Dessous la mer de nuages (Atelier d’écriture)

© Leiloona

© Leiloona

-Dis, et toi que vois-tu ?

-Je vois la steppe, des herbes qui se couchent et se relèvent au gré du vent,  des cosaques sur leur cheval qui entonnent leur chant guerrier, des belles autour d’eux les saluent de leur mouchoir et clament leur amour déçu.

-Mais alors ça veut dire que mon dragon de nuages cohabite avec tes personnages ?

-Les légendes sont ainsi, elles varient au gré de zéphyr, mais elles portent en elles l’Histoire du monde.  Nos deux univers se mélangent et créent un tableau éphémère. Les cosaques ne se battent plus pour leur Terre, mais contre ce dragon qui est arrivé dans leur village et menace leur famille de ses flammes de l’Enfer.

La mer de nuages, sans cesse renouvelée, était le passe temps favori d’Antoine et de son grand-père. Chaque dimanche, ils se baladaient près de la Seine, s’asseyaient, et levaient les yeux vers ce ciel rougeoyant. Antoine se rapprochait de Vadim, et appuyait son corps frêle de 5 ans contre cet homme aux temps blanchies par le temps.  Qui des deux aimait le plus ce moment privilégié ? L’enfant découvreur d’histoires ? L’homme aux mille et une vies ?

Combien de fois par la suite Antoine avait voulu saisir de nouveau cet instant T où la magie opère ? La mer de nuages pouvait-elle encore délivrer ses secrets ? Avec le temps, Antoine n’avait plus vraiment levé les yeux vers le ciel. Prendre le temps de s’asseoir et de lever les yeux appartenait à l’ancienne génération.

Pourtant, voici quelques mois déjà, Antoine écrit. Trois fois rien, pour un atelier, chaque lundi. Mais à chaque fois qu’il commence son histoire, il griffonne sur sa feuille blanche une invisible mer de nuages.

© Leiloona, le 7 février 2016

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Le texte de Bénédicte : 

Il faisait déjà sombre lorsque j’ai quitté mon bureau, mais l’air était encore d’une grande douceur. On voyait des sourires s’échanger dans la rue, pour rien, juste pour partager l’idée que le Printemps était là et que c’était bon de marcher dehors sur ces trottoirs. J’ai acheté une baguette en passant, et mon regard s’est levé vers nos fenêtres, comme tous les jours. Celle du séjour était éclairée….

Ma bouche était déjà sur la tienne, mes mains dans tes cheveux, mon corps contre le tien quand j’ai ouvert la porte. Dès que j’ai franchi le seuil, c’est ce corps qui a compris le premier que tu n’étais pas là. Il s’est crispé, préparé, la joie l’a déserté d’un seul coup, et j’entends encore le petit bruit qu’elle a fait en s’écrasant sur le sol…

J’ai parcouru rapidement l’appartement, mais j’avais déjà aperçu sur la table basse ce que je craignais d’y voir: un téléphone, des clés et une carte postale….

Je me suis d’abord assis un moment au bord du canapé, la carte dans les mains. Je voyais sans le voir ce paysage sublime, les yeux perdus dans cette surface bleutée. Et puis il a bien fallu la retourner….

    Mon amour

    Je suis partie,comme tu le sais déjà.

    Si tu peux, je t’en prie, attends moi.

    Si tu ne peux pas, je comprendrai.

    Je t’aime tellement….

    Lou

Alors je me suis levé, j’ai ouvert un tiroir du bureau, et j’y ai glissé la carte avec celles qui s’y trouvent déjà, celle de l’année derniere, et celle de l’année d’avant. On n’emprisonne pas un petit animal sauvage, c’est lui qui vient quand il le veut, sinon il meurt….

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Le texte de Nady :

NB : Mon texte ci-dessous est la suite de l’atelier écriture 197 sur notre belle capitale mais inutile de replonger dans mon ancienne lettre pour comprendre celle-ci.

Mon PARIS !

Comme il est bon de te retrouver ! Je te connais par cœur tu sais et j’aime quand tu te comportes comme la main qui veut empêcher le verre de tomber et qui le retient ! A peine rentrée d’Europe, tu m’apparais en photo, toujours aussi beau et romantique ! J’ai envie de courir sur ce pont au-dessus de la Seine, m’y détendre avec toi devant la merveilleuse scène ouverte que tu nous offres à travers ce sublime paysage de tes monuments et de l’agitation autour de nous et sur l’eau.

