Urbex : Fiche d’exploitation n° 238

© Julien Ribot

Le vent du Nord passe à travers les carreaux brisés et laisse entendre une mélodie âpre, comme sortie d’une flûte de pan démantibulée. Il y fait froid, comme toujours : les lieux sont comme les hommes. Inhabités ils se vident lentement de leur chair et de leur chaleur, et ce même en été. Rien ne peut les réchauffer, comme si leur coquille vide était en réalité un trou noir qui ne faisait qu’aspirer la vie qu’ils côtoyaient.

J’aime ces lieux pour leur calme, et leur sérénité. Me poser, là, sur des pierres au passé chargé, et m’envelopper de mille et une histoires prêtes à être racontées. Vous y voyez sans doute la fuite du temps, l’inexorable déchéance de l’homme sur la Nature. Au contraire, je vois ces plongeurs qui se réunissaient pour une compétition chaque dimanche, ces cours donnés à des enfants grenouilles barbotant encore dans l’eau ; j’entends ces cris de joie qui emplissaient la piscine et résonnaient pour s’éclater plus haut, sous ce toit cathédrale … ne courez pas, ne courez pas autour de la piscine ! ; je sens encore cette odeur acide et caractéristique du chlore qui piquait mes yeux et les rendait, au bout d’une heure, comme ceux des lapins russes dans les cages de mon grand-père, rouge sang ; sous mes semelles le sol est encore trempé de ces éclaboussures que des enfants joueurs viennent de jeter.

Et vous, quelle vie y voyez-vous maintenant ?

La littérature est une véritable chimère. Le conteur crée de toutes pièces un univers et le rend palpable. Le lecteur voyage alors à travers des contrées diverses et variées sans jamais quitter son fauteuil ni sa maison. L’écrivain possède cette capacité à regarder le monde sous un autre angle, et, au bout de son stylo, il a le pouvoir de le magnifier ou au contraire de le salir ou de le détériorer, d’opérer une transmutation tel le fameux alchimiste de Coelho.

Alexandra K.© le 31 octobre 2016

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Le texte de Terjit :

« Bonsoir Bérénice,

Comme promis tu trouveras ci-dessous mon projet de discours pour l’inauguration. Je sais qu’en ouvrant ce mail tu vas te dire que comme d’habitude je m’y suis pris à la dernière minute… comme tu as raison… Tu sais bien que je n’ai jamais aimé ce genre d’exercice, notre métier c’est de construire, d’embellir, de créer, pas d’écrire des phrases pour un parterre de politicards qui ne voient l’architecture que comme un moyen d’assurer leur réélection… Ca me dégoute !

Alors que nous, hein ! Tu te souviens de notre enthousiasme quand on est rentrés de Chandigarh ? Bon d’accord depuis on a compris l’organisation fasciste de Jeanneret mais comme nous étions pleins d’ambitions, de rêves de grandeur à la Niemeyer, d’envie de changer le monde par l’architecture quand on a décidé de créer notre cabinet ! Je suis souvent nostalgique de cette période où on y croyait encore…

Excuse-moi, je me fais un petit coup de blues ce soir, genre idéalisme de l’ancien combattant. J’en suis à mon troisième Scotch bien tassé pour me donner du courage, je ne suis pas sûr que ça m’aide finalement… Bref… Mais bon, je te le demande : on en est où maintenant, hein ? Et bien je vais te le dire : à transformer pour le maire de machin truc là, merde j’ai oublié son nom, une piscine en dance floor pour abrutir les hordes de gueux décérébrés et leur faire croire qu’il fait quelque chose pour leur avenir… C’est à gerber.

Oh oui, je sais ce que tu vas me dire : « si on ne le fait pas un autre s’y collera », et le pire c’est que tu as raison ! Adieu Brasilia sur Creuse, au revoir Chandigarh sous-bois, bonjour le Macoumba de Cloyes-sur-le-Loir ! Heureusement de l’avenue Foch on ne le verra pas cet étron Beauceron.

Ca fait rêver non ? Faire les beaux-arts pour en arriver là : quel succès fracassant !

Bon, c’est vrai il y a des compensations à bosser avec ces blaireaux. Comment ils appellent ça déjà ? Ah oui, un « partenariat public-privé », quelle rigolade ! Je me souviens encore de notre fou rire en sortant de la réunion avec le service des marchés publics chez les ploucs. Entre le juriste au charisme de palourde, la responsable des marchés avec sa gueule de mérou pas frais et le maire qui avait de la buée sur les lunettes à force de plonger dans ton décolleté, on se serait crus chez Deschamps et Makeïeff. Je te vois encore leur dire : « Oui, bien sûr qu’on peut faire à l’économie mais franchement est-ce que Cloyes-sur-le-Loir mérite ça ? Je vous le dit tout net : non ! Il vous faut un lieu innovant, hi-tech, pour attirer les habitants de la région. Alors oui, évidemment ça a un coût, mais qu’est-ce que le prix étalé sur 30 ans d’exploitation ? ». Tu as même réussi à leur faire garder les graffitis sur les murs et à faire la piste de dance dans le bassin !  Et vlan, en trois phrases tu as fait baisser notre charge d’un million et tu leur en a pris 4 de plus ! Tu es vraiment trop forte, même le mec de chez Eiffage il en revenait pas et pourtant ils sont balaises ceux-là ! Je crois même que si tu n’avais pas mis de soutien-gorge on pouvait les pomper de 1 ou 2 millions de plus, mais bon le maire aurait fait un AVC avant la fin de la réunion…

Ok, ok, je rigole mais tu attends mon discours, je sais ! Alors le voilà :

«  Madame la Ministre, Monsieur le Préfet, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs,

C’est avec la même émotion qu’un compagnon du Tour de France dévoilant son premier chef d’œuvre que je m’adresse à vous aujourd’hui. Mais avant de vous parler de l’idée fondatrice de ce projet qui fera de Cloyes-sur-le-Loir le phare de la région Centre, je tiens à rendre hommage à tous ceux qui ont permis la réalisation de ce grand projet.

D’abord vous, Monsieur le Maire. Dès la première réunion j’ai compris dans votre regard que derrière le gestionnaire, le garant des finances publiques, brillait la lumière de l’avenir. Je vous sais modeste mais je tiens à vous le dire publiquement Monsieur le Maire, j’ai vu en vous l’homme de demain, l’Oscar Niemeyer du 21èmesiècle ! Votre ville a eu raison de vous choisir, votre destin est tout tracé vers les sommets, la France a besoin d’hommes comme vous.

Mesdames et Messieurs les élus, je veux juste dire que vous pouvez être fiers de travailler avec ce grand homme puisque votre regard et votre vision sont dignes de lui. Comme tout artiste, le Maire a besoin d’inspiration, de références, vous êtes en quelque sorte ses muses.

Je veux aussi remercier l’ensemble des membres du service des marchés publics qui ont su par petites touches m’accompagner dans mon travail d’architecte. Vous le savez tous ici, mon métier est souvent celui d’un ermite devant sa planche à dessin, il est facile de s’emporter dans des projets irréaliste ou ennuyeux, grâce à vous, à votre professionnalisme vous avez remis en cause les certitudes d’un homme d’expérience. Bravo !

Pour terminer avec les remerciements, je veux dire ma gratitude à une personne de l’ombre qui est parmi vous. Il s’agit de mon double, de Bérénice, mon associée depuis plus de 20 ans. Moi je suis un artiste global, je conçois l’idée, Bérénice s’attache aux détails, aux petites touches originales qui font que nos projets sont uniques, et ce qui est un tour de force, toujours en veillant scrupuleusement à tenir le budget initial.

Maintenant il est temps de parler de ce lieu fait pour vous. D’abord intéressons-nous à l’extérieur du bâtiment. Vous vous souvenez tous de ce toit rond en plastique délavé par le temps, comme une verrue au milieu de votre belle campagne. La vision est maintenant transformée, futuriste, avant-gardiste. Pour donner de la perspective nous avons entouré le bâtiment d’un parking à la mesure de succès annoncé : 12850 places mesdames et messieurs ! Ainsi vous ne voyez plus une verrue mais un champignon sortant de terre, large, majestueux, appétissant. Les touches de couleurs pailletées sur le toit sont en mica du Pendjab, c’est cette qualité exceptionnelle qui reflète aussi bien la lumière des 18 projecteurs de DCA. Un ami de la Nasa m’a même dit que la nuit le reflet est visible depuis l’espace, c’est vous dire la puissance du rayonnement !

L’extérieur c’est bien, mais l’important est à l’intérieur. Avez-vous remarqué le vestibule de l’entrée ? Bien sûr que vous l’avez remarqué, je plaisantais. Cette cascade de matières nobles qui vous fait traverser l’espace dans une pénombre rassurante jusqu’au vestiaire. Ah ce vestiaire ! Je dois dire que l’idée de la placer au centre de l’entrée à la place des douches est une idée de Monsieur le Maire, encore une vision d’avenir : le mettre au centre a permis d’utiliser les anciens vestiaires de la piscine en les customisant, version home staging dans un patchwork dégradé du rouge au mauve des plus chaleureux.

Ensuite vous arrivez dans l’espace proprement dit, et là je vous demande votre plus grande attention.

Nous avons stylisé l’espace en changeant presque tout mais en gardant l’essentiel. Je m’explique. Où est la piste de dance ? Dans l’ancien bassin ! C’est une idée qui vient de la célèbre boite de Dubaï, le « Bain du sultan ». Nous avions le choix entre combler ce trou ou l’utiliser tel qu’il est aujourd’hui. Bien sûr cela a nécessité un travail supplémentaire d’architecture, c’est plus facile de couler du béton que de réutiliser l’espace en le gardant dans son jus. Et vous remarquerez que nous avons gardé l’esprit piscine en ne mettant pas de rambardes sur les bords, cela a évité un surcoût, bien sûr, mais surtout cela rend l’espace plus convivial : imaginez 20000 personnes plongeant sur la piste de dance dans une soirée mousse ! Nous avons aussi fait le choix, par soucis écologique, de ne pas retirer les graffitis sur les murs. Les enlever nécessite l’utilisation de produits chimiques très dangereux, ils ont simplement été recouverts d’un film plastique imputrescible innovant : c’est le même qui sert de protection pour les tableaux du Louvre, une référence !

Et le clou du spectacle, si j’ose dire, vous remarquerez que les stands pour plonger sont encore là, avec leurs numéros en noir. Au début nous avions pensé les retirer et mettre à la place un podium pour le DJ, quelle fausse bonne idée cela était. 4 stands pour 4 DJ, même à Ibiza vous n’en trouverez pas autant que cela dans une discothèque. Ainsi vous pourrez avoir en même temps 4 styles de musique différents, comme une vision universelle de l’art de danser.

Rassurez-vous je ne vais pas tout vous détailler, il faut gardez encore des surprises. J’aurai pu vous parler des isolants phoniques récupérés dans la tour de Jussieu, c’est si tendance, ou encore des toilettes sèches derniers modèles, mais le temps manque et je ne veux pas vous assommer de détails.

Juste une dernière chose pour vous donner l’ampleur de ce projet et la vision de l’avenir radieux de Cloyes-sur-le-Loir. Je me permets de vous en parler puisque madame la Ministre m’y a autorisé, j’ai été choisi pour les prochains projets de votre ville : l’autoroute de 2 x 4 voies qui arrivera directement sur le parking du Macoumba, la réalisation du nouveau complexe nautique avec fosse de plongée et simulateur de surf, la construction d’un complexe cinéma de 18 salles et enfin, c’est avec émotion que je vous le dit, la sortie de terre dans un maximum de 5 ans de la première station de ski de la région centre !

Voilà Mesdames et Messieurs ce que je voulais vous dire ce soir. Je suis fier d’avoir réalisé votre rêve, celui d’une région, d’un pays, et même celui d’une civilisation.

Je vous remercie. »

Bon, c’est fait… j’ai essayé de faire le plus sobre possible, j’espère que ça te conviendra.

L’inauguration est à 18h00, je te propose de nous retrouver sur le parking du Leclerc à 17h00. J’ai prévu un camion pour camoufler ma Bentley et ta Porsche, mon second chauffeur nous y attendra avec la Clio de Bernadette, je pense que c’est mieux pour ne pas faire jaser chez les bouseux…

Il est bien tard, et je crois que je suis un peu bourré. Je ne sais pas si je vais pouvoir dormir il y a un foin du diable dehors, ce sont les derniers de la Manif pour Tous qui rentrent aussi torchés que d’habitude… Tiens-toi bien à tes bretelles ! Je viens d’aller à la fenêtre et tu sais ce que j’ai vu ? Geneviève de Fontenay en train de gerber dans le caniveau… elle est fun mémère !!! Tu vois, tu n’arrêtes pas de dire qu’il se passe jamais rien avenue Foch, c’est pas dans ton 18ème bobo que tu verrais ça ! Bon allez, je te laisse, je vais descendre faire un selfie avec la vioque au chapeau !

 Je t’embrasse »

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Le texte de Jos :

Les larmes de Tania

Pétrifiée, les yeux rivés sur l’écran, Tania n’en revient pas. Submergée par la tristesse et la douleur, elle se souvient et pleure.

Elle avait à peine 10 ans. Elle habitait Pripiat, ville moderne d’Ukraine construite pour accueillir les employés de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Son père y était salarié. Sa mère, elle, travaillait à la piscine municipale ce qui permettait à Tania de s’y rendre souvent et d’évoluer avec délice et dextérité dans l’eau tiède du grand bassin. Tout allait bien pour Tania : elle grandissait dans un milieu que l’on qualifiait alors d’aisé et dans une famille heureuse et aimante. Ses grands-parents habitaient à Kiev et l’accueillaient avec bonheur pour les vacances ou quand elle était malade et que ses parents ne pouvaient s’occuper d’elle.

Tania se souvient et pleure.

C’était un jeudi, le jeudi 26 Avril 1986 très exactement… Malade, elle était depuis quelques jours chez ses grands-parents pour se reposer. Le dimanche suivant elle devait retourner auprès de ses parents à Pripiat…

Ce matin-là, comme tous les matins, elle s’était réveillée vers 9h, s’étirant avec délice dans le lit douillet de sa chambre de vacances. Elle adorait ce moment où à peine sortie de ses rêves, l’odeur des tartines grillées et du chocolat chaud venait lui chatouiller les narines. Aux senteurs de son petit déjeuner préparé avec amour par sa grand-mère, se mêlait le doux fond sonore des chants rituels entonnés par les chœurs folkloriques que diffusait la radio de son grand-père.

Mais ce matin-là, aucune odeur particulière, aucun son rassurant n’étaient venus la tirer avec douceur de son sommeil. A la fois désemparée et angoissée par l’absence de ses repères familiers, elle s’était levée sans traîner et avait dévalé l’escalier avec la rapidité dont les enfants de 10 ans sont capables. Elle avait trouvé sa grand-mère assise à la table de la cuisine, se balançant d’avant en arrière dans un mouvement lancinant. Un mouchoir en boule dans la main, les yeux gonflés et rougis d’être trop frottés et les joues inondées d’un flot de larmes amères, la vieille dame déplorait le malheur qui touchait sa famille, ses voisins, son pays. La petite avait aussitôt compris qu’une terrible catastrophe venait de se produire.

Tania se souvient et pleure.

Un réacteur de la centrale avait explosé un peu après 1 heure du matin.

Son père qui travaillait cette nuit-là faisait partie des premières victimes dont le nombre allait bientôt dépasser l’entendement. Il n’était jamais rentré à la maison.

Sa mère, inquiète de ne pas le voir arriver à l’heure habituelle et alertée par des salariés de la centrale, avait fait fi des mesures de confinements et s’était rendue à la centrale quêtant en vain des nouvelles de son mari bien aimé. Elle ne connaissait pas encore l’ampleur de la catastrophe et ne savait pas qu’elle s’exposait à un taux d’irradiation qui lui serait fatal.

Même la nature s’étaient liguée contre eux et les vents entrainant les éléments radioactifs sur Pripiat avaient contaminé la ville modèle et ses habitants auxquels l’ordre d’évacuation ne fut donné que 30 heures après l’accident.

Sa mère avait encore vécu trois ans après le drame, trois années de souffrance et d’agonie, trois années de peine et de douleur.

Tania n’était jamais retournée à Pripiat. Elle ne voulait pas vivre dans le passé et ne s’y plongeait que pour revivre ses souvenirs heureux et se rappeler ses 10 ans de bonheur et d’insouciance. Et voilà que trente ans après, penchée sur son écran, la femme qu’elle était devenue était frappée de plein fouet par la photo de la piscine -aujourd’hui désaffectée – où travaillait sa mère et par le titre de l’article qu’elle illustrait « L’ultime expérience de Tchernobyl, tombez amoureux de Tchernobyl et de Pripiat » ! Elle découvrait  avec stupeur que des visites de la ville fantôme de Pripiat et de la zone d’exclusion de Tchernobyl étaient organisées par des pseudos agences de tourisme assurant aux adeptes de voyeurisme des sensations fortes à travers un voyage morbide, sinistre et pernicieux… Ce tourisme de l’horreur faisait fureur et avait déjà attiré plusieurs milliers de personnes en un an à peine !

Tania s’interroge et pleure.

Si l’homme a un devoir de mémoire, s’il se doit de rester vigilant face aux dangers qu’il a lui-même engendrés, quelle est la raison qui le pousse à se gargariser du malheur des autres, à trouver du plaisir et une excitation primitive en retournant sur les lieux d’un drame qui a provoqué tant de peine et de souffrances ?

Tania ne comprend pas et pleure.

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Le texte de Manue :

Ils avaient vu les ruines et la désolation. Ils avaient croisé des êtres fantomatiques aux chairs brûlées, errants désespérés, sans but. Ils avaient observé les racines des arbres reprendre le contrôle de la terre, les plantes recouvrir les constructions qui tenaient encore debout, les aigles survoler les derniers incendies centenaires. Autour des foyers rougissants, la nature leur semblait différente, comme devenue folle. Des créatures, certainement magiques, presque maléfiques, peuplaient ces lieux. Elles avaient deux, trois, quatre ou cinq pattes, des yeux fiévreux, maladifs. Leur squelette apparaissait presque sous leur peau écorchée vive, leurs membres décharnés ne savaient plus les porter. Ils survivaient plus qu’ils ne vivaient, se dévoraient pour ne pas mourir, mourraient pour ne surtout plus vivre.

Ils étaient las. Ils n’avaient prévu ça. Ils ne pensaient pas que ce qu’ils avaient semé il y a si longtemps se détruirait aussi vite, même la peste ne faisait pas aussi bien.

Et puis ils entrèrent dans cette drôle de coupole. A l’intérieur, un trou, éclairé par des sortes d’étranges hublots, occupait la majorité de l’espace. Un trou décoré. Un trou sale. Une drôle de chose vraiment. Ils connaissaient d’autres cavités semblables, mais beaucoup plus profondes et au destin plus dramatique aussi. Ils avaient vu les dessins, lu des textes qui paraissaient sacrés, découvert les tas d’os et respiré l’air de ces lieux, chargé de larmes et de souffrance inutile.

Ils étaient là maintenant et cherchaient à comprendre. Un calme inconnu régnait ici, un silence absolu, et ils surent qu’ils étaient arrivés au bout de leur exploration. La vie avait été ici joyeuse, elle les amène avec eux, ils n’ont qu’à se laisser porter, ils n’ont qu’à ressentir, ils n’ont qu’à ouvrir leur conscience et écouter leur cœur.

La première chose qu’ils voient est bleue, transparente, translucide, scintillante, magique, c’est l’eau, bienveillante et régénératrice, porteuse de tant d’espoirs, l’essence même du monde. Elle est prisonnière du trou mais porteuse de tant d’espoirs encore.

Et puis, ils entendent des cris, mais joyeux, du bonheur sonore.

Enfin, ils les voient, presque nus mais intacts, pas comme ceux qu’ils ont découvert dehors. Ils les observent plonger dans l’eau de ces cubes numérotés posés au bord du trou, leurs sourires sont éclatants, ils semblent tellement insouciants, tellement jeunes. Comment ont-ils pu en arriver là ? Ils les voient nager, ils n’ont pas perdu leurs instincts primitifs et sont comme des poissons dans l’eau. Ils savent qu’ils ne sont pas loin de comprendre. Là où un mouvement archaïque est source de joie, ailleurs il est source de conflit. Et les images défilent sous leurs yeux, certains se battant pour le feu, du métal, précieux ou non, de la nourriture, pour un dieu ou pour leur plaisir, et d’autres luttant pour survivre et transmettre à leurs enfants l’humanité toute entière. Leur instinct n’a pas suffi et il ne reste plus qu’un trou, un abime au fond rempli d’immondices. Et des bribes de vie qu’ils essayent vainement de capturer.

Son vertige passa enfin ; alors qu’elle nageait, s’entraînant au centre aquatique de son quartier pour son prochain plongeon en apnée en Méditerranée, cela a été le trou noir. Et pendant qu’elle luttait pour ne pas étouffer, elle a vu sa piscine vieillir d’un coup et devenir un avenir probable si le monde continuait à aller droit dans le mur. Elle a vu des créatures extraterrestres se poser sur le bord du bassin et essayer de respirer les derniers souffles de vie de la Terre. Mais c’est elle qui a gagné ce combat, ils sont repartis vers d’autres cieux sans tout emporter et elle a réouvert les yeux. L’air moite, les cris, l’eau turquoise, les beaux maîtres nageurs bien équipés, tout était là, sous son nez.

Il y a peut-être une chance alors se dit-elle et inconsciente d’avoir sauvé sa planète par sa seule respiration elle plongea à nouveau.

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Le texte de Bénédicte :

J’ai dix-neuf ans, je suis bourré et je viens de fumer un joint. Je crois aussi que quelqu’un m’a refilé une pilule mais je suis incapable de dire laquelle….

Cette piscine désaffectée est devenue notre fief en quelque sorte. Nous avons été les premiers à la squatter lorsqu’elle a fermé, quand le manque de subventions et la vétusté des installations ont signé son arrêt de mort. Nous avions quinze ans, ce fut facile de s’y introduire une nuit. Depuis nous avons sauvagement défendu ce territoire qui est devenu le notre. Par rapport aux entrées des immeubles, c’était incomparable. Et personne n’est venu nous en chasser, bien trop contents qu’ils étaient tous de nous avoir vu quitter le bas des Tours….

C’est grand, il y a de la place pour les battles de hip-hop, les couples se font et se défont toujours dans les vestiaires, les dealers ont annexé les douches et les tagueurs, dont je fais partie, recouvrent nuit après nuit la moindre parcelle de mur disponible….

C’est d’ailleurs pour prendre un peu de recul et regarder mon dernier tag que je suis là, au bord du bassin, sur le plot n°3. Les grandes vitres, la lune et un montage électrique sauvage, nous donnent une lumière étrange et belle. Cela fait un bon moment que j’ai entrepris cette fresque au fond de la piscine. Les autres tagueurs me respectent ici, je fais partie des anciens, alors ils me l’ont laissé….J’ai passé beaucoup de temps, assis en tailleur sur le bord, à me demander ce que j’allais entreprendre et par quel bout commencer. Puis je me suis décidé pour la mer. C’est pas mal pour une piscine non ?…

Sauf que là il se passe des choses bizarres sous mes yeux. Je vois de l’eau qui bouge, pas la mer, mais celle de la piscine d’avant. Je sens l’odeur du chlore, j’entends les cris des filles éclaboussées par nos plongeons, je vois les mères en colère repêcher leurs marmots et aller se plaindre aux maîtres-nageurs, je suis enveloppé d’une chaleur humide et il y a de la buée sur les vitres….

Je ne me souviens pas d’avoir sauté…..

Quand je me suis réveillé à l’hôpital, j’ai vu des types à l’air vraiment sérieux qui m’ont annoncé que je ne remarcherai jamais…Sur le moment je l’ai mal pris. Puis après quelques mois de rééducation intensive, j’ai décidé de balader mon fauteuil roulant dans les collèges pour expliquer à tous ces gamins que l’alcool et les drogues diverses font faire des choses qu’on passe une vie à regretter….

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Le texte de Claude :

Année deux mille trois cent quatorze après JC

Pendant que John Lynch menait rondement ses investigations archéologiques, Bruce son jeune assistant, observait la salle étrange qu’ils venaient de mettre à jour, dont les vitraux exigus laissaient passer une lumière  blafarde sur les murs blancs ornés de signes multicolores. Le silence qui régnait lui laissait paradoxalement imaginer le tumulte d’un temps obscur, l’effervescence d’une foule joyeuse aujourd’hui disparue. Une certaine perplexité l’envahissait soudain.

John s’installa sur un coin de faïence et écrivit sur sa tablette numérique :

«  La découverte récente dont je suis à l’origine est majeure. Elle éclaire de manière manifeste nos connaissances jusque-là balbutiantes des rites et coutumes du XXIe siècle.

La mise à jour du tombeau d’un dignitaire dont on peut situer le pouvoir entre 1990 et 2030 tend à prouver les points suivants :

L’immense fosse vide était l’emplacement du corps du défunt entouré des biens nombreux accumulés durant son règne. Des pillards en ont enlevé toute trace.

Les piédestaux numérotés sont sans nul doute les vestiges de joutes oratoires organisées à l’époque pour départager les prétendants à la fonction suprême.

Les peintures décorant les murs adjacents restent un mystère. Je m’orienterais aujourd’hui vers l’hypothèse d’un panégyrique à la gloire du personnage, voire un hymne illustrant les faits glorieux de l’élu du peuple. »

John se leva, parcourut lentement les abords de la cavité avec l’air suffisant d’un piètre scientifique sûr de son effet après des conclusions hâtives.

Durant ce temps, Bruce s’était aventuré seul au milieu de quelques guérites qui longeaient la fosse. Par terre, dans un amas de poussière, il trouva un petit manuscrit à carreaux, jauni,  froissé, devenu presque illisible, sur lequel était écrit maladroitement à la main un message sibyllin : « Té tro bel. J’ te kiffe. Atant moi en sortant de la picine ». Il s’empressa de l’apporter à son patron.

John prit le papier et le relut plusieurs fois à voix haute. Il regarda alors autour de lui et, d’un geste désinvolte le déchira en morceaux, murmurant froidement à Bruce : « On laisse tomber çà ; on ne va tout de même pas ici réinventer l’Histoire ».

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Le texte de Nady :

Exposition des œuvres du célèbre photographe Julien Ribot organisée par le Musée de la Poste à l’Espace Niemeyer, Entrée libre, Paris, le 29 octobre 2016

Une femme est plantée là, devant ce cliché, depuis une bonne vingtaine de minutes… Cette femme s’appelle Leena. Le gardien est passé 2 ou 3 fois vers elle pour s’assurer qu’elle allait bien et que rien de grave ne se préparait. Elle était élégante dans son manteau ajusté, pas de risque de ceinture explosive en vue et surtout elle ne gênait personne dans la bulle qu’elle s’était confectionnée autour d’elle. Il a juste remarqué que ses yeux étaient écarquillés et semblaient scruter chaque détail de la photo ; son regard et tout son être étaient plongés dans l’œuvre comme si elle avait réussi mentalement à pénétrer à l’intérieur du cliché, à l’intérieur de cette piscine abandonnée et riche de graffitis. L’attention de Leena ne pouvait pas se détacher de ce lieu surprenant, vide, tourmenté, unique, moche… Moche ??? non, ce n’est pas ce qu’elle voulait dire mais c’est le premier mot qui arriva dans le flux de pensées des souvenirs de sa propre vie qui émergeaient, là, à ce moment précis, devant cette photographie  : bien que remplie à l’hiver de son existence, sa vie n’a pas toujours été ainsi ; vide et abandonnée ont plutôt été ses qualificatifs depuis sa naissance : abandonnée par sa mère en naissant sous X dès son arrivée sur Terre, abandonnée par les hommes qu’elle ne pouvait pas retenir tant son être était tourmenté et empli de violence intérieure qui ne tolérait pas les caresses, abandonnée par son fils qui ne supportait plus une mère « Relou » et qui décida d’aller vivre chez son père… Bref, le cycle se répétait inlassablement… Jamais 2 sans 3 dit le dicton, mais comme sur ce cliché il y a eu un chiffre 4… On lui en voulait, ce n’était pas possible autrement !

Mais, au printemps de sa vie, quand Leena s’est vue abandonnée par le système capitaliste, seul monde où elle se sentait à sa place, valorisée par des primes conséquentes, un déclic s’opéra en elle : elle était abandonnée encore une fois, certes, mais ce n’était pas comme les abandons précédents dans les larmes, fracas et mots durs ! Là, elle entendait : « ce n’est pas de votre faute, vous avez de grandes qualités, ne baissez pas les bras, vous retrouverez facilement, vous êtes un bon élément pour une société mais là hélas la conjoncture mondiale est en crise et on ne peut plus vous garder car on n’a plus de liquidités pour payer votre salaire » et avec ces paroles là, ça change tout !

Bien sûr que la terre trembla sous ses pieds à l’annonce de son licenciement… Bien sûr que le monde autour d’elle avait revêtu un voile sombre mais elle y distingua encore des couleurs à travers la brume comme les graffitis de cette piscine abandonnée. Au moment précis de l’annonce de cette fin professionnelle, elle ressentit une chaleur en elle. Elle avait touché le fond et brûlait, elle se brûlait… c’était intense et merveilleux. Il lui a fallu de longs mois de travail sur elle pour renaître de ses cendres. Puis, petit à petit, elle attaqua la rénovation de sa piscine intérieure, aidée par de nombreuses nouvelles et belles rencontres qui ont cru en elle pendant ces années sombres de chômage. Jusqu’au jour où l’eau recommença à couler à flot dans une piscine à débordement et Leena donna un coup de pied au fond et remonta à la surface, belle et resplendissante, comme ce jour où elle décida de venir visiter l’exposition des photos de Julien Ribot, un artiste qu’elle suit depuis quelque temps et qui la fascine à travers ses clichés de lieux déserts. Prochaine expo de prévue pour Leena  : celle ayant pour thème le temps suspendu dans ce même lieu.

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Le texte d’Adèle :

Cela faisait quelques jours que Fabien et sa bande avaient repéré les lieux. La piscine du 15ème arrondissement. Leur piscine. En cinq ans elle avait beaucoup changé et pas en bien.

La piscine était maintenant à l’abandon, vide, laide, et promise tôt ou tard à une destruction dès que la mairie en donnerait l’ordre. Probablement verrait-on pousser à son emplacement un ilot d’immeuble ou  un supermarché avec un parking, qui servirait le dimanche de terrain de jeux aux skaters du quartier.

Lui aussi glissait en silence sur ses roues, accompagnés de ses deux amis fidèles, ceux qui l’avaient toujours suivi dans ses plans foireux, ceux avec qui le maître mot était confiance.

La disparition programmée de la piscine, cet espace qui avait marqué leur vie, ils ne l’acceptaient pas. Lui encore moins que les autres.

Dans quelques heures le soleil se lèverait, il fallait faire vite. Chacun était équipé d’un sac à dos, que lui portait comme d’habitude en ventral.  Ils pénétrèrent rapidement dans le bâtiment, pour ne pas être vus, par la porte  que l’un d’entre eux était venu forcer la nuit d’avant. Portant les quelques planches déposées la veille, ils avaient traversé les anciens vestiaires, les casiers aux portes arrachées, le local des douches au carrelage moisi et s’étaient arrêté au bord du bassin, saisis par l’immense volume de la piscine vide.

« Allez les gars, on y va ! »

Comme toujours, Fabien avait donné le signal de l’action. Les deux autres avaient installé les planches en un plan incliné et Fabien avait roulé avec adresse sur le fond autrefois carrelé de la piscine, où quelques flaques d’eau de pluie, tombée à travers le toit crevé du bâtiment, rappelaient vaguement la masse d’eau chlorée contenue jadis entre les quatre parois verticales.

Vide, la piscine offrait une perspective inattendue. S’il faisait abstraction de l’accès provisoire fourni par les planches, Fabien se voyait dans un immense et sombre tombeau de béton. Le plongeoir des dix mètres, au-dessus de lui, lui semblait si petit, si loin, un rêve, un vague souvenir, une nausée, un vertige.

D’un effort musculaire, il vira sur place, autant que le permettaient ses roues.

« Lumière ! »

Ses amis mirent en route  les deux projecteurs de chantiers sur batterie, empruntés pour cette nuit.

Fabien sortit de son sac les bombes de peinture, les posa sur ses genoux, et commença à tracer les contours de la fresque cent fois imaginée. Il avait eu bien le temps d’y réfléchir. Il fallait du noir, beaucoup de noir, des angles aigus, des cassures, des lignes brisées qui dégringolaient vers le fond. Le geste était saccadé mais précis, la surface était immense, il travaillait sans s’arrêter. Une douleur apparut, qui diffusait de ses doigts contractés sur la bombe jusqu’à son épaule, puis coulait comme de la lave dans le bas de son dos. Une bombe, deux bombes, trois bombes. Il se souvenait de la souffrance, il grimaçait, contenant sa violence à grand-peine.

« ça va Fabien ?»

La voix de l’ami le ramena au présent.

 « Passe-moi le gris et le blanc »

En même temps que les couleurs éclaircissaient la fresque, le geste se faisait plus doux, plus rond, ajoutant quelques courbes, remplissant le vide. Les muscles se déliaient, l’esprit s’apaisait, les traits du visage se détendaient.

A travers les étroites fenêtres du bâtiment, un peu de lumière commençait à filtrer, le jour pointait. Le temps pressait. Le gris des parois reculait sous les jets de peinture.

Aux premiers rayons du soleil, il s’empara fébrilement de la bombe de jaune, coiffant chaque motif d’un trait vif, qui éclairait et donnait de la profondeur à tout l’ensemble. Il y était presque.

Il ajouta deux étoiles, leur éclat illuminait le tableau autant que le sourire sur son visage.

« ça y est, les gars, j’ai fini »

Il se tourna vers eux, avide de leur réaction. A leur immobilité, à leur silence, à leur regard étonné dans lequel il lisait du respect autant que de l’admiration, il comprit qu’il avait réussi.

Il avait tout mis dans son tableau : le pari stupide, le saut du plongeoir, le trou noir, les mois d’hôpital, le combat vers la vie, la renaissance. Et les deux amis.

Il sortit son appareil photo, visa le mur peint, prit la photo, et pivota rapidement pour déclencher sur les visages devant lui.

« Allez, on dégage avant de se faire prendre. J’ai encore besoin d’un coup de main, la pente est trop raide pour mon fauteuil roulant, vous pouvez me pousser pour sortir de là ? »

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Les textes écrits à partir de la même photo, mais publiés en d’autres lieux :

Leiloona
Épicurienne culturelle, je sillonne villes, pays et musées, toujours un livre dans mon sac ... Chaque lundi, je publie mes textes dans un atelier d'écriture que j'anime depuis plus de 5 ans, basé sur une photographie. Museo geek l'hiver, sirène l'été. J'aime les bulles, le bon vin et les fromages affinés. View all posts by Leiloona →

151 commentaires

  1. @Leiloona : je comprends mieux à travers ton texte de cette semaine ta passion pour les lieux abandonnés. Elle est belle et sereine cette attirance pour de tels lieux et j’imagine ta sublime plume y inventer à chaque fois mentalement un texte quand tu te poses dans ces endroits. Suis très tentée de t’accompagner voir l’expo du temps suspendu au musée de la Poste avant le 18 décembre si tu ne l’a pas encore visité 😉 Gros bisous en ce merveilleux jour ensoleillé

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    1. Exactement ça, Nady ! Je ne vois pas cette désolation, je vois la vie qui a habité ces lieux. C’est aussi pour cette raison que j’ai fait des études de langues anciennes … Quand je me rends sur les ruines, ce n’est pas la réalité que je perçois, mais ce qui fut … Et connaître les civilisations anciennes me permet alors d’imaginer encore mieux ce que ces lieux ont été …

      Entendu pour l’expo ! Je voulais y aller hier, mais le lieu était fermé, pas de bol ! On se tient au courant, de toutes façons, on a le temps jusqu’au 18 décembre ! 😉 Des bisous aussi !

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  2. Le mystère @Leiloona : dans le premier paragraphe tu nous parles de froid, de coquille vide, d’hommes qui se vident lentement de leur chair. Dans le second tu parles de calme et de sérénité et tu nous interpelles en disant: « Vous y voyez sans doute la fuite du temps, l’inexorable déchéance de l’homme sur la Nature. » Bien sûr que nous voyons cela ! C’est ce sentiment que tu nous as vendu dans le premier paragraphe ! Et la tu te positionnes avec un « Au contraire »… Tu nous vends la glace mais tu l’entoures d’une chaude évocation nostalgique… Omelette norvégienne.

    Tu es une conteuse, tu nous mènes où tu veux bien nous mener : tu crées le froid et tu nous vends une couche de chaleur par dessus. Mais au bout du conte, ça n’a pas sauvé la Petite Marchande d’Allumettes…

    Moi, c’est la vision première, le premier paragaphe qui me reste…
    Peut-être parce que rien ne peut me réchauffer, après tout je suis un homme, non ?
    Ou peut-être parce que je suis trop sensible ou fragile pour me la laisser ainsi conter par quelqu’un qui « a le pouvoir de le magnifier ou au contraire de le salir ou de le détériorer »..

    Les alchimistes n’ont pas attendu Coelho pour se lancer sur le périlleux chemin de la transmutation.
    On dit qu’ils transformaient le plomb en or. Ici, l’auteur transforme la glace en feu.
    Je fait le souhait qu’un jour une véritable alchimie te donne le pouvoir de réchauffer sans avoir à faire frissonner dans un premier temps… Quoique.. un auteur comme Donato Carrisi ne partagerait pas mon avis 😉

    « Et vous, quelle vie y voyez-vous maintenant ? »
    La vie d’une auteur.
    Moi, je retourne au fond de la piscine, avec un pull marine déchiré au cude pour me réchauffer.

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    1. Rien de mystérieux, au contraire, Nimentrix : le début, je le décris tel que le voient « les hommes ». Un lieu désert, vide et sans vie. Puis je raconte comment moi (ou du moins la narratrice, soyons fou et cachons-nous derrière le sacro saint dogme qui dit que le narrateur n’est pas l’auteur) je le perçois … Vient ensuite une réflexion sur la littérature. Oui, écrire est avant tout poser un autre regard sur le monde qui nous entoure. Je ne t’apprends rien.
      La glace, le froid, ce sont juste des perceptions qu’une personne lambda aurait … des perceptions que je ne possède pas. Rien à voir avec une omelette norvégienne.
      Quant à la mention de Coelho, c’était une boutade, je n’ai pas attendu cet auteur pour me plonger dans les connaissances alchimistes. Je connais l’athanor depuis mon enfance …

      Quant à ton souhait, je ne me le souhaite pas. Le monde est un équilibre entre le feu et la glace … sans l’un l’autre n’existe pas, aussi quel intérêt y aurait-il à supprimer un des éléments essentiels ? Non … sans façon. 🙂

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      1. Je me cite : « Je fait le souhait qu’un jour une véritable alchimie te donne le pouvoir de réchauffer sans avoir à faire frissonner dans un premier temps…  » Cela ne signifie nullement ne pas savoir utiliser la glace et le feu, cela signifie juste avoir pleinement conscience de quand on le fait… Tous les éléments sont essentiels, ils doivent juste en équilibre… Le Yin et le yang…
        Et puis un souhait est juste un souhait, et ta vie ne me concerne en rien, en effet 😉

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        1. Hum, je pense savoir quand j’utilise l’un ou l’autre : c’est la base de mon métier de décortiquer des textes, et j’applique ces procédés stylistiques dans mes écrits … Quant à savoir si ces procédés sont vus ou font mouche, ça, c’est autre chose. 🙂

          (Sinon je ne parle pas de ma vie, mais de mes écrits.)

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          1. Je parlais de ta vie d’auteur, voyons…
            Mais comme je le disais précédemment dans un échange qui a disparu, un auteur met toujours un petit peu de sa vie dans ses écrits… Et comme je te lis depuis un petit bout de temps, je le confirme 😉
            A titre personnel, je pense que le personnage de La Louve a été inspiré par une personne que j’ai eu le (mal ?) (bon ?) heur de rencontrer… Le problème c’est que sa oblige quelquefois à mettre une tonne de pages à la poubelle quand la réalité dépasse la fiction.
            Décidemment, je ne suis pas fait pour l’écriture 😉

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  3. Leiloona : ce qui est fabuleux, justement, dans un atelier d’écriture c’est que d’une même photo ou de mêmes mots, les idées convergent, si différentes et parfois presque aussi similaires, on peut même déplacer la photo dans un autre lieu, la magie !

    Terjit : beaucoup de diplomatie face au haut du panier

    Jos ; un drame qui touche aussi, depuis, d’autres pays

    Manue : Comme un cauchemar et puis le réveil vers l’espoir

    Bénédicte : Merci, Bénédicte d’évoquer cette dure réalité et puis ce message d’espoir ou plutôt d’exemple à ne pas suivre

    Claude : Ah ! Claude, quel visionnaire, c’est abracadabrant, et tellement excellent, quel joyeux moment que de te lire, merci

    Nady : comme un air d’authenticité, voire une improbable vraie rencontre à l’exposition de Julien ribot

    Adèle : une belle leçon, ou une jolie revanche, le résultat est sur la photo

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    1. Janick : Oui, effectivement, c’est de la magie, une belle magie : voir à travers des prismes différents la réalité de chacun. J’aime beaucoup cet atelier pour cette raison. Le pouvoir des images sur notre rétine, ce qu’on voit, ce qu’on laisse, ce qu’on met de soi … Il est vrai qu’on a l’impression de connaître les participants sans les connaître réellement pour certains … Je me fais une image de vous, peut-être fausse, peut-être vraie. Peu importe … nous y mettons du nous. Nous nous dévoilons en quelque sorte … mais une fiction reste une fiction. Un personnage n’a rien d’une personne, c’est un être figé, dans un monde restreint … Une personne évolue, grandit, et son univers est infini pour pue qu’elle ait envie qu’il le soit. Infini.

      😉

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  4. Terjit :
    Wow, il arrache ton texte ! 😮
    Super bien mené niveau forme, bien balancé ! Le fond, outch’, tout sur les apparences, l’hypocrisie, beurk, je file vomir avec Geneviève ! 😀

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  5. Jos : Comme je te l’ai écrit par mail, c’est un texte qui me touche particulièrement … Je pense effectivement qu’après une telle tragédie nombreux sont ceux qui ne comprennent pas l’attrait de certaines personnes pour ce tourisme de l’extrême … Ils ont leur raison assurément. Mais quand on a vécu de près un tel drame, l’incompréhension doit être de mise oui.

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  6. Manue : Ah si seulement en un souffle, une respiration certaines choses pouvaient à jamais disparaître ou se réparer.

    Un texte sombre, des mots durs, âpres, oui, ton écriture se transforme, j’aime la profondeur qu’elle acquiert.

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    1. Merci !
      C’est vrai qu’un peu de magie serait nécessaire dans ce bas monde 😉
      L’exercice hebdomadaire de l’atelier n’est pas pour rien dans l’évolution de mon écriture 😉 ça et les petits malheurs et grands bonheurs de la vie.

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  7. Bénédicte : Outch … je ne m’attendais pas à ton retournement de « Je ne me souviens pas d’avoir sauté….. » … Terrible retournement … Et en fait il y a deux retournements de situation dans ton texte … la désolation, puis les hallucinations de la jeune droguée … tu embarques le lecteur vers quelque chose de plus doux, puis paf, la chute (aux sens propre et figuré) Wow … Jolie maîtrise narrative.

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  8. Claude : Roooh c’est divin, j’adore ! Oui, effectivement un jour les tags serviront de base à nos chers archéologues, sait-on jamais si une catastrophe mondiale avait lieu … ça me rappelle que mes élèves adorent bosser sur les graffiti trouvés à Pompéi autour des gladiateurs (qui possédaient la même aura que nos joueurs de foot actuels.)

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  9. Nady : Hé hé super bien vu miss ! Oui, forcément que j’y ai pensé moi aussi, et forcément que je veux voir cette expo ! Hier encore je me suis dit que j’irais la voir, mais le musée de la Poste était fermé le dimanche. Partie remise oui ! 🙂
    Et effectivement les lieux abandonnés sont riches de vie et de sens.

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    1. YEaaap ! on essaie de se fixer une date soon ma belle. Bisous, Mallarmé me tend les bras là, vais entrer dans son antre 😉 bisous

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        1. eh bien écoute, je ne le connaissais pas vraiment, juste de nom et en suis devenue fan ! Son antre est plein de sérénité devant la Seine et un paysage d’automne qui m’a bluffé ! j’essaierai un poème comme lui la semaine prochaine, big challenge 😉

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  10. @Terjit : à défaut de cadavre en ce jour d’halloween, quel pur bonheur de lire ton texte sur un thème qui me passionne : l’architecture ! Tu mets en exergue des références qui me semblaient inconnues et que ma curiosité a voulu mieux connaitre pendant la lecture de ton texte ; aussi, tel moi gamine, toujours accompagnée d’un dictionnaire avec les romans que je lisais et dans lequel je plongeais au moindre mot incompréhensible, je fis de même aujourd’hui pour encore mieux entrer dans ton texte ; bon, Wikipédia de google a remplacé mon Larousse, ce qui est plus pratique tout de même et offre en même temps des photos des grands archis dont tu parles ! Super l’idée d’appeler Le Corbusier par son prénom, j’adore cette technique que tu as de toujours susciter l’intérêt pour les plus curieux 😉
    Et alors le discours pour ce gratin de l’élite politique dont les « muses » du maire 😉 !!! un bonne partie de rigolade, surtout en ayant lu l’intro que tu faisais à Bérénice. « Dès la première réunion j’ai compris dans votre regard que derrière le gestionnaire, le garant des finances publiques, brillait la lumière de l’avenir. » : là, ce fut le clou de mon fou rire… un regard bien taquin qu’il semblait avoir ce maire avec le décoleté de Bérénice ! lol Au même moment je réalise que je suis arrivée au terminus de ma station de bus et ai loupé la station quelques minutes avant qui m’amenait voir l’antre de Mallarmé (te dirai si c’est un must d’architecture 😉 ), c’est dire comme j’étais plongée dans la lecture de ton texte ! Avant de reprendre l’autre bus dans l’autre sens avec une happy face après cette lecture qui déride , je tenais à te dire que je remercie le Ciel chaque lundi de te voir dans notre atelier d’écriture ! Ta plume me ravit au plus haut point et est sosie à celle de mon autre idole Claude que je vais m’empresser de lire car j’ai cru l’apercevoir dans les textes de ce lundi ! Bravo encore et vivement lundi prochain !

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    1. Merci Nady, c’est vrai que c’est un petit fumier ce personnage, mais on en rencontre tant dès qu’on mélange l’intérêt collectif avec l’individuel… Désolé de t’avoir fait rater ton arrêt vers Mallarmé, je vais tenter de faire intervenir le Ciel pour que la prochaine fois tu lèves la tête au bon moment… 😉

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  11. @Manue : un texte que j’aurais aimé écrire 🙂 J’adore la manière dont ton style s’affirme, même si je trouve l’avant dernier paragraphe trop explicite, je préfère quand tu nous « noies » dans le mystère de tes imahes fortes. Je te conseille la version longue d’Abyss de James Cameron pour l’intervention « ultime » des ET 😉

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    1. Tu as totalement raison, et je n’aime pas non plus ce paragraphe ! Son seul objectif était de temporiser la noirceur du reste afin de ne pas jeter les lecteurs dans un puit sans fond 😉
      J’ai du mal à assumer jusqu’au bout le côté obscur qui m’habite parfois !
      Merci de la critique 😉 et ravie de te voir par ici !

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      1. Laisse toi envahir par le coté obscur, @Manue 😉 Je pense que ton texte aurait gagné en puissance en seant jusqu’au bout le doute dans la tête du lecteur mais j’ai été complètement scotché par les autres paragraphes !!!! Sublime !
        Je passerais de temps en temps, pour commenter de la main gauche, mais impossible d’écrire des histoires de la main droite, pour le moment, trop de crampes 😉

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  12. Leiloona : Le plus dangereux étant quand fiction et réalité se mêlent. Attention à ceux qui inventent des mondes dans lesquels ils comptent nous enfermer.

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    1. Stephie : Oui ! Ecrire est aussi mélanger les deux … parfois l’auteur ne sait même pas, parfois à rebours, qu’il a mis son histoire dans un texte, tant les choses peuvent être détournées.
      Là il s’agissait d’un regard que la narratrice portait sur ces lieux, infiniment déserts de prime abord …
      Quand je visite des ruines (des cailloux comme diraient certains) ce ne sont pas des ruines. Quand je choisis des photos de ruines ou de lieux abandonnés prises par Julien, je ne les vois pas comme tel, mais je vois la vie … P’tre un paradoxe pour certains, mais c’est ainsi.

      Toutefois, un jour, j’ai voulu acheter une photo d’art d’un lieu abandonné et là je n’ai pas pu … J’aurais eu l’impression au contraire que ce lieu ne m’aurait rien apporté, accroché chez moi ! 🙂

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  13. @Claude : Ahh Claude ! Quelle joie de te lire cette semaine ! Mon bonheur est comblé ! Ton texte est comme d’habitude fabuleux et plein d’humour, un même humour à la Terjit ! Vais faire ma curieuse mais Terjit ne serait il pas ton fils spirituel par hasard ??? C’est incroyable comme vos plumes se ressemblent ! En tout car elles ont le pouvoir de me donner la pêche dès le lundi matin et juste pour ça , big THANKS !
    PS : un vrai kif la lecture du petit mot de l’amoureux à sa belle qu’il courtise !!
    PS 2 : Avec le recul, je me demande si les hypothèses que font les historiens et archéologues sur les civilisations anciennes sont crédibles maintenant car chacun refait l’Histoire avec ses propres références ! un bon thème de réflexion que tu me donnes là !
    Des bises et belle semaine, à bientôt dans la vraie vie !

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  14. Adèle : ton texte me touche énormément. L’art comme élément thérapeutique, une catharsis bienvenue … Et punaise, tu le racontes fichtrement bien. C’était déjà beau avec ces couleurs, mais la fin du texte est juste magnifique … Merci.

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  15. @Terjit : c’est la première fois que j’ai l’occasion de vous lire et bravo pour tout ce qui est créé en si peu de mots. Un univers complet, un message bien clair. Merci pour cette lecture !

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    1. Merci ! Votre texte m’impressionne par la capacité qu’il a en quelques phrases de poser autant de questions et de laisser chacun y voir ce qu’il veut.J’ai envie d’y voir la capacité de résister à la mort, mais je suis peut-être totalement à côté de la plaque… peu importe d’ailleurs… Merci pour ce court et beau moment de lecture

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  16. @Jos : je suis très sensible à ton texte. On a envie de serrer Tania dans nos bras. Ainsi que bien d’autres enfants du monde.

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  17. @Manue : woaw, ton écriture s’affirme depuis des mois ! Quel plaisir de te lire ! Un texte sombre mais qui ne s’interdit pas l’espoir. Bravo !

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  18. @Benedicte : Joli texte, j’aime beaucoup le passage hallucinatoire, qui aurait pu être encore dévéloppé… Juste un doute, en ce jour d’Halloween tu vas peut-être pouvoir éclairer ma citouille : là, ton personnage est dans une de ses séances où il raconte son histoire à des gamins pour éviter qu’il fasse la même chose, non ? Si c’est le cas j’aurais imaginé un fin où il s’adresse plus directement à eux. J’aime beaucoup ce « saut », dans l’hypothétique univers parallèle où j’écrivais encore dans cet atelier, mon personnage plongeait lui aussi, mais comme c’était Noah, la piscine se remplissait avant sa chûte 😉

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  19. @Alexandra : Les lieux existent de manière différente selon notre regard et notre humeur du moment. J’aime beaucoup le passage où tu redonnes vie à cette piscine désaffectée.

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    1. Oui Albertine, c’est exactement ça ! Et un même lieu peut avoir différents aspects selon notre humeur du moment ! 🙂

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  20. @Ternit : Quel personnage odieux mais si bien décrit ! Un utopiste devenu l’incarnation du cynisme le plus glaçant. Un texte très réussi qui fait froid dans le dos !

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    1. Merci. J’aime aussi beaucoup votre texte, comment résister en gardant les quelques plaisirs volés de la vie passée, très émouvant. Et le tag de fin « fuck le poisson pané », j’adore !!!!

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  21. @Leiloona : très joli texte j’ai beaucoup aimé ce retour en arrière du temps où la piscine accueillait encore ses nageurs. Et j’aime encore plus la dernière partie laissant au lecteur, au conteur la possibilité d’y voir ce qu’il souhaite comme la littérature offre à son lecteur de multiples perceptions.

    @Terjit : c’est simple j’ai tout aimé ! L’ironie mélangé au politiquement correct et à ce projet un peu fou et drôle voire même quelque peu absurde (et ce n’est pas péjoratif). En tout cas j’ai beaucoup ri, je ne sais pas si c’était le but premier mais voilà comment je l’ai interprété.

    @Jos : oh deuxième personne qui écrit sur Pripiat, quelle coïncidence mais quelle autre ville pourrait si bien illustrer un lieu abandonné. Je pense que personnellement je serai parti sur Détroit mais c’est très bien de ne pas oublier cette ville qui a connu l’horreur de Tchernobyl.
    Et quelle mise en lumière sur cet ignoble tourisme, appât du gain à tout prix. Tu as raison, le devoir de mémoire est essentiel mais pas de cette façon. Quelle honte de voir de quoi l’humain est capable…

    @Manue : Tenter d’imaginer un possible avenir chaotique pour prendre conscience de l’importance de notre rôle, pour le comprendre aussi et agir… Un texte dur mais que j’aime beaucoup.

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    1. Merci L’Ivresse ! J’aime bien mêler narration et réflexion … du moins c’est ma zone de confort ! 🙂

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  22. @Bénédicte : si je m’attendais à ce que les thématiques « squattage » et drogue soient exploitées je ne m’attendais pas à lire un texte si prenant ! Bravo ! La boule dans ma gorge pourrait en témoigner j’ai vraiment été très sensible à ta manière d’aborder ces dérives.

    @Claude : j’ai adoré ton histoire. Qui sait ce que l’on racontera du XXIème siècle. Et qui sait, peut-être que certains aspects de l’Histoire ont-ils jadis été inventés de toutes pièces pour avoir une découverte majeure à son actif ?

    @Nady : après le texte de Claude, quel dur retour à la réalité. Une réalité de plus en plus fréquente (ou est-ce encore les médias qui surcharge bref), mais une réalité qui n’enlève rien à l’espoir. Et qu’il est bon de voir que Leena en regorge malgré ses malheurs. Merci pour cette possible triste réalité mais non fataliste.

    @Adèle : je ne m’attendais pas à cela. Merci pour cette sensibilité à travers ton personnage mais aussi à travers cet art dans lequel il a tout donné pour marquer ce lieu qui lui est cher.

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  23. @ Jos : Une petite fille qui se souvient du bonheur avant l’horreur, un tour operator qui lui utilise l’horreur pour se faire du beurre. Ton texte met très bien en scène ce que l’humanité a de plus beau mais aussi le pire qu’elle est capable d’engendrer.

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  24. @Manuel : une vision d’apocalypse teintée d’une lueur d’espoir. Je crois que je vais piocher dans la boîte de chocolat pour me remettre de mes émotions.

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  25. @Bénédicte : J’aime énormément le passage où le personnage « plonge »dans son dessin et va au devant de son destin. Il a une grande force dramatique et dramaturgique.

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  26. @Leiloona : j’aime aussi les lieux anciens et chargés d’Histoire… et d’histoires. Même s’ils sont abandonnés ou en ruine je ne les vois jamais comme une coquille vide parce que j’imagine toujours ce qu’ils ont été et les gens qui les ont peuplés.

    Et c’est un peu ce qu’on fait avec cet atelier d’écriture, non ? On prend des gens ou des lieux figés sur une photo et on leur donne vie.

    (Et happy birthday, donc 🙂 )

    @Terjit : le contraste entre le ton des deux discours est très drôle ! Quand on connaît le premier, on voit clairement à quel point il se paie leurs têtes dans le second. Et j’aime beaucoup l’idée de la piste de danse au fond du grand bassin ^^.

    @Jos : ton texte me touche beaucoup parce que ma meilleure amie est ukrainienne. Elle vivait à Kiev quand la catastrophe est survenue et n’a pas été directement touchée mais elle a été envoyée vivre à la campagne pendant plusieurs mois pour éviter les retombées.

    J’ai découvert le tourisme autour de Tchernobyl dans un reportage il y a plusieurs années et j’ai tout d’abord été choquée. Mais en réfléchissant, je me dis que c’est un peu la même chose que pour les camps de concentration non ? Pouvoir les visiter permet de ne pas oublier et surtout de prévenir que ces horreurs se reproduisent. Bon après, faire de l’argent autour de ça est carrément immoral, on est bien d’accord.

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  27. @Manue : comme dans ton histoire, je suis victime d’un phénomène bizarre : j’adore ton texte… même s’il me plonge dans une grande confusion 🙂 Je l’ai lu plusieurs fois et même si tu sembles apporter une explication à la fin, je ne suis toujours pas sûre d’avoir bien compris. Cela dit, je ne veux pas d’explication, cela fait partie du charme de ton texte de nous pousser à échafauder des interprétations ^^

    La Terre a-t-elle été détruite par l’humanité ou par une invasion alien, ou bien ce sont les aliens qui nous ont créés et revenant voir ce qu’on devient, découvrent qu’ils auraient mieux fait de rester couchés le jour où ils nous conçus et lâchés sur la planète. Ton personnage a-t-elle eu une vision prémonitoire de notre futur apocalyptique ou c’est juste un banal manque d’oxygène ? En tout cas, j’aime beaucoup ta dernière phrase !

    @Bénédicte : j’avais pressenti la chute, dans les deux sens du terme. Je suis farouchement anti-drogue, je n’ai même jamais fumé un seul joint de ma vie et ça me rend folle quand on qualifie ça de drogue douce quand on sait les conséquences dramatiques que ça peut avoir sur une vie… Bref 🙂 J’aime beaucoup la conclusion, au moins le drame qu’a vécu ton personnage permettra peut-être d’en éviter d’autres.

    @Claude : ha ha ha, excellent ! Je me suis souvent demandé si les archéologues ne surinterprétaient pas parfois leurs découvertes. Cela dit, c’est peut-être une chance pour notre époque : peut-être qu’elle sera considérée comme plus reluisante qu’elle ne l’est par les archéologues du futur ?

    @Nady : j’aime beaucoup ton texte. Je dois dire que ta métaphore filée autour de la piscine intérieure me parle particulièrement. (Et grâce à Terjit et toi, j’ai appris qui était Niemeyer ^^)

    @Adèle : dis-donc, tu nous avais caché que tu es la biographe de Grand Corps Malade ? 😛
    J’aime beaucoup ta façon de faire correspondre les couleurs utilisées pour le graffiti avec les couleurs de l’extérieur : noir quand il fait nuit, gris et blanc tandis que la nuit commence à glisser vers l’aube, jaune quand le soleil se lève.

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    1. Euh … tu t’en sors très bien avec toutes les hypothèses que tu formules 😉
      Merci d’avoir cherché et lu jusqu’à la fin !!!

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    2. Caro : merci de ta lecture attentive et oui, j’ai effectivement pensé à Grand Corps Malade. Quel modèle !

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  28. Une mention spéciale pour Terjit et Joseph.
    Mais grosse ambiance fin du monde quand même. Ça vous travaille Halloween ?

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  29. @ Leil, comme toi j’aime méditer dans ces lieux désertés et m’imaginais leur vie d’antan. Tu fais superbement revivre cette piscine.

    @ Terjit, je me suis régalée avec cet humour un brin cynique et ce regard incisif sur les décideurs. Bravo !

    @ Jos, eh bien grâce à cet atelier je retiendrai le nom de Pripiat. Un texte sacrément émouvant.

    @ Manue, une écriture de plus en plus puissante en effet.

    @ Bénédicte, un terrible regard sur cette jeunesse désabusée. Un texte poignant!

    @ Claude, quel régal ! Et quelle drolerie que cette chute !

    @ Nady, une analogie vraiment intéressant et une histoire touchante.

    @ Adèle, tu ménages bien cette chute qui apporte beaucoup de forte et d’émotion à un texte déjà très riche.

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  30. @Manue : ton texte m’a surpris au début… J’ai eu peur de ne pas tout comprendre mais me suis accrochée car ta plume sait me retenir. Puis je me suis plongée avec elle et ai tout compris et ai adoré cette note d’optimisme finale ! Merci et bravo ! suis repartie pour des longueurs avec elle 😉 à demain chez Maupassant 😉 bisous

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    1. Ouais ! Si on se met tous à plonger et nager, ça va peut-être changer quelque chose, qui sait !!!
      Merci 🙂

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  31. @leiloona : J’aime bcp cet hommage rendu à l’écriture et aux écrivains à travers cette piscine en ruines. Pour moi aussi les lieux abandonnés, les ruines restent des lieux de vie.

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  32. @Terjit : Whaooo que ce personnage est cynique ! J’ai aimé le parallèle entre le discours faux-cul (et même lèche-cul) et les propos tenus avec Bérénice. C’est violent, c’est méchant mais c’est peut-être même en dessous de la réalité… où est la fiction, où est la réalité ? Vaste question.
    Bref, j’aime.

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  33. @Jos : Quelle coïncidence !!! Nous avons choisi exactement le même lieu, le même drame. Tu le vois à travers les yeux de Tania et moi à travers ceux de la piscine.

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  34. Un régal ce lundi d’autant que c’est un joli jour et une belle nuit d’anniversaire <3
    mille bises
    et merci à tous <3 pour vos mots (m'a fallu toute la journée pour en venir à bout héhé !)

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  35. @Alexandra : J’aime forcément ton texte parce que comme toi (enfin ta narratrice, enfin … bref …) j’aime ces lieux chargés d’Histoire ou d’histoires, à découvrir ou à inventer. J’ai le souvenir d’être restée plantée un temps pas possible sur le forum romain, à Pompéi ou en Sicile sur de fabuleux sites, pas forcément pour comprendre l’Histoire qu’on m’enseignait à la fac mais plutôt pour imaginer la vie d’il y a longtemps et en fermant les yeux, je peux presque les voir et les entendre ces habitants d’un temps lointain ! Et ça marche aussi pour tout lieu un peu abandonné … Et forcément que je suis sensible à la magie de l’écriture qui nous permet de prolonger sur le papier le fil de nos pensées ! Et des tas d’autres choses encore !
    Chouette texte donc madame :-))))

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    1. Oui, voilà Manue ! J’ai aimé aller à Pompéi l’an dernier, et encore plus Herculanum … Mon lieu préféré est sans conteste Delphes … et le cap Sounion … Quels frissons, quelles histoires encore palpables !

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      1. Le coucher de soleil au cap sounion… C’est bien la qu il y a un graffiti de l’ordre byron ?

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  36. @Leiloona : j’ai eu l’impression, en lisant ton texte, d’ouvrir une succession de matriochka. Un batiment abandonné et triste dans lequel je découvre une Alexandra pleine de souvenirs joyeux, laquelle révèle une Bricabook plongée dans ses réflexions d’auteure. Trois niveaux de réflexion pour un texte, tu fais très fort !

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  37. @Terjit : un texte dont les personnages sont aux antipodes de ceux des semaines précédentes !
    Devant tant de cynisme et de désespoir, je reste pantoise.Cet homme m’a fait penser à Tristan dans le roman Les bonnes moeurs (n’est-ce pas, Les 68 ? 😉 )

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  38. @Manue : Un texte sombre sur l’avenir et ce que nous pouvons en faire. Le fait que cela soit un rêve n’exclut en rien la possibilité du drame. Jolie écriture.

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  39. @Bénédicte : Le twist de fou avec ton « je ne me souviens pas d’avoir sauté ». Je ne m’y attendais pas. Cela donne beaucoup de force à ton texte et à son message.

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  40. @Jos : quelle surprise ! Tu passes d’un texte de bonne facture mais classique sur le souvenir des temps heureux et tu enchaines par une réflexion sur l’amoralité et le mercantilisme du voyeurisme poussé à ses extrêmes. Est-ce que ça existe « pour de vrai » ??? :O

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  41. @Terjit : J’ai bien ri, du début à la fin, merci !!!
    (Entre nous, je crains que ton récit soit très proche de la réalité … je dis ça, je dis rien 😉 )

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  42. @Claude : Ah j’adore cette histoire d’archéologie du futur et j’ai souri quand tu as transformé cette piscine en lieu de sépulture. Cela invite à la réflexion : est-ce que nos affirmations historiques d’aujourd’hui sont véridiques ? Elles le seront en tout cas tant que personne d’autre n’aura dit le contraire. 🙂

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  43. @Nady : Texte très original sur le chômage et la capacité à rebondir. J’ai aimé le parallèle entre la remise à flots, le retour en surface avec le renouveau professionnel. J’ai bien peur malheureusement que tout le monde n’arrive pas à rénover comme souhaité la piscine intérieure. Certains n’arrivent pas à donner le coup de pied pour revenir à la surface… 🙁

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    1. merci pour ta lecture @virginie. et pourtant, on est tous entouré de bras tendus pour nous aider à revenir à la surface parfois… faut juste les voir et avoir assez de force pour les attraper sans tenter de les sceller à soi….

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  44. @Manue : je suis sincèrement bluffée par la puissance de la vision de ton héroine ! C’est vraiment bien raconté, et j’ai vu le film se dérouler en accéléré sous mes yeux ébahis, jusqu’à la conclusion, énième pirouette de ton histoire. Surprenant. Bravo !

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  45. @ Leiloona : Comme tu as raison. La sensibilité et l’émotion ont ce pouvoir magique de transformer les réalités ; pas toujours en or, certes. Mais c’est cette transmutation qui donne la matière aux esprits créatifs dont tu fais partie pour le grand plaisir de tes lecteurs et sans doute de toi-même.

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    1. Merci Claude … Esprit créatif, peut-être oui, en tout cas je suis touchée par ce compliment.
      Ce regard est assez particulier, et peut décontenancer parfois … 😉

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  46. @Adele : Magnifique texte. Le tag, l’art comme thérapie, comme moyen de se libérer de ses fantômes, de l’accident. L’ensemble est très bien amené, offrant une belle fin.

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  47. @Jos : Triste histoire que la tienne et tellement réelle … Comme beaucoup j’ai été sidérée par les images de cette catastrophe et des lieux marqués à tout jamais … De là à aller voir là bas avec une agence touristique, faut pas pousser … les hommes sont vraiment capables du pire avec le pire existant déjà !!!

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  48. @Bénédicte : quelle surprise, j’ai la même histoire en sens inverse ! Pourtant aucun de nos lecteurs n’a fait le rapprochement entre nos deux paraplégiques taggeurs. Qui sait si nos personnages ne se retrouveront pas dans une salle de rééducation, pour entamer une belle relation d’amour ou d’amitié ?

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  49. @ Terjit : Excellent. C’est très fort. Une excellente idée menée de main de maître. Je me suis régalé à lire ton texte. J’aime beaucoup cette dérision et le cynisme du personnage, ainsi que tous les clins d’oeil à Le Corbusier notamment.

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  50. @Claude : joli clin d’oeil aux élucubrations passées et à venir des scientifiques de tout poil, et qui amène à réhfléchir sur la volatilité de la vérité à travers les siècles. Merci pour l’apparente légèreté du texte.

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  51. @Alexandra K: L’image de la flûte de pan démantibulée est forte. On imagine facilement le cri du vent qui s’engouffre. Les trous noir ne sont pas vides, ils sont terriblement denses. Le problème, c’est que rien n’en sort. À l’image des hommes, la difficulté est peut-être davantage d’arriver à exprimer ce qu’on a à l’intérieur. J’aime aussi beaucoup le silence des lieux désertés.

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    1. La flûte démantibulée, jolie image signifiante, merci Pierforest d’avoir attiré mon attention. 😉

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      1. Adèle : oui, c’est seulement après la publication que j’ai compris pourquoi j’avais utilisé cet instrument … C’est fou.

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    2. Merci Pierre … Oui à rebours j’ai compris pourquoi mon inconscient avait parlé d’une flûte, il est incroyable tout de même … Mais c’est vraiment l’impression que j’avais en écrivant le texte. Un vent qui ressemblait à une flûte « désaccordée ». 🙂

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  52. @ Jos : ton texte m’a beaucoup touché. Il est beau dans sa forme tout en faisant référence à une absurdité des hommes. Voire à deux : s’autodétruire, et faire visiter son sinistre forfait. Merci.

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  53. @Terjit: Le discours est vraiment réaliste et ça remet aussi en perspective tout ce qu’il y a derrière. C’est quasiment une version moderne du Corbeau et le renard. Très bien fait. Bravo!

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  54. @ Manue : Vraiment très bien. J’étais en apnée durant toute la lecture. C’est ton texte qui a, lui, un sacré souffle… Bravo.

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  55. @Nady : ton texte m’a fait ressentir toute la fragilité de ton héroine devant un destin impitoyable. Le fait qu’elle s’en sorte et rejaillisse, belle et resplendissante, donne un magnifique et immense espoir.
    J’avoue avoir été troublée par le choix du prénom Leena (Leiloona ?)

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    1. Merci @Adèle pour ta lecture. Oui, parfois la vie nous montre qu’on a en nous des forces insoupçonnées 😉
      Le prénom Leena n’a rien à voir avec notre belle Leiloona. C’est juste le prénom d’une ancienne collègue hollandaise qui m’est revenu la semaine dernière en lisant un texte où celui de Léna était utilisé. Mais en aucun cas je n’ai voulu identifier notre patronne dans ce texte. 😉
      promis, je continue mes lectures demain avant d’aller voir Maupassant au théâtre 😉

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    2. Merveilleux ton texte @Adèle : j’avais entraperçu le commentaire de CBV concernant Grand Corps Malade, ce qui influença ma lecture et j’en ai été ravie ! Bravo et merci 😉

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  56. @Bénédicte : Ouch … la chute est rude, à tout point de vue … Tu nous fais passer d’une réalité presque idyllique finalement quand tu nous la racontes (malgré les dealers et le sexe borderline) à la vraie réalité, celle dont devraient être plus conscients les gens quand ils s’engagent sur cette pente dangereuse !
    J’aime la force du message, vraiment. Et l’écriture, qui touche droit au but.

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  57. @Benedicte: Les drogues et autres stimulants aident parfois à la créativité de l’artiste, mais comme tu le dis si bien, il peut aussi y avoir des conséquences vraiment néfastes.

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  58. @ Bénédicte : bravo pour ce texte dont le drame est mené savamment. L’histoire est cruelle, certes, mais son récit par toi est magistral.

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  59. @Claude : Excellent !!! Tu as su faire ressurgir en moi mes souvenirs d’historienne qui tentait désespérément de comprendre comment pouvaient vivre les hommes du paléolithique à partir de quelques misérables trous de poteaux et de quelques tessons de poterie !!! Je pense que mon analyse fallait bien celle de ton archéologue !!!! Bravo et merci !!!
    (L’éclairage donné par ton texte sur les dégâts que peuvent faire certains historiens avec certaines sources devrait être affiché dans toutes les facultés !!!)

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  60. @ Nady : Ton texte tient parfaitement la métaphore de la piscine. On le lit en suivant progressivement la saga de Leena. La fin est belle d’espoir. C’est très réussi. A quand un texte commun (bien que je n’en connaisse pas du tout le mode opératoire) ?

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    1. ROoooo ! merci @Claude pour ton adorable commentaire ! vais faire des envieuses !! hihihi Tu as été le soleil du début de ma journée, journée que je finis plus que bien avec un tel retour ! 😉 alors j’ai envie de te répondre très bientôt j’espère. Peut être pas la semaine prochaine où je me suis donnée le challenge de faire un poème à la Mallarmé (visite enchantée de son antre ce jour) sur la photo de la semaine mais après cette prouesse, quand tu veux et selon tes disponibilités. trop contente 😉

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  61. @ Adèle : J’ai été impressionné par ton texte. Ces détails de couleurs de tags, cette ambiance, et ce final qui rend terriblement attachant le peintre. Bravo.

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  62. #Nady : Beaucoup d’optimisme finalement dans ton texte ! ça fait du bien 😉

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  63. @Adèle : Belle histoire que celle de ton personnage qui tire beaucoup de force et de créativité de cette épreuve terrible ! Bien vu et bien écrit !

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  64. @Adèle: Tu semble vraiment t’y connaître en tag. Dis-donc, ce serait pas toi qui a fait celui-là sur la piscine? 🙂

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  65. Leiloona : Un éloge à l’art d’écrire à la fois beau et doux !
    Terjit : Un discours surprenant qui m’a maintenu en haleine du début à la fin !

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  66. @Jos : ton texte m’a retournée et je n’ai pas de réponse à ta question finale… je dirai peut être que l’humain est double, hélas… une belle maîtrise de l’écriture en tout cas ! bravo et à lundi prochain sur le net ! 😉

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    1. Merci miss ! 🙂 J’aime bien cette thématique, que ce sont dans ce que j’écris ou dans mes lectures ! :=)

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  67. Manue j’ai aimé le côté science fiction de ton texte, étonnant et le fait que ton personnage sauve l’humanité sans le savoir

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  68. Claude j’aime la mauvaise foi de ton archéologue, très sympa cette idée de découverte de nos mœurs perdues.

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  69. Nady, j’ai aimé me balader avec ton personnage dans l’expo et cette prise de conscience de ton personnage grâce à l’art et la photo.

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    1. Merci Eirenamp, c’est fou comme l’Art peut faire ressortir plein de chose en chacun de nous ! 😉

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  70. Leiloona : on reconnaît bien là ta voix d’écriture, celle que l’on retrouve aussi dans tes billets… j’aime que tu parles de l’écrivain…
    Terjit : un texte qui fait passer par plusieurs impressions, une grande force et assurance dans l’écriture et beaucoup d’humour, j’adore ! 😉
    Jos : quelle bonne idée de penser à Pipriat… oui beaucoup de larmes sont restées là-bas.
    Manue : j’aime beaucoup ce que cette photo a produit dans l’imaginaire de chacun et l’imagination dans ton texte particulièrement, il y a de très belles images, merci !
    Bénédicte : très beau texte, je crois même qu’il m’a fait un peu frissonner. Et puis j’ai pensé à Grand Corps Malade…
    Claude : gros sourire à lire ton texte, merci !! 😉
    Nady : oh toi aussi tu évoques le vide intérieur !! Très belle idée que de prendre cette image comme une des pièces d’une exposition, j’aime beaucoup cette idée.
    Adèle : j’adore tout dans ton texte vraiment, le ryhtme, les personnages, j’avais envie de te lire plus et plus longuement. Magnifique texte.

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    1. Merci Antigone pour ta lecture. Je cherche en vain chaque semaine à me rapprocher de ta plume de laquelle sort toujours une telle force mais, par confort 😉 je me contente de lâcher prise et prends beaucoup de plaisir à te lire. J’espère que tu éditeras qqchose prochainement ! 😉

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    2. Oh merci Antigone, me dire qu’on reconnaît « ma voix » est un sacré compliment ! 🙂 Mille mercis.

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  71. ça y est, j’ai trouvé enfin un peu de temps pour commencer à vous lire, je n’ai pas terminé mais je vais m’y employer…
    @Leiloona : très beau texte sur le pouvoir du conte . J’aime beaucoup l’idée de la nécessité du calme, de la séreinité pour entendre à nouveau la vie du lieu. Et quelle fluidité ! J’adore.
    @Jos : Très touchante évocation d’un monde qui s’écroule en un instant par la folie des hommes. Je n’ai pas de réponse à la conclusion de ton texte… Pourquoi certains vont là ? Pourquoi quand il y a un accident sur la route il y a un bouchon pour mieux voir ? Pourquoi des gens partent en « vacances » en Afghanistan ? L’envie de se dire qu’on a de la chance d’être en vie… ? Je n’y crois pas beaucoup… ou la nécessité de se délecter du malheur des autres… ? je ne sais pas… Mais bravo pour ce texte !
    @Manue : très beau texte émouvant
    @Benedicte : ça commençait bien…et je n’ai pas vu la fin arriver … bravo !
    @Claude : comme la vision peut-être déformée par un prisme trop exigu ! Très beau texte qui mérite de méditer calmement sur ce que nous croyons savoir !
    @Nady: j’aime beaucoup la puissance de l’évocation que tu tires de la photo, et avec toujours cette lueur d’espoir qui te caractérise ! Bravo !
    @Adèle : très belle description du retour dans un lieu de souffrance pour l’apprivoiser et continuer à avancer. Ils pourront toujours le détruire s’ils veulent, le travail est fait ! Merci!

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    1. @CBV: wooh !!! j’ai pris la chute en pleine poire, c’était si romantique de ne pas pouvoir se dire les choses qui flottent entre elles pour finir comme ça. très touchant (avec une petite larmouille au coin de l’oeil pour elles deux) Merci pour ce moment.

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  72. @Leiloona : Tu redonnes vie à cette piscine de façon si réaliste et si douce que je suis certaine qu’un lecteur qui n’aurait pas vu la photo serait étonné et surpris de la découvrir. Merci pour ton texte tout en douceur.
    @Terjit : Rhooo ! Il est horrible ce bonhomme ! Un texte drôle sur un sujet qui l’est beaucoup moins. Belle description de l’hypocrisie (à ne pas confondre avec la diplomatie hein )
    @Manue : Un texte dur et sombre…et pourtant porteur d’espoir, grâce à l’intervention magique de ton personnage.
    @Bénédicte : Ton texte et si criant de réalité qu’il devrait être lu pour exemple dans les lycées et peut-être même dans les collèges … Bravo !
    @Claude : Ah ! J’adore ton texte, à la fois drôle et interpellant. Je vais voir les historiens d’un autre œil dorénavant.
    @Nady : J’aime ton personnage poursuivi et malmené par un destin implacable mais qui finit par trouver l’envie donc la force de rebondir…
    @Adèle : Merci pour ce texte superbe par sa construction, son rythme et sa sensibilité. Il est sympathique ce Fabien !

    A tous : Désolée d’avoir tardé à commenter vos textes mais j’étais en vacances…et les vacances ne sont pas toujours de tout repos 😉
    Un grand merci aussi pour vos retours concernant mon texte… et à lundi prochain !

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    1. Merci Jos : Oui, je crois bien que j’ai voulu prendre le contre pied de ce que les apparences donnent à voir. 🙂

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  73. Merci. Ben oui il est horrible, c’est vrai, mais Est-ce si loin de la réalité quand on mélange intérêts privés et publics comme dans ces magnifiques partenariats « public-privé »?

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  74. @ Toutes et Tous ,
    merci déjà pour tous vos supers commentaires sur mon texte….Quand j’écris chaque Lundi j’écris pour moi bien sûr , mais aussi pour vous et je me demande toujours ce que vous allez en penser !!!…..Que celui ou celle qui ne fait pas ça me jette la première pierre !…..
    Je m’excuse auprès de vous de ne pas être plus présente pour les retours sur vos textes….Je suis souvent allongée en ce moment alors autant j’adore vous lire sur ma tablette, autant il est difficile de taper un commentaire dans cette position ……Je ne sais pas combien de temps je vais être obligée de faire attention et limiter le temps que je passe devant mon bureau…..Alors j’essaie d’aller à droite ou à gauche d’une manière assez désordonnée je l’avoue !!!!….
    Sachez en tout cas que vous êtes tous une super distraction quand on ne peut pas trop bouger !!
    Dès que je peux, je reviens commenter …..Plein de bisous .

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    1. Oui, effectivement, la tablette n’est guère facile pour commenter. Repose-toi, et reviens-nous vite. 🙂

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  75. A toutes et à tous, je suis désolée de m’ être absenter et de ne pas avoir répondu à vos commentaires. Ma vie professionnelle et personelle est assez mouvementée depuis quelques semaines.
    Malgré le peu de temps que j’ai, je suis ravie de vous lire.

    @ Leiloona : Un texte intéressant qui te correspond bien dans l’art de définir la créativité de l’écrivain qui nous fait voyager en restant assis. Merci pour ce voyage dans le temps avec la photo. Bon anniversaire avec un peu de retard.

    @ Terjit : Texte plein d’humour et décalé. Original de nous présenter l’envers du personnage qui évolue dans la sphere politique pour un projet auxquel il ne croit pas. J’ai bien rigolé. Merci !!

    @ Jos : Que d’émotions pour ton texte qui évoque le trauma de la catastrophe de Tchernobyl lié aux souvenirs de Tania. J’adhère complètement à son dégoût face à la fascination de certains hommes qui visite les lieux de cette catastrophe. J’aime beaucoup.

    @ Manue : Texte profond qui bouscule avec une ambiance fin du monde. Cela tient à si peu de choses, un geste, une respiration pour éviter une réelle catastrophe écologique. Juste prendre le temps. Bravo !!

    @ Bénédicte : Aie quelle chute, j’ai été bien surprise par le personnage qui a lentement perdu pied. Une prise de conscience douloureuse pour ton personnage. Texte bien amené.

    @ Claude : J’ai beaucoup apprécié l’ironie du texte de la fin qui défait le sérieux du scientifique au départ. Très drôle !!

    @Nady : Une photo et ton héroïne qui se projette. L’eau comme symbole de vie et de renaissance. Joli texte.

    @ Adèle : Renaître , vivre, exister. Ton personnage est un bel exemple de résilience. Belle oeuvre artistique et littéraire.

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    1. Nicole : Merci ! 😀
      Et voyager dans un fauteuil, j’adore le faire depuis … pfiuuu … je ne m’en rappelle plus. Et depuis quelques années, j’ai transformé l’essai en voyageant vraiment dans différents pays ! ♥

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