Plaine, ô mon immense plaine où pleure le cri des loups (Atelier d’écriture)

© Julien Ribot

© Julien Ribot

Il adore le matin, ce givre qui craquelle sous ses pas, la fumée qui sort de ses lèvres au goût de café-chicoré. Autour de lui, tout dort encore : sa douce dans le lit chaud, ses deux filles dans la chambre attenante. Le chien est le seul fidèle. Il traîne un peu la patte à 4 h, mais une heure plus tard quand Georges sort de la maison, il le suit avec entrain, la queue remuant et saluant cette nouvelle journée à peine commencée.

Un chapeau continuellement vissé sur la tête, été comme hiver, le mégot qui pendouille au coin de sa bouche, qu’il rallumera plus d’une fois, des bottes vertes en caoutchouc, et une gamelle à la main : Georges n’a rien d’un homme extraordinaire. Une famille, une maison, un chien, une maîtresse plus ou moins officielle, des amis : une vie remplie de bonheur et d’engueulades. Viendront ensuite les misères et les affres du temps, mais pour le moment Georges n’a pas 35 ans, il suit seulement le sillon de sa charrue.

Aujourd’hui toutefois il peine à tirer quelque chose de cette terre qui ne produit plus rien. Mais il faut bien nourrir sa famille, payer le loyer et les études des petites. Il voit bien que le gouvernement lui ment, il connaît sa terre, son Чорнозем qui n’a plus de fertile que le nom.  Malmenée, irradiée, elle peine à être elle-même. La mutation a déjà eu lieu, il suffit de toucher la terre autrefois grasse, sèche aujourd’hui, pour comprendre que son sein s’est tari. Frêle et fissurée, la corne d’abondance s’est vidée. Il sait qu’il devra partir, quitter cette région avant qu’il ne soit trop tard, mais comment expliquer l’attachement à sa terre à des bureaucrates, comment expliquer cet amour sans bornes pour sa région ?

Aussi le matin, quand le givre la couvre encore, Georges pense que sous ce masque blanc sa terre vit encore, une heure d’illusion et de magie givrée avant que ne se lèvent le soleil et ses rayons blancs qui ne réchauffent même plus le coeur de notre agriculteur.

© Leiloona, le 1er févier 2016

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Le texte de Manue :

La terre venait juste d’être retournée, le sol humide transpirait la sueur du ver de terre tentant d’échapper aux mouettes venues faire un festin. Une bonne odeur de nature remplissait l’atmosphère de la maison. C’était l’hiver, sous mes yeux, l’arbre au bout du champ n’était plus qu’un squelette. Toutes les nuits, il venait hanter mes rêves. Ses branches, mues par un pouvoir souterrain, s’allongeaient jusqu’à former deux bras gigantesques qui arrivaient jusqu’à mon lit. Les yeux du monstre luisaient comme ceux des hiboux qui habitaient la grange voisine, mais ils semblaient animés par une force maléfique. J’avais beau fermer à triple tour les volets de ma chambre, les mains crochues branchues de la chose parvenaient à ouvrir lentement les deux panneaux de bois puis la fenêtre et venaient chatouiller mes doigts de pieds. Terrorisée, je me blottissais sous mes draps épais et serrais très fort mon petit chat en peluche. Il était extraordinaire ce doudou voyez-vous ! Plus la peur m’emplissait, plus la bulle magique qu’il déployait autour de moi était puissante ; la sombre créature était alors obligée de reculer et mon cauchemar se terminait, me laissant trempée et avec quelques heures de sommeil en moins.

Assise sur le fauteuil de ma grand-mère chaque lendemain de mauvais rêve, contemplant avec défi l’arbre tant redouté munie de mon talisman chéri, je repensais avec nostalgie à ce jour de décembre où des années plus tôt j’avais accompagné mes grands parents dans le grand magasin afin de choisir mon futur cadeau de Noël. Au milieu de toutes les peluches, un chaton noir et blanc m’attendait, il m’appelait, me suppliait de le prendre, il était si petit à côté de tous les autres. Il émanait de lui une telle force de persuasion que dès que je l’avais eu touché j’avais trouvé à mon tour les mots pour convaincre ma grand-mère qu’il était le présent idéal. Je savais qu’il me protègerait quand je serai seule. Il connaissait tous mes secrets de petite fille et d’adulte maintenant. Il savait la force de mon inconscient et m’aidait à lutter contre mes idées noires.

