nourriture,fait quelques économies….Mais ça ne dure jamais,plus assez jeune,plus assez performant,il y a toujours quelque chose qui ne va pas….

     Alors il retourne sur son banc,sans amertume,sans lassitude,et avance jour après jour dans ce long tunnel qui le mènera à coup sûr vers sa femme…..

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Le texte de Manue Rêva :

Il était seul. Depuis toujours. Non pas qu’il ait cherché à tout prix la solitude, c’est plutôt la solitude qui s’était habituée à lui, comme une compagne fidèle. Son lit, année après année, restait vide, glacial. Les mêmes gestes remplissaient son quotidien, une douche rapide en se levant, un café très fort dans son unique tasse ébréchée et surtout pas un bruit dans son minuscule deux pièces jusqu’à l’heure de son départ. La couleur avait petit à petit disparu de son appartement, tout comme le confort, les coussins s’étaient usés, leur rembourrage s’était évaporé, les plumes reparties dans la nature.

Chemise impeccablement repassée, il avait eu le temps ce matin-là d’acheter son journal avant la venue du bus. L’allure grave qui le caractérisait depuis trente ans restait la même. Chapeau vissé sur la tête, lunettes à la main, il s’attachait à trouver où la folie du monde allait l’amener aujourd’hui. L’espace d’un instant, une éternité pour lui, il fut transporté à Ouagadougou, au milieu du sang et de la peur. Il était elle, blessée à mort, et cherchant en vain du secours. Il voyait à travers elle les cris et la douleur, il sentait la vie la quitter, il se rappelait avec elle ses bonheurs et leurs larmes se mêlaient ; c’était la seule manifestation de tous les sentiments qui l’animaient qu’il s’accordait à laisser voir aux autres. Une perle de tristesse, une seule, et le cours de sa vie reprenait ses droits.

Tous les jours, inexorablement, il revivait une minute tragique de cette Terre de terreurs. Dès que son regard plongeait dans une photographie de presse, il ne faisait plus Un, il appartenait à un autre espace temps. Vous comprenez bien qu’il ne pouvait être heureux tant il était habité de fantômes.

Une fois seulement il avait cru qu’il aurait le droit à sa part de bonheur. C’était à la fin de la journée, le ciel était rouge écarlate, il rentrait chez lui à pied quand son regard avait été attiré par la devanture du buraliste du coin de la rue. Le New York Times publiait un photoreportage sur une ville oubliée des hommes, une ville désertée par sa population à cause de la nocivité d’un minuscule atome. Le journal faisait sa Une sur des immeubles vides et abandonnés. Soudain transporté là bas, il avait ressenti pour la première fois la vie, une vie fuyant les émanations toxiques, une vie abandonnant ce qui lui était cher, mais une vie qui ne semblait pas s’éteindre. Revenu à lui la seconde suivante, il avait sauté dans le premier avion vers l’Europe pour essayer de la retrouver. Il l’avait longtemps cherchée dans toute l’Ukraine et finalement retrouvée dans un hôpital, la maladie venait de faire son apparition et son signal était chaque jour plus faible, il était grand temps qu’il arrive. Ils étaient immédiatement tombés amoureux, il lui avait raconté l’étrange don qui l’avait mené jusqu’à elle, elle lui avait dit la vie douce, pleine de petits riens qui comptent tant, qu’elle avait eue jusqu’à la catastrophe. La somme de ces riens du tout était d’une telle force qu’elle lui fit oublier pendant un temps les morts qui le hantaient chaque jour. Puis elle mourut et il rentra chez lui.

Ce matin-là donc, des années s’étaient écoulées depuis son retour, des jours entiers ainsi que des nuits de hibou à penser à elle, à son souvenir. Il revenait juste du Burkina Faso et retenait sa respiration en tournant les pages de son journal. Son corps souffrait mais il restait imperturbable. Son regard fut alors happé par une toute petite photo, un reportage décrivait les destins brisés par le nucléaire de ces hommes et de ces femmes d’Ukraine, du Japon, d’ici ou d’ailleurs. Elle était jeune, elle était souriante, elle était en vie sur cette image d’archive, il partit instantanément dans le passé pour lui prendre la main et l’embrasser.