Oui, je sais, je te suis un peu infidèle depuis quelque temps. Nous savions tous les deux que les mois de chimio n’allaient pas être de tout repos, le corps médical nous avait prévenu. Là, il renouvelle encore un traitement lourd sur plusieurs autres mois car le combat est loin d’être fini ! ça t’agace tout ça, ça te rend irritable sur certains jours à tel point que tu grognes, tu boudes, tu cries, tu brûles, tu fais grève tellement tu es en colère et à bout ! Tu te sens impuissant devant la maladie à ces moments là alors tu trouves tout plein de raisons pour faire sortir ton agacement et par là même tu m’épuises moralement et je pars. Je m’évade, je vole, je vogue vers d’autres lieux, d’autres contrées à chaque grand événement festif comme pour fêter le temps qui passe. Dis toi bien que si je reste avec toi et ta tristesse pendant ces moments symboliques qui se veulent joyeux et pleins d’espoir, je vais entrer dans l’engrenage du pessimisme et ne pourrai plus t’aider ! Je refuse de goûter à tes perfusions car je veux plus que tout garder les idées claires et enjouées pour t’aider à y croire encore à des lendemains heureux. Et je sais que tu me comprends car quand j’ai reçu par la Poste, à mon dernier retour d’Europe, la surprise du livre, Paris en fête, d’Ernest Hemingway , j’ai saisi le clin d’œil que tu a voulu me faire pour me dire que tu ne m’en veux pas de m’éloigner un peu de toi pendant ton traitement ; tu sais que c’est pour mieux te retrouver à mon retour avec une énergie revigorée que je vais partager avec toi.

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Le texte de Claude :

La Tour Eiffel.

Quand je la regarde, je ne peux m’empêcher de penser à une anecdote dont la presse a trop peu parlé, je trouve.

On a découvert récemment, au château du Clos-Lucé, un manuscrit datant de 1517 qui relate une conversation étonnante entre François Ier et Léonard de Vinci qui, comme on le sait, étaient de très grands amis :

Note : la transcription, établie par un jeune stagiaire de l’Institut, reste encore en cours de validation.

« – François, j’ai une idée… Regarde le dessin.

– Quoi  encore ? Qu’est-ce que c’est que ce truc ?

– C’est une idée comme çà. Une tour en métal, haute de 300 mètres environ, avec une taverne au 1er étage, et un brasero permanent tout en haut. Ca a de la gueule, non ?

– Mouuais, c’est un peu phallique, je trouve… Et à quoi ça va servir, hein, dis-moi ?

– A rien. Purement technique et créatif. Il y a des choses comme ça, comme l’Acropole et les cathédrales dont le but était avant tout de profiter des nouvelles connaissances pour réaliser des choses incroyables : ce sont des aboutissements. Entre nous, on retient plus la prouesse de l’œuvre que son utilisation, tu crois pas ? Moi je pense que l’utilisation s’avère secondaire. En tout cas ce n’est pas ce dont on se rappellera en priorité dans les siècles futurs. La technique, je te dis ! La technique et la performance !

– Tu déconnes, là, Léonard…

– Ben François, on est en pleine Renaissance, faut en profiter pour laisser des traces.

– T’as déjà la Joconde…

-Ouais, ben justement. Ma tour plus la Joconde, je te parie que des millions de gens vont se précipiter à Paris rien que pour les voir. De Chine, même…Alors, tu me donnes ton accord pour la tour ? S’il te plaît, François…

– Non, plus de pognon dans les caisses de l’Etat. J’ai un peu trop dépensé à Marignan. Moi aussi j’ai des faits marquants.

– OK, je m’en fous… Je vais la faire quand même, mais elle sera privatisée. Je l’appellerai la Tour Vinci et pour rembourser les emprunts, je ferai payer cher les octrois au peuple pour aller jusqu’à Paris. »

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Les textes écrits sur d’autres blogs :

 

 

65 comments

    • Nady says:

      Merci Sabine, notre belle poète de la semaine 😉 je viens de faire un tour sur ton blog et en ressors ravie 😉

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  1. sabariscon says:

    @ Bénédicte, unbel amour chez cet homme, peut-être une once d’égoisme dans cet animal sauvage. Et surtout un joli texte;

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    • Benedicte D. says:

      Merci à toi d’être toujours là pour nous lire!!….Je me rends bien compte que Lou ne vous apparaît pas très sympathique, mais je t’assure qu’elle ne peut pas faire autrement….

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  2. Stephie says:

    @Leil : j’aime beaucoup ! Allez Antoine, on l’attend ton texte 🙂

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    • Benedicte D. says:

      Merci Stephie, je suis touchée….L’atelier d’écriture est un exercice de haute voltige pour ceux qui n’ont jamais pratiqué!!!!

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    • Benedicte D. says:

      Une sorte d’angoisse je crois….De celles qui donnent l’impression qu’on n’arrive plus à respirer……

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  3. Leiloona says:

    Bénédicte : Fichtre … bon … superbe texte, je ne m’attendais pas à ce paragraphe final qui me retourne le coeur comme une crêpe (saison de la chandeleur oblige …)

    Tellement vraie ta phrase finale. (Que ces gens qui connaissent cette vérité soient remerciés.)

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    • Benedicte D. says:

      Merci beaucoup Leiloona…Tes encouragements me sont précieux car je respecte profondément ton talent.
      J’avais 21 ans quand j’ai construit une famille avec l’homme que j’aime toujours autant maintenant. Mais bien sur qu’il m’est arrivé parfois d’imaginer ce que serait ma vie sans ces « menottes de soie », sans ces attentes, ces responsabilités autour de moi et cette peur de faire du mal…..

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  4. Ludo says:

    Tout le monde regarde la Tour Eiffel alors que la poésie était nichée dans les cumulus… Bravo leiloona! Tres chouette histoire, on devrait parler plus souvent des relations entre un grand père et son petit fils…

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  5. Leiloona says:

    Nady : Ta syntaxe elle-même brille par son énergie. On sent le peps, la folle envie de vivre, chaque mot est comme un zébulon. Pas de doute que tu puisses lui transmettre cet optimisme. Et tu as raison, si nous nous y mettons tous nous formerons une joyeuse ronde protectrice et bienfaitrice. Merci.

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    • Nady says:

      Merci pour ton retour Leiloona, on ne se rend pas compte de l’effet de nos mots parfois et j’aime lire ton ressenti ; c’est inconsciemment l’effet voulu dans ce monde bien morose et pessimiste 😉 beau week-end à toi

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  6. Leiloona says:

    Claude : comment te dire ? Dès les premières lignes, je me vois, au coin du feu, en tailleur, avec d’autres personnes autour (tous ceux de l’atelier en fait) et on t’écoute religieusement, on sourit aussi forcément, on est ébahi par tes connaissances qui transparaissent en filigrane. Vous avez, cher monsieur, du talent car vos connaissances sont utilisées avec une belle impertinence. Et à la fin du récit, écoutez-nous, on ne cesse de dire « encore, encore ! » : )

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    • Benedicte D. says:

      Oui….Et je crois que ce sera à lui de savoir quand il ne la supportera plus…..

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  7. titine75 says:

    @Nady : C’est vrai que pour l’entourage la maladie est difficile aussi et il en faut de l’énergie pour soutenir les malades. Un joli texte qui aborde ce thème avec douceur.

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  8. titine75 says:

    @Claude : Excellent, excellent, excellent ! Un peu de Léonard au réveil me ravit et ton dialogue est tellement drôle ! Merci à toi pour ce chouette moment de lecture !

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  9. Chroniques de Nimentrix says:

    @Leilonna : j’ai passé des heures, des jours, des semaines le nez et l’imaginaire dans les nuages… J’aurais aimé avoir la chance de pouvoir en discuter avec un grand père, maître dans la création d’histoires que j’aurais passé des soirées à écouter… J’aime beaucoup cette idée de transmission orale présente dans ton texte, ces rituels quasi initiatiques que notre civilisation trop matérialiste et ultra connectée semble avoir définitivement oublié…

    J’aime beaucoup chez toi cette importance des racines familiales qui se laissent doucement teinter par une nuance de fantastique, quelque chose d’aérien chez toi dont tu n’as pas forcément conscience mais qui permet au lecteur de t’accompagner et de s’envoler.

    Il est temps que je prenne mon envol moi aussi, merci de m’avoir accueilli dans ce atelier. Je reviendrais de temps en temps 😉

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  10. framboise says:

    Débuter son lundi avec vous quel bonheur 😉 mes cafés n’en sont que meilleurs :-p

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  11. lemexicainjaune says:

    ah ben zut. Je n’ai pas participé à cet atelier, je pensais que tout le monde allait parler du black-out sur cette jolie photo. Paris sans électricité. Mais je découvre de super textes !
    @Leiloona, ton texte est différent cette semaine. empreint de nostalgie. Il me parle beaucoup.
    @Benedicte. Ouch. une grosse claque. Bravo, j’aime particulièrement la dernière phrase. Lou. Cela fait penser à Appolinaire et son infortune avec sa maitresse volage…
    @Claude : toujours autant d’imagination.respect !

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    • Benedicte D. says:

      Merci….Mais je t’assure que ma Lou à moi n’est partie pour personne….

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  12. Claude says:

    @ Leiloona : très joli ton texte sur cette relation enfant-grandpère et cet imaginaire partagé. En regardant les nuages, il fait souvent bon de quitter la rationalité des cumuls-nimbus pour s’évader dans les steppes de l’Asie centrale… Merci pour cette fraîcheur de vue.

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  13. Claude says:

    @ Bénédicte : très beau ton texte. Une certaine leçon d’abnégation d’un côté et d’égoïsme de l’autre. Moi aussi, j’aime beaucoup ta phrase finale. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me fait penser au poème de Prévert « Pour faire le portrait d’un oiseau ».

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    • Benedicte D. says:

      Merci Claude, je crois que l’amour engendre parfois des situations étranges vues de l’extérieur, mais où il règne une forme d’équilibre entre deux tempéraments….

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  14. Claude says:

    @ Nady : ton texte est émouvant, comme une lettre qui se termine par une nécessité vitale d’optimisme. Et très bien écrit. Bravo.

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    • Nady says:

      Merci Claude pour ton retour.
      Que dire du tien ? Le choix du vocabulaire et l’idée des dialogues entre François 1er et Léonard (j’adore le clos-Lucé, pour la petite histoire) sont justes extras ! Bravo et merci pour ce sourire que tu fais pointer sur nos visages chaque semaine ! 😉

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  15. Benedicte D. says:

    @Leiloona: Quelle tendresse et quelle poésie dans ce texte!!….Toute ma vie j’ai regardé la forme des nuages qui défilent au-dessus de moi. Parfois toute seule allongée dans l’herbe ou sur le sable, parfois à côté d’un enfant qui voit rarement la même chose que moi!…Souvent il invente des mondes et moi j’y cherche quelque chose qui existe déjà!…J’ai adoré retrouver tout ça…..

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  16. Benedicte D. says:

    @Claude : Quel talent!!….Toutes les semaines je me précipite sur ton texte et je ne suis jamais déçue!….Tu arrives à chaque fois à m’embarquer dans tes mondes…..En plus je suis une fan totale de Léonard de Vinci, pas forcément pour la Joconde, quoique respect quand même, mais pour tout le reste….Alors une tour avec taverne et braséro je dis oui!!!….

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  17. Benedicte D. says:

    @Nady : Chère Nady, je sens une légère lassitude dans ta vocation d’infirmière!!….Mais tu as profondément raison: on ne peut aider un grand malade(surtout de la taille de celui-ci) que si on se sent bien soi-même…Sinon les angoisses se cumulent, la fatigue nous rend moins patiente et on ne sert plus à rien. Un peu de distance, un bol d’air au parfum d’ailleurs, et ça repart. N’est-il pas vrai?….Une bien jolie façon d’évoquer les problèmes qui existent toujours et les solutions qu’à notre échelle nous pouvons essayer d’y apporter….

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    • Nady says:

      Merci pour ton retour Bénédicte. Oui le temps passe, on se rend compte qu’on est en super forme et qu’on a encore tellement de choses à découvrir qu’on se doit d’être un peu égoïste parfois et faire fi des plaintes de certains malades surtout quand ça risque d’être long à soigner 😉
      Ton texte est très beau. Je ne t’ai jamais lu dans ce registre et comme pour beaucoup ta dernière phrase a fait écho en moi : dans ce cas, chacun devrait être un petit animal sauvage mais s’il n’y plus un qui attend l’autre, ça risque d’être difficile de se retrouver sur les mêmes ondes au même moment 😉 bravo !

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  18. Benedicte D. says:

    @Nimentrix : « Ce n’est qu’un au revoir mon frère
    Ce n’est qu’un au revoir
    Car nous nous reverrons mon frère
    Car nous nous reverrons »
    Snif, snif….(mouchoirs)…..Ce n’est même pas la peine de te dire à quel point ton regard sur nous et tes textes exigeants vont nous manquer!…..

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    • Chroniques de Nimentrix says:

      @Benedicte, même si je participe plus en tant que « contributeur », cela ne m’empêchera pas de venir jeter un oeil (ou deux) à ce qu’il se passe ici et de laisser quelques commentaires 😉

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  19. Chroniques de Nimentrix says:

    @Benedicte : tu gagnes en assurance à chaque texte, mais là j’avoue, je suis bluffé : quelle maîtrise et quelle chute ! Une jolie palette d’émotion, tout en sensualité. Amusant aussi que le petit animal sauvage s’appelle…Lou 😉

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  20. Chroniques de Nimentrix says:

    @Claude : à quand l’adaptation de cette épisode méconnu de l’histoire avec Leonardo (Di Caprio) dans le rôle principal ? Je propose une opération : une place de cinéma achetée, deux heures de parking offert Vive ton humour 🙂

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  21. janickmm says:

    Leiloona : c’est beau, ce mélange fabuleux entre deux vies complices
    Bénédicte : c’est délicat, frais, tendre, je reconnais dans ce texte l’agréable subtilité de l’auteur

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  22. Curieuse grignoteuse says:

    Je n’ai pas participé à cet atelier, car l’inspiration me manquait, mais je vois que ce n’était pas le cas pour vous.
    @Leiloona : Que dire ? Tes textes sont toujours riches et poétiques. Tu détournes à merveille le regard sur les sublimes couleurs qui colorent le ciel de Paris. Voilà un bien joli monde imaginaire qui rapproche ce petit garçon de son grand-père.
    @Bénédicte : En quelques phrases, tu parviens à nous faire passer par chacune des émotions de ton protagoniste : l’espoir, l’appréhension, la douleur, le chagrin. C’est beau, c’est tendre, très touchant.
    @Nady : Chouette texte sur ce Paris malade, toxique même pour ses habitants, mais qui garde toute sa splendeur.
    @Claude : Tes petits billets humoristiques sont un délice. J’adore ce De Vinci des temps modernes.

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    • Benedicte D. says:

      Merci d’être venue quand même et merci pour ce joli résumé…..

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    • Nady says:

      Merci pour ton retour Curieuse grignoteuse. Tu n’as pas écrit cette semaine ?

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  23. Manue Rêva says:

    Purée, moi je cours après le temps … Je vous fais des bisous à défaut de laisser moults commentaires ! Je repasse vite, je ne vous oublie pas 😉

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  24. Nady says:

    Comme Manue Rêva, je sprinte après le temps depuis quelques semaines mais promis juré je prends le temps de vous lire ce week-end 😉 Mille mercis pour vos retours qui sont pour moi depuis lundi quelques secondes de bouffée d’oxygène qui me revigorent dans cette course folle 😉 belle soirée à tous

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  25. Nady says:

    @Leiloona : j’aime beaucoup ton texte et ce rituel entre Antoine et son grand-père est si touchante que j’en ai frissonné ! C’est vrai qu’on a de moins en moins le temps dans nos vies de s’arrêter et regarder les nuages et y découvrir plein d’histoires pour apaiser nos esprits ! Promis, juré ! a mon prochain « pèlerinage » à la campagne, je prends ce temps après avoir observé les arbres pousser 😉

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  26. Antigone (@EcritsAntigone) says:

    Oh comme c’est beau Leiloona, j’adore !! Je regardais beaucoup les nuages avant… Je ne te lis qu’aujourd’hui désolée…
    Bénédicte : triste histoire qui se termine… à répétitions.
    Nady : il faut se connaître bien pour accepter une telle distance pendant la maladie…
    pas facile.
    Claude : quoi ? Gustave n’aurait rien inventé ?

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  27. Manue Rêva says:

    @Leil : prendre le temps de s’asseoir et de lever les yeux … et puis écrire …
    J’aime tout dans ton histoire, l’imagination surtout 🙂
    @Bénédicte … c’est joliment … triste !
    @Claude : j’aime beaucoup, une fois de plus ! Tu es drôle tu sais 😉

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Commentaire :

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