Cirque Le Roux : The Elephant room

Imaginez 4 trublions, dans les années 30, un salon cosy, sonore et enfumé de bruits et de cigares. Trois dandys et une jeune mariée qui frôle l’hystérie (ou la nymphomanie, au choix)

Ces quatre-là cachent quelque chose : « The Elephant in the room ». Des interactions amicales étranges où tous veulent la peau de l’autre et pas seulement de Roger Rabbit … De là naît le spectacle : de leurs confrontations et de leur désir. 

Des acrobaties de haut vol, toutes plus étonnantes les unes que les autres, et de plus en plus poussées par une certaine poésie, comme ce pas de deux au milieu des suspensions lumineuses descendues sur le bas de la scène.

Le ton est à la fois décalé, sensible, drôle, et enlevé. Les figures s’enchaînent ou se superposent, le tout dans un décor ultra soigné et magnifique, dans un camaïeu de gris.

Un début de spectacle un peu en deçà du reste, car la mise en place des personnages est assez longue, mais une fois le spectacle bien lancé, il ne faiblira plus.

L’alliance des couples entre l’ours immense et baraqué avec sa femme petite, mais au sourire carnassier (devinez qui porte la culotte) est assez comique, tout comme le pauvre majordome qui passe son temps à être rejeté mais qui revient toujours par la porte. Un brin de vaudeville mâtiné de sauce cruelle, des références à la commedia dell’arte aussi, le tout savamment orchestré.

C’est beau, ça swingue, ça envoie et ça pulse, le tout avec un semblant de facilité déconcertante et avec une touche poétique hors du commun. A voir. ♥

Un extrait :

Jusqu’au 14 janvier, à Bobino.
19 h les mercredi, jeudi et vendredi
44 €

Artistes : Raymond Raymondson, Brad Musgrove, Lolita Costet, Grégory Arsenal, Philip Rosenberg, Yannick Thomas
Metteur en scène : Charlotte Saliou

 

Leiloona

Museo geek l’hiver, sirène l’été.
Je lis et j’écris durant les 4 saisons.
J’aime le bon vin et les fromages affinés.

View all posts by Leiloona →

4 commentaires

Commentaire :

%d blogueurs aiment cette page :