En cette fin de matinée maintenant, sur le trottoir newyorkais, un passant retrouva un chapeau et une paire de lunettes brisées, aucune trace de leur propriétaire. Les feuilles d’un journal s’envolaient une par une. Sur l’une d’elle, un lecteur attentif pouvait distinguer une photographie un peu floue, celle d’un homme et d’une femme s’enlaçant.

Il avait finalement trouvé le bonheur au milieu du chaos.

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Les textes écrits à partir de la même photo mais publiés sur d’autres blogs :

63 comments

  1. Stephie says:

    Leil : j’aime beaucoup ! Avec un coup de coeur particulier pour l’avant-dernier paragraphe

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  2. Stephie says:

    Claude : jolie pointe d’humour noir sur la fin. Toujours mettre ses lunettes 😉

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  3. blogadrienne says:

    Leiloona, chouette! du positif!
    Nady: le mien aussi est un ancien myope 😉
    Bénédicte: c’est étonnant comme nos textes ont des similitudes!!!

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    • Leiloona says:

      Adrienne : la vie est composée d’un ensemble, ni tout noir, ni tout blanc … dans mon texte de la semaine dernière, le positif était là aussi … je t’assure. 🙂

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  4. Stephie says:

    Nady : moi aussi j’aimerais savoir ce que les gens lisent Dans les transports, je me contorsionne souvent pour essayer de voir le titre sur la couverture d’un roman par exemple 🙂

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  5. Stephie says:

    Mariane : rha ben c’est malin 🙂 On veut tous savoir qui c’est, maintenant 😉

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    • Benedicte D. says:

      Merci Stéphie, c’est que tu étais dedans et ça me fait plaisir….

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  6. Leiloona says:

    Claude : Ah ah, nos personnages portent le même prénom (même si j’ai choisi de l’abréger pour plus d’anonymat), mais fichtre, ce ne sont pas les mêmes. Encore une fois tu nous embarques vers de nouvelles terres. Sans cesse du renouveau chez toi ! 🙂

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  7. Leiloona says:

    Nady : je dois t’avouer que je n’ai pas retrouvé ta patte dans ce texte, est-ce la contrainte des 1000 mots ?

    Sinon je dois aussi reconnaître que j’adoooore regarder ce que lisent les autres dans le métro … défaut féminin sans doute. 🙂

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    • Nady says:

      Merci @Leiloona pour ton adorable retour. ça a été vraiment une contrainte ce challenge des 1 000 mots… j’ai effacé, réécrit, à nouveau effacé, retapé et une faute s’y inséra avec touS au lieu de touT…. Ralala…. dur dur la vie 😉
      Ton texte fut un plaisir de lecture et à travers lui je crois avoir reconnu un comédien qui m’avait bluffé dans « A tort ou à raison » il y a quelques années ! C’est fou, tu as le pouvoir de créer des histoires qu’on croirait vivre et s’en rappeler comme un beau souvenir vécu ! merci 😉

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      • marianegd says:

        bravo pour avoir relevé ce défi! et assez espiègle comme démarche! chiche dans la vraie vie?

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  8. janickmm says:

    Nous avons vu dans cet homme, sa distinction et son élégance, par contre je ne parviens pas à prendre la photo, cela fait deux fois , est-ce que je m’y prends mal, pourtant j’opère toujours de la même façon, y a-t-il une personne qui saurait m’aider ?

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  9. Albertine says:

    @Leiloona : Retour non pas sur le lieu du crime mais du succès ! Ed, le discret aura droit à un tapis rouge de feuilles d’automne lors de sa promenade.
    @Claude : Un tueur presbyte ! Chouette texte !
    @Nady : J’espère au moins que le personnage a eu le temps de finir son chocolat chaud 😉 !
    @Mariane : j’ai trouvé sa profession : télépathe !
    @Bénédicte : Cette résignation tranquille est poignante.
    @Manue Rêva : Fin très poétique ! J’aime beaucoup l’expression « nuit de hibou ».

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      • marianegd says:

        Un texte triste mais beau, sûre qu’on passe à côté de tas de gens comme lui.

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  10. titine75 says:

    @Nady : la curiosité est un vilain défaut mais en même temps je crois que nous tous celui de vouloir savoir ce que les autres lisent notamment dans les transports en commun !

