Tír na nÓg, 281è atelier d’écriture

©Jordane Saget

La nuit l’enveloppait. Elle décida de passer par le sous-bois qui lui tendait les bras. La soirée avait été arrosée. La tête lui tournait un peu, mais le froid qui picotait son visage la sortait de sa torpeur. Elle s’enivrait de silence. Après les bruits de la fête, seuls ses pas ricochaient contre le noir de la nuit et accompagnaient le murmure des feuilles entre elles. Elle savoura ce chuintement particulier. Que se disaient-elles ? Soudain, une jambe la trahit, puis la seconde. Le monde se déroba sous ses pieds.
Au petit matin, d’elle il ne restait rien, si ce n’est quelques grains de sable et des volutes cabalistiques à la craie que le vent emporterait.

© Alexandra K, le 26 octobre 2017

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Le texte de Claude :

Nadji revenait ce soir là de son cours de yoga. C’était le 4 novembre, la nuit était déjà tombée : il était 20 heures. Elle pressa le pas, ses deux jeunes enfants devaient être seuls depuis un bon quart d’heure, la nounou ayant dû déjà quitter la maison. Juste le pont à traverser et elle était chez elle. Elle remarqua un détail inhabituel sur la passerelle. Des arabesques étranges figuraient sur un rectangle au milieu du sol . A peine posa t-elle ses pieds dessus que le dessin se mit à onduler, à se soulever, puis à l’emmener dans les airs. D’abord effrayée, elle sentit peu à peu une douce atmosphère qui caressait son visage. Le tapis atterrit avec grâce dans la cour délicieusement ouvragée d’un palais en plein désert. Un garde coiffé d’un large turban la reçut sans mot dire, et l’amena dans une vaste pièce à la somptuosité orientale digne d’un tableau de Jean-Léon Gérôme.

Au fond, dans la pénombre, une femme allongée lascivement sourit à Nadji, et lui proposa de s’asseoir sur les coussins brodés d’or et de soie. Elle lui dit : « Je suis la princesse Brichab Houk, je connais tes talents de conteuse. Je t’ai fait venir ici afin que tu me racontes mille et une histoires nocturnes tissées de mots riches et précieux à l’égal du décor de mon palais. N’aie nulle peur pour toi et tes enfants, je maîtrise aussi bien le temps que l’espace. Mais si tu refuses, lorsque tu retourneras, tes enfants auront vieillis de trois ans sans leur présence maternelle. En revanche, si tu acceptes, tu connaîtras durant ce même temps les plaisirs de l’Orient rêvé, faits d’amour et de richesses.».

Nadji s’exécuta autant par curiosité que par crainte. Elle passa ainsi mille et un jours et mille et une nuits alternant entre sa rencontre idyllique avec un magnifique sultan dont le parfum de myrrhe la faisait chavirer à chaque rencontre, et les contes merveilleux qu’elle se plaisait à raconter à la princesse qui buvait ses paroles. Elle entrelaçait ses récits de termes rares comme « athénor », « amphigouri », « pantalpha », « canthare »,… et de références mythologiques inconnues de Brichab mais qui la comblaient de symboles et de métaphores. A chaque fois le charme opérait et la princesse se pâmait de plaisir.

Après sa mille et unième nuit, Nadji dût quitter son amant avec tristesse. Elle salua respectueusement la princesse. Celle-ci la remercia chaleureusement, lui offrit un bracelet d’or, et un eunuque fit avancer le tapis qui s’envola, l’emmenant jusqu’au pont, à l’endroit même où elle avait été enlevée.

Il faisait encore nuit. Nadji, un peu déboussolée, prête à courir, regarda son smartphone : c’était toujours le 4 novembre, il était 20 heures 05. Elle se contenta alors de presser le pas. En arrivant chez elle ses enfants se jetèrent dans ses bras comme chaque soir.

« Maman, tu nous racontes une histoire ? »

« Non, pas ce soir. Maman est fatiguée ». Elle sortit alors de son sac deux bandes dessinées que la princesse avait sans doute glissées dans son sac.

« Tenez, lisez-çà plutôt. Je vous ai acheté « Les Aventures d’Iznogoud ».

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Le texte de Nady :

Il est où le bonheur ?

Traverser ce pont et profiter d’un temps à la flânerie
Comme j’ai pu traverser les 4 décennies de ma vie.
Des moments lumineux comme mes 5 premières années sur terre
Où je fus le rayon de soleil de mes parents inquiets de la situation de leur pays en guerre.
Des passages obscurs et particulièrement quand il a fallu quitter papa pour prendre la mer
sur des bateaux surchargés de ceux qui voulaient rejoindre l’Europe, riche d’humanité et de progrès.
Les montants demandés par les passeurs étaient horriblement chers…
Il a fallu faire un choix,
maman, ma sœur, mon frère et moi avions tracé la voie.
Notre embarcation n’a pas coulé,
Un ange au Ciel y a veillé….
Le pont qui nous rapprochait de la Terre des Droits de l’Homme et de la Liberté
Semblait protégé.
Mais à notre arrivée, maman s’en est allée au Ciel
Malade et épuisée de cette traversée mortelle.
L’Etat français nous a protégés
Mais les sous manquaient.
J’ai pris l’habitude de ne pas manger le midi,
Histoire d’économiser le peu d’aides qu’on nous offrait pour notre survie.
Une manie qui ne m’a pas quittée encore aujourd’hui…
Difficile de se construire une vie amoureuse et familiale à la majorité
Quand tant de nœuds se sont ficelés en moi…
Mais j’ai continué à avancer sur ce pont de la vie, à danser avec elle même parfois,
malgré les aléas…
Puis un jour, la vie nous sourit encore une fois…
Un regard, une rencontre et cet autre qui a envie de prendre soin de moi…
Je le préviens que mon passé n’est pas encore totalement digéré
Mais j’ai quand même envie d’essayer de croire au bonheur ici bas.
Et comme ce soir sur ce pont parisien,
Je me tiens devant lui, droite et fière de mon chemin
jusque là parcouru, piétinant les entrelacs qui font aussi partie de ma vie
Et bien décidée à avancer avec lui.
Mais pour l’instant
je profite au maximum du présent.
Il est là le bonheur !
Ici et maintenant
Ephémère peut être mais si vrai,
Comme cette fresque inattendue à la craie !

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Le texte de Manue :

Le vent l’avait déposée là, au milieu de tous les possibles, au cœur de la tempête, à l’heure où même la lune est couchée, l’instant précis où la lumière artificielle n’offre plus qu’un unique chemin, sombre, nauséabond.

Pourtant, pour qui savait le voir, le temps, ce magicien, avait dessiné au sol ses multiples destinées, toutes entrelacées, éclairées une seconde, un battement de paupière, une expiration.

Tout était là. La grâce de l’instant précis face à la lourdeur du passé. Le choix de la raison et les élans précipités du cœur. Des amours. Des erreurs, des bonheurs. Une famille. Ou pas. Elle vit l’horreur et l’anéantissement, les souffrances indicibles et les combats menés. La folie et la beauté. Ses rêves exaucés et la douleur de ses pires cauchemars.

Le seul sens de sa vie, suggéré par quelques traits à la craie. Il suffit de si peu pour croire …

Un souffle d’air, un peu de magie, une respiration. Presque rien finalement pour voir autre chose, pour ressentir autrement, pour vivre différemment une destinée toute tracée.

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Le texte de Valérie :

J’avais déjà eu la chance de croiser ces jolies arabesques au détour d’une rue, sur un mur, dans le métro… Mais ce soir, alors que je me croyais perdue au milieu de nulle part sur ce long pont noir et rectiligne, elles étaient là, pour moi. Pour moi seule. J’ai commencé à en suivre une puis une autre. Je prenais un réel plaisir à passer d’une courbe à l’autre, à sauter de ligne en ligne. J’empruntais un bout de chemin, je fermais les yeux et je me retrouvais au sommet d’une montagne enneigée, je me laissais glissée sur ses pentes. A peine en bas, la piste s’arrêtait et je me retrouvais dans des sillons de lavande enivrée par l’odeur. Puis une vague m’emportait ailleurs encore et encore. Je ne sais combien de temps je suis restée voyager sur ce rectangle magique. Toujours est-il, que j’eus un peu honte en le quittant car mes pas avaient brouillé les pistes, la craie s’était effacée par ci, par là…

Un autre jour, me connaissant un peu, je n’aurai même pas osé marcher sur tant de beautés mais aujourd’hui j’avais voulu en profiter, m’en imprégner avant de retourner dans l’ombre. Finalement bien qu’un peu honteuse, je ne regrette rien. Merci l’artiste, merci Jordane Saget pour ce doux moment.

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Le texte de Pacha Mama :
Je t’oublierai. Et, cheminer.
Dorénavant les instants de déréliction, en pressurant les sols je provoquerai leurs disparitions : parquets vitrifiés ou bien non, terres-battues, marbres somptueux, linos kitschs, macadams, rédillous qui serpentent, tout autres sentiers fastidieux, jour comme nuit, peu m’importe.
Mais progresser.
Trimarder. devenir allègre. Réactiver les capacités de ma cervelle à s’occuper de ses pieds.
Se déplacer.
Œuvrer.
Et, t’oublier.

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Les textes écrits à partir de la même photo et publiés sur d’autres sites : 

Leiloona
Museo geek l'hiver, sirène l'été. Je lis et j'écris durant les 4 saisons. J'aime le bon vin et les fromages affinés. View all posts by Leiloona →

50 commentaires

  