Ce matin là, nul arbre n’était venu perturber ma nuit … c’était le bruit des tronçonneuses qui m’avait réveillée. Et ses cris. Déchirants. Il souffrait, je sentais sa sève fuir à travers le sol et essayer de me rejoindre. Il mourrait et voulait me transmettre son désespoir. Il n’était pas mauvais finalement, juste seul. Déjà les buches s’accumulaient dans les remorques et les brouettes et c’était un tronc nu et exsangue que je regardais par la fenêtre.

Le soir venu, nul feu dans la cheminée, celle-ci était en deuil et avec elle la maison toute entière. Pourtant vous devez deviner avec quelle joie quelques jours ou quelques années plus tôt, j’aurais eu brûlé chaque branche du monstre qui peuplait mes rêves. Mais sa sève coulait dorénavant dans mes veines et munie d’une nouvelle force, j’allais être invincible.

(L’histoire ne le dit pas mais mon petit doigt m’a dit de vous dire qu’un jour quelle ne fut pas sa stupeur de découvrir la réussite de l’héroïne de ce récit. Le journal de TF1 avait diffusé un sujet délirant sur une femme d’affaires qui vendait des petits chats magiques faisant fuir les cauchemars. Tous les enfants l’adoraient. Les arbres-monstres ne se sentaient plus seuls ; abandonnant l’idée de faire peur aux bambins, ils s’étaient regroupés en confrérie et avaient décidé de s’attaquer aux fabricants de poêles. Ceux-ci faisaient de tels affreux rêves qu’ils étaient incapables de travailler. Bientôt, la Terre fut recouverte de forêts luxuriantes. Les problèmes dus au gaz carbonique rejeté dans l’atmosphère furent résolus, la planète était sauvée. Mon petit doigt me dit de vous dire qu’il ne faut surtout pas sous estimer la force qui nous anime.)

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Le texte de Claude :

Tous les week-ends, avec ma femme on va à Montchalon-sur-Serve chez son frère. C’est un arriviste, patron d’une petite boîte qui exploite honteusement une dizaine d’employés rivés par un chômage environnant. On passe beaucoup de temps à table. On l’écoute parler de lui à haute voix, rougi au premier verre de vin, coincé dans un costume serré, la cravate ouverte au deuxième bouton de chemise. Je suis timide et pas mal  introverti. Je me tais, je souris aux plaisanteries, et dès le café servi, je les laisse à leurs digestifs et pars seul avec mon matériel de peinture en bandoulière.

Je suis là, devant mon chevalet planté dans les sillons du champ situé un peu plus loin, et je peins enivré par les odeurs de térébenthine et de nature hivernale. J’ai esquissé d’abord grossièrement le thème sur ma grande toile, puis versé mes pigments sur ma palette. Le temps est gris, mais je souhaite mes couleurs chatoyantes. Je leur veux la magie de Chagall et la violence de Vlaminck. Le ciel, dans lequel s’élèvent mes tourments est bleu de Prusse avec des aplats blancs. Le village, repaire d’humains qui m’effraient et que je fuis, n’est que suggéré, noyé dans une brume improbable : on va le laisser gris avec une pointe d’indigo. Je m’attarde sur l’arbre ; il déploie ses branches dans tous les sens comme pour s’approprier l’espace. Je le magnifie, je le transfigure, je luis offre la liberté et l’importance qu’il mérite. Je suis lui, solitaire et puissant. Mes pinceaux virevoltent, proposent des verts printaniers, des cadmiums lumineux, voire des ocres aux allures de Provence. La réalité n’a plus d’importance. Une forme en amène une autre ; seule l’émotion me guide.

Je me recule ; j’observe mon tableau inachevé ; Il commence enfin à me parler. Il rêve déjà de s’exprimer comme un Mondrian ou un Nicolas de Staël.

Bon sang, il est sept heures ! Ils m’attendent pour l’apéro. Je vais replier sagement mes affaires, partir, retrouver la famille, dîner en écoutant distraitement les discours ennuyeux devant les restes du gigot haricots de midi. Ma peinture m’attend maintenant quelque part, comme une maîtresse que je rêve de retrouver. Autour de la table je regarde les autres en ne pensant qu’à elle. J’ai envie de tout plaquer pour la rejoindre. Mais je ne fais pas parce que je ne suis pas un vrai artiste.

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Le texte de Mariane :

Cet arbre qu’on voit là c’est lui qui l’avait planté du temps où sa maison s’élevait au bord du champ.

Depuis, la ville lui a mangé maison et jardin et voilà l’arbre seul, exilé au milieu des terres noires.

De son domaine, il ne reste que l’arbre qu’on voit sur la photo.

A force de la regarder, parfois, je ne vois plus l’arbre, mais la queue d’un grand paon qui sortirait de terre pour marcher dans le vent.

Ou une algue monstrueuse affalée mollement sur l’océan des nuages.

 Certains  soirs, à la tombée du jour, j’imagine sa ramure comme de noires dentelles cachant la nudité du ciel.

L’arbre prend le visage du vent et des saisons. L’hiver il a mille doigts qui se tendent vers le vide.

 Quand les oiseaux reviennent y installer leurs nids, l’arbre porte des fruits et se met à chanter.

Cet arbre planté là comme un défi, c’est la photo du grand père que je n’ai jamais eu. Les autres ont des grands pères à moustaches, à béret, des grands pères à bedaine avec une canne à pêche, des grands pères en uniforme, en costume de marié, des grands pères souriants et d’autres renfrognés.

Moi non. Mon grand père est un arbre. Sa photo est dans un cadre, sur un mur de la cuisine. On raconte qu’ayant appris qu’on viendrait démolir sa maison, il s’est laissé mourir. Et l’arbre a accueilli ses cendres bien à l’abri dans l’entrelac de ses racines.

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Le texte de Bénédicte :

J’aime l’hiver, ce no man’s land où la nature est en sommeil…..

     J’aime la brume du matin à la campagne, les arbres ramenés à leurs plus simples expressions,les maisons refermées sur leur chaleur, les animaux à l’abri, les coqs qui font la grasse matinée dans une nuit qui se prolonge, les champs désertés, les hommes qui prennent le temps d’entretenir et réparer tout ce qui va bientôt servir, le temps qui s’écoule au ralenti….

     Je ne peux pas dire si j’aime l’hiver à la montagne, je ne le connais pas. Je l’imagine plus actif car cette saison lui convient en attirant les addicts de toutes sortes, ceux qui glissent, ceux qui marchent, ceux qui débutent et ceux qui grimpent toujours plus haut. Je le vois plus gai, animé par le vert des persistants, le bois des chalets, le blanc éblouissant de la neige épaisse, et les couleurs vives portées par tous ces gens qui vont et viennent….

     J’aime moins l’hiver en ville, le froid devient pénible quand il faut se lever tôt, dégivrer les voitures, marcher dans une neige pauvre et sale, pietiner aux arrêts de bus ou s’engouffrer dans les entrailles du métro engoncés dans les manteaux, et quitter à la nuit tombée la lumière froide et artificielle des bureaux. Les balcons prennent un air malade, les squares sont vides et les sans-abris vivent un calvaire…..

     J’aime profondément l’hiver au bord de la mer, la même brume dans les jardins mais légèrement salée, les plages désertes rendues à leurs algues et leurs tempêtes, l’eau verte, grise et parfois blanche d’écume, ces lumières d’une pureté inouïe par temps beau et sec, le rare spectacle de la neige qui se laisse avaler par la marée montante, les maisons de vacances en attente, volets clos, le ciel changeant animé par le vent, le camélia de mon jardin et la douceur d’une lampe à côté d’un fauteuil et d’un livre…..

     En fait j’aime l’hiver pour sa beauté sévère, parfois rude, et surtout pour ce qu’il nous prépare en silence. Il contient en lui les jours qui rallongent, la montée de sève qui explosera en une multitude de bourgeons qui vont nous surprendre un matin, toutes les couleurs qui reviendront comme chaque année, l’herbe qui va pousser, les animaux qui vont sortir, les fenêtres closes qui vont s’ouvrir, les trottoirs qui redeviendront agréables et les parcs accueillants, toute cette vie en gestation sur laquelle il veille et dont il va nous faire cadeau…..

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Les textes écrits à partir de la même photo mais publiés sur d’autres blogs : 

une photo quelques mots atelier d'écriture en ligne

55 comments

  1. titine75 says:

    @Leiloona : un bel hommage à cette dure profession, à cet attachement immuable à la terre et à ce qu’elle produit.

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  2. titine75 says:

    @Manue : J’ai toujours trouvé ça déchirant lorsque l’on abattait un arbre et c’est plutôt ça qui m’aurait fait faire des cauchemars ! 😉

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  3. titine75 says:

    @Claude : c’est amusant, j’ai failli partir sur l’idée d’un peintre pour mon texte. C’est vrai que cet arbre est particulièrement pictural.

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  4. Albertine says:

    @Leiloona : L’attachement à sa terre est une réalité que tu traduis bien. Je me souviens du chagrin de mon père quand la ferme de ses parents a été vendue…
    @Manue : Joli conte de fée . Je suis « conquise » par la première phrase et la sueur des vers de terre 😉 !
    @Claude : Tu retranscris bien la peinture comme moyen de mettre « les autres » à distance. la fin est un peu abrupte. Qu’est-ce qu’un artiste ? Vaste question…
    @Mariane : un grand-père arbre ! Belle idée, pleine de poésie.

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    • Leiloona says:

      Je me souviens de ma grand-mère, me disant elle aussi qu’il n’y avait pas plus joli métier au monde …

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  5. eirenamg says:

    Bonjour
    j’ai trouvé ton texte très touchant sur cette terre qui n’est plus nourricière malgré elle Leiloona, Manue ce côté fantastique est très original j’ai beaucoup aimé aussi et l’ajout à la fin du texte très drôle. Le texte de Claude sur la peinture et cet artiste qui ne s’assume pas m’a beaucoup émue.Tout comme celui de Marianne sur son grand père qui se laisse mourir car on détruit ses racines à travers la maison. De très beaux textes en tous cas qui m’ont fait rêver devant mon café matinal. Belle journée et à lundi prochain Nathalie (eirenamg).

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  6. Anne-Véronique says:

    @Leiloona : j’aime beaucoup ton texte, il sonne vrai, juste, on sent l’amour et la douleur. le dernier paragraphe me plait encore plus.

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  7. Anne-Véronique says:

    @ Manue : une belle histoire, une imagination fertile aussi ! j’aime beaucoup. et je suis comme titine, touchée par le cri de l’arbre que l’on coupe… 🙂

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  8. Anne-Véronique says:

    @Claude : le pouvoir de la peinture pour mettre à distance les cons arriviste, j’aime bien l’idée. J’aime aussi cette exclamation « je ne suis pas un vrai artiste ». Et pourquoi ne serait il pas un vrai artiste ? parce qu’il ne vend pas ses peintures ? les autres images sont belles, comme la toile en cours, à qui il pense comme à une maîtresse…

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  9. eva and family says:

    Beaucoup de textes ne sont pas très joyeux aujourd’hui.
    Hier, le reportage du 13h15 sur « les soigneurs de la terre » aurait pu aider ton Georges, Leiloona.
    Bonne semaine

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  10. Benedicte D. says:

    @Leiloona: Joli portrait à la fois vivant et empreint de la nostalgie d’un temps où la terre était nourricière et le métier de paysan incontournable….Beaucoup d’entre eux ont encore cet amour viscéral pour leurs terres même s’ils en vivent peu ou mal. Où va t’elle cette société qui s’éloigne de la Terre-mère?…..

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  11. Benedicte D. says:

    @Manue : Il faut bien dire qu’il est beau et impressionnant ce squelette d’arbre planté dans le froid….J’ai remarqué comme toi que les enfants partent toujours d’un élément réel pour alimenter leurs cauchemars. Heureusement que les doudous magiques existent!….Jolie fable aussi sur les apparences…..Je ne suis pas sure que tu n’ais pas rejoint les bras de Morphée pour la toute fin de ton histoire!!!!

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  12. Benedicte D. says:

    @Claude : Que c’est beau!…J’adore le tableau de ce peintre même si je ne l’ai pas vu en vrai, comme disent les enfants….Je crois que sans ce moment de grâce je n’aurais pas, comme ton héros, supporté ma journée…..

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  13. Benedicte D. says:

    @Mariane : Pour moi, ton texte est un poème en prose d’une tendresse infinie…..

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  14. Claude says:

    @ Leiloona : ton texte, bien triste, colle parfaitement à la photo. Ton Georges n’a pas de nationalité ; il représente pas mal de paysans pris dans un tourbillon commercial et technologique dont le rythme est incompatible avec celui de la nature…

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    • Leiloona says:

      Merci Claude. Oui, il en avait une quand j’ai écrit ce texte, mais vos commentaires me montrent qu’il est devenu universel, et cela me va bien aussi ! 🙂

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  15. Claude says:

    @ Manue : j’aime beaucoup ton texte -fable. Les cauchemars de l’enfance sont complexes. A la fois redoutables et nécessaires. C’est plus la réalité des destructions qui est durablement dramatique…

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  16. Claude says:

    @ Mariane : ton texte est vraiment très touchant. Bravo, j’aime beaucoup sa sensibilité.

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  17. Chroniques de Nimentrix says:

    Je tiens à m’excuser auprès de ceux qui auront cliqué sur le lien vers mon texte et qui se sont retrouvé face à un « texte inachevé revenez plus tard »… J’ai terminé cette histoire voilà une demie-heure, j’y ai passé juste une peu beaucoup passionnément beaucoup de temps pour « clotûrer » dignement la saga…

    Je me laisse le temps de respirer (et de reposer mes yeux explosés par l’ordinateur non stop depuis ce matin) et je reviens commenter vos textes plus tard. Bonne fin de journée à tous 🙂

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  18. Chroniques de Nimentrix says:

    @Leiloona je commente ton texte en écoutant ceci :

    . Ce chant est l’une de plus intense expérience émotionnelle, je vous l’ai raconté. Comme j’ai aimé accompagner Georges, comme j’ai adoré être son chien, retrouver une forme animale, comme j’aime cet homme, son amour pour sa terre, ses racines. Comme j’aime cette facilité que tu as à me faire oublier que ce texte est écrit : je l’ai vécu, tout simplement. A ce niveau là c’est même plus du talent, c’est de la magie…

    Et en Yann Guerant que je suis, comme j’aimerais avoir le pouvoir de permettre à Noah Mosès de poser ses mains sur les terre de Georges et de ses voisins, de leur offrir une renaissance.

    Même si mes projets m’éloigne un peu beaucoup de ce atelier, ils ne m’éloigneront pas du plaisir de venir lire et commenter tes textes et ceux des autres participants.

    Je ne suis sais pas si je suis un albatros, mais vous possédez un talent incroyable, et je guetterais patiemment votre envol vers les rayons des libraires 😉

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    • Leiloona says:

      Un très joli compliment encore cette semaine … Dire que mon texte n’en est plus un mais devient réalité, c’est … très touchant. 🙂

      Merci à vous. 😉

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  19. Saxaoul says:

    @leiloona : voilà un bien bel hommage. J’en ai en tête deux ou trois qu’il faudra que je réussisse à écrire un jour.

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  20. Saxaoul says:

    @claude : peu importe que ce peintre soit un artiste ou non. L’essentiel est qu’il se fasse plaisir et réussisse à s’échapper de ce monde qui ne lui correspond pas.

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  21. nath says:

    ah Leiloona, cela nous rappelle combien il faut soutenir nos agriculteurs qui en bavent et ont encore la foi. Lorsque je les entends parler cela me donne les larmes aux yeux, tant de dévouement pour si peu de reconnaissance et des gens qui ne comprennent pas cet attachement à leur terre nourricière…

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    • Leiloona says:

      Mes grands-parents étaient agriculteurs, et depuis toute petite j’ai toujours entendu que faire pousser des plantes était le plus joli métier du monde, et effectivement ils donnent la vie.

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  22. Chroniques de Nimentrix says:

    @Claude : une facette de toi qui revient moins souvent dans tes textes, souvent plus rieurs. J’aime la belle émotion qui transparait dans ce texte ? Toi, pas un vrai artiste ? Ah, ce Claude, toujours à blaguer !

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    • Claude says:

      L’artiste est celui qui ose dans son art comme dans sa vie. Comme s’il était porteur d’un message à transmettre. Moi, je n’ai reçu aucun ordre de mission. Je peux ainsi profiter pleinement de mon insouciance et du talent des autres ; c’est très bien comme çà…
      En tout cas, merci de tes commentaires fort sympathiques. Bonne chance à toi.

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  23. Chroniques de Nimentrix says:

    @Benedicte : jolie déclaration d’amour à l’hiver. Chaque saison a son charme, mais j’aime la manière dont tu t’attardes sur cette saison dans différents lieux 🙂

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    • Benedicte D. says:

      Merci…..Tu as remarqué que j’ai fait très attention à mes intervalles après les points et les virgules?!!!!….J’ai eu envie de faire les 4 saisons à l’envers!! Quelle ambition! On se sent tiré vers le haut dans ce lieu. Le seul problème étant qu’on risque de s’étaler de plus haut!!!!……

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  24. Nady says:

    @leiloona : quel bel hommage à ce métier peu reconnu à une période où nos agriculteurs tentent de se faire entendre après les débordements des taxis ! Quel triste monde dans lequel nous évoluons et merci pour cet engagement, je te suis là dedans ! 😉

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    • Leiloona says:

      Triste monde en effet … je pensais plutôt à un paysan ukrainien, mais vu vos commentaires je suis ravie de voir que cet homme est devenu universel ! 🙂

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  25. Nady says:

    @Claude : ton texte m’a fait voir les tourments de Chagall que j’adore. Tentée maintenant de découvrir Vlaminck 😉 que ton héros ne soit pas trop humble, moi j’y vois un Génie d’artiste 😉 merci pour ce beau voyage descriptif à travers la peinture ! La comparaison avec la maitresse est divine et bien trouvée 😉 bref, Bravo pour tout 😉

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  26. Nady says:

    @Bénédicte : waouu belle idée de texte présentant les 4 saisons à partir de cette photo automnale / hivernale 😉 bravo !

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    • Benedicte D. says:

      Merci Nady!!….J’espère que nous allons te retrouver la semaine prochaine….

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      • Nady says:

        Oui Bénédicte, je reviens la semaine prochaine 😉 j’étais à Barcelone la semaine dernière pour fêter le temps qui passe et pas une seconde pour me pencher sur l’écriture mais là, malgré une rentrée chargée, la photo de notre belle capitale m’attire 😉 à lundi prochain 😉

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  27. sabariscon says:

    @ Leil, quel beau portrait! Tellement attendrissant et vivant! Baucoup d’humanité dans tes mots et un très joli rythme.

    @ Manue, une grande puissance poétique, une belle mise en oeuvre de l’enfance et de ses peurs et une chouette fin!

    @ Claude, un beau portrait d’artiste, quoi qu’il en dise!

    @ Mariane, j’aime beaucoup cette fusion entre le grand-père et l’arbre.

    @ Bénédicte, de jolies images qui nous amènent à reconsidérer notre point de vue; Finalement je crois que comme toi je préfère les hivers en zone non urbaine…

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  28. Leiloona says:

    Manue : Superbe texte ! De très belles images, comment ne pas être touché par ce texte rempli de sensations ! ♥

    Claude : En tout cas, j’en connais un, moi, d’artiste, que j’aime lire chaque semaine, plaisir à chaque fois différent, mais toujours bien présent.
    J’étais à la place de cet homme … et en lisant le gigot haricots, je me suis dit « mais non, ce sont des flageolets ! » … Prise par ton texte, quoi. 🙂

    Mariane : Quel joli texte ! J’ai pensé à mon fils … sans papi, et je suis certaine effectivement qu’on établit toujours une substitution, une forme de résilience en somme … Très beau. Merci.

    Bénédicte : j’aime particulièrement cette phrase : « j’aime l’hiver pour sa beauté sévère, parfois rude, et surtout pour ce qu’il nous prépare en silence ».
    Effectivement le silence est souvent rempli d’une force future … joli. 🙂

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Commentaire :

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