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  11. Chroniques de Nimentrix says:

    @Leiloona : Il était une fois, une femme qui écrivait des textes brillants, qui nous raconte l’histoire de cet homme qui a modifié sa trajectoire de vie à la cinquantaine, et qui a enfin « franchi le pas », une fois la soixantaine arrivée… Dites moi Madame, allez-vous attendre la soixantaine pour laisser votre talent éclater en plein jour ? Vous nous décrivez un personnage mystérieux, qui tient particulièrement à son anonymat, un dandy élégant, mais c’est surtout votre écriture qui est élégante, et je me demande quand l’écrivain qui sommeille en toi sortira de l’anonymat ? Toi aussi, un soir, en regardant le journal, tu liras des mots qui sembleront ne pas t’appartenir… Ca doit-être une agréable sensation, donne-toi ta chance 😉

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  12. Chroniques de Nimentrix says:

    @Claude : (manque de) Vision Fatale 😉 Toujours cet humour qui te caractérise, nous avons toi et moi transformé cet homme en exécuteur au destin « tragique ». Meri de me faire commencer la semaine avec le sourire 🙂

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  13. Curieuse grignoteuse says:

    C’est amusant comme cet inconnu transpire l’élégance et la dignité dans chacun des textes. Et son côté métropolitain, son cachet anglophone même, semble faire l’unanimité 🙂

    @Leiloona : J’aime beaucoup ton style qui nous transporte toujours dans un monde tellement bien imaginé qu’il nous paraît tangible. D’ailleurs, voilà une histoire qui nous laisse espérer, qui nous prouve qu’il n’y a pas d’âge pour toucher de nos doigts nos rêves les plus fous…

    @Claude : C’est vrai que cet homme est trop classe pour ne pas paraître suspect. J’ai adoré la fin, où, trahi par sa vue vieillissante, on finit par lui réserver le même sort qu’à ses victimes.

    @Bénédicte : Voilà un texte très touchant qui reflète la triste réalité de l’économie américaine… Avec un système où il n’existe pas de sécurité sociale, la précarité guette et personne n’est malheureusement à l’abri. Parfois, continuer à soigner son apparence permet de ne pas sombrer dans la honte, de garder un semblant de dignité.

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  14. Chroniques de Nimentrix says:

    @Nady : joli exercice de style.. Faudrait que j’essaie un jours d’écrire moins de 1000 caractères alors que je dépasse souvent les 1000 mots 😉 J’aime beaucoup le fait que le texte s’arrête sur le 2 😉

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  15. Chroniques de Nimentrix says:

    @Benedicte : avant de commenter le texte, en lui même un détail « technique » : tu ne mets pas d’espace après tes ponctuations (virgule, point), ça rend la lecture du texte plus difficile, alors que ton texte mérite une belle respiration. Histoire d’un homme qui s’est créé une routine après la perte d’un être cher. Le niveau de détail dans la description de ces gestes montre à quel point tous ses gestes sont devenus un « rituel ». Joli texte malgré sa tristesse.

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    • Benedicte D. says:

      Merci pour le conseil, c’est un truc auquel je n’ai jamais fait attention, et c’est vrai qu’on respire mieux ainsi….Dommage, je ne peux pas corriger tous mes textes, mais ça me démange!!!!…..Je suis contente qu’il t’ait plu, j’ai aimé l’écrire.

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  16. Manue Rêva says:

    @Leil : je l’aime bien cet Ed, il m’est sympathique ! Il faut du temps pour oser sauter 😉 Joli texte !
    @Claude : Toujours une chute hilarante ! J’attends ton texte avec impatience à chaque fois !
    @Nady : Moi aussi, j’aime savoir ce que bouquinent les autres !
    @Mariane … J’imagine, s’ils pouvaient tous entendre ce que nous nous disons intérieurement, que la vie serait plus pimentée ! Excellent !
    @Bénédicte : Belle description d’une triste réalité !

    Bonne semaine !

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    • Benedicte D. says:

      Merci Manue, quand je vois la qualité de ton texte j’apprécie d’autant plus!!….

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  17. Chroniques de Nimentrix says:

    @Manue Reva : Mesdames Messieurs, je demande une standing ovation pour Manue Reva !!! Tout simplement touché par cette superbe histoire ! Je te conseille de voir le fil « I Origins » de Mike Cahill, surtout ne regarde pas la bande annonce ! Même si la thématique est différente de ton texte, cela devrait te plaire. Une très belle histoire que tu nous racontes là, avec ce subtil mélange de SF de fantastique que j’adore tant. Bravo ! 🙂

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    • Manue Rêva says:

      waouhhh merci monsieur ! Tu m’as boostée pour le reste de la semaine là !

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  18. Benedicte D. says:

    @Leiloona: Tu vas nous faire attendre aussi longtemps en continuant d’accumuler les textes?!!….Allez on va bien finir tous ensembles par t’obliger à sauter dans le vide non?….Et pourtant ce n’est pas faute de te répéter chaque semaine à quel point ton talent nous laisse sur les fesses!!!…..

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  19. Benedicte D. says:

    @Claude: On attend chaque semaine ce que tu vas bien pouvoir inventer, et à chaque fois le plaisir est au rendez-vous!…Pauvre tueur à gage miro!…Y-aurait-il une justice divine, à défaut de celle des hommes, qui aurait fini par le rattraper?….C’était quand même pas très moral ce qu’il faisait non?….

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  20. Benedicte D. says:

    @Nady: Un coup long, un coup court et le dernier dans la cible!…Je crois que la semaine dernière c’était parfait. Cette semaine il nous manque une partie de ton style avec la contrainte que tu t’es imposée….L’histoire est bien trouvée, elle fait écho à une curiosité naturelle chez beaucoup d’entre nous…Heureusement que tu nous a précisé que tu étais déjà prête à le rattraper si le danger survenait, car dans cette phrase je t’ai retrouvé toute entière!!…..(même si le chocolat reste bien tentant!)

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    • Nady says:

      Merci @Bénédicte pour ton retour. En effet, je me suis un peu coupée les ailes cette semaine à vouloir me lancer un challenge mais bon, c’est ça aussi la vie 😉 oui, le chocolat chaud était divin 😉 hihihi
      Ton texte est merveilleux dans la description au début et je t’avouerai que je ne m’attendais pas à la deuxième partie qui m’a plus que touchée. Ta description encore là est si juste qu’elle en est saisissante de vérité ! J’ai sincèrement adoré où tu nous as amenés, mille mercis 😉 des bises

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  21. Benedicte D. says:

    @Mariane: Jolies les allusions aux ateliers passés!….L’histoire est bien menée et on avance avec toi vers une conclusion……totalement imprévisible qui nous laisse sur un éclat de rire!….Comment a-t-il fait?….C’était très agréable à lire.

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  22. Benedicte D. says:

    @Manue Rêva: Magique! Je comprend l’enthousiasme de Nimentrix, je le partage….J’ai eu peur un moment que le bonheur ne passe son temps à lui échapper des mains, à force de tomber amoureux de pauvres mortelles, mais là je me dis qu’il est encore en train de vivre une belle histoire, et quelque chose me dit que ce ne sera pas la dernière……C’est un concept, mais comment faire autrement quand on est hors du temps?…..

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    • Manue Rêva says:

      Merci beaucoup ! J’ai hésité entre une fin heureuse et un fin plus tragique et puis je me suis dit que je n’étais pas forcément obligée de tout voir en noir tout le temps, il a donc retrouvé sa belle !

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  23. sabariscon says:

    @Claude, j’aim le quotidien d’Edward qui tue aussi platement qu’on remplit son frigo ou la machine à laver. Quant à la chute, j’adore!

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  24. sabariscon says:

    @Nady, tu décris la curiosité, celle qui ne nous lâche pas et nous torture jsqu’à ce qu’on lui cède.

    @ Mariane, mais qui est le plus curieux des deux finalement?

    @ Bénédicte, un texte émouvant sans doute par la tristesse qui semble coller au personnage comme son ombre.

    @ Manue Rêva, tu as mêlé les univers avec brio.

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    • Benedicte D. says:

      Je ne peux même pas imaginer que j’aurais sa dignité si je perdais mon amour….

      Répondre
    • Nady says:

      Merci Sabine pour ton retour. Suis en retard dans ma lecture cette semaine mais vais me rattraper semaine prochaine 😉 bises

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  25. Claude says:

    @ Leiloona : à prénoms similaires, je préfère de beaucoup ton personnage. J’éprouve pour lui de la tendresse. Tu le décris bien : lui, son humilité, son sourire et son secret. Très attachant.

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  26. Claude says:

    @ Nady :
    @ Mariane :
    C’est pas mal d’arriver à ce que le lecteur imagine une suite. En plus vous le faites bien. J’ai plusieurs idées concernant vos personnages, mais je les garde pour moi. Vous n’aviez qu’à pas…

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    • Nady says:

      @Claude, tu as attisé ma curiosité… alors dis nous la suite que tu penses à nos textes, steuuuuuuuuplaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit dis ! 😉
      En échange je te dis si tu m’as fait rire ou pleurer avec ton texte que j’ai trouvé captivant, soit dit en passant 😉 belle semaine à toi 😉

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    • Nady says:

      @Mariane : une autre adepte de l’observation du monde à la table de son café 😉 j’étais en terrasse, tu es à l’intérieur 😉 tu as mis les détails que j’ai supprimés de mon texte sous la pression du challenge 😉 Ton texte est très réussi et agréable à lire et attise aussi ma curiosité de savoir ce qu’il fait vraiment dans la vie ce dandy 😉 Trader ? bien pensé 😉
      Bravo !

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    • marianegd says:

      le diable se cache dans les détails : le tueur était presbyte!!trop drôle!

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  27. Claude says:

    @ Bénédicte : ton texte est triste, mais il est très bien fait dans la mesure où tu nous accompagnes dans le rituel méthodique immuable de ton personnage. Ce rituel l’amène en douceur à une fin proche. J’aime beaucoup.

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    • Benedicte D. says:

      Merci Claude….Je crois que cette fin n’en sera pas une pour lui et j’en suis heureuse….En attendant il lui reste cette dignité qui transparait dans la photo je trouve….

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  28. Claude says:

    @ Manue Reva : Ah, j’aime vraiment bien ce cheminement complexe plein de poésie. Et une belle fin. C’est à la fois fantastique, mais tes descriptifs sont précis et imagés à la fois. Bravo.

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  29. Manue Rêva says:

    Je voulais vous dire merci à tous pour vos retours ! J’apprends beaucoup en vous lisant (vos textes et vos commentaires) et j’apprends aussi, et ce n’est pas le moindre des apprentissages, que ce n’est pas une lubie de ma part de vouloir écrire, vraiment, pour de vrai ! J’essaye, au fil des semaines, de me persuader que je peux avoir confiance en ma plume et qu’un jour il en sortira ce qui ressemble à un livre !

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  30. jacou33 says:

    Ed, très bel hommage de Leïloona; et l’autre Ed de Claude ne risqueront pas de se rencontrer! J’aime bien ces deux versions.
    Marianne, par déduction, ce n’est ni Ed l’écrivain, ni Ed le gangster. Alors?
    Peut-être que Nady le sait. 😉
    Tristes héros, d’une vie malmenée, pour Manue Rêva et Bénédicte.

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  31. janickmm says:

    Leiloona : Alors pour toi, il ne s’encombre pas de son journal, et je le comprends tellement son coeur est rempli de bonheur
    Claude : Ah ! Ah ! au début je pensais que c’était un gros dur, intraitable sur le moindre détail, et puis le pauv’garçon, « la boulette », les lunettes ! y’a plus de conscience professionnelle …
    Nady : p’tite curieuse ! va ! à 3 ! on y va !
    Mariane : Bien vu chaque petit détail vestimentaire correspond à un métier différent, bien tourné
    Bénédicte : Un récit en même temps triste et plein de quotidien, Joli récit, j’aime l’exactitude de ses mouvements et la précision de ses gestes

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    • Benedicte D. says:

      Merci à toi d’être venue, je suis contente que tu ais aimé…..

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  32. eva and family says:

    J’aime beaucoup le texte de Marianne ! La chute est extra. Je dirai que c’est mon coup de coeur de la semaine.
    Les autres textes me plaisent aussi, ne vous inquiétez pas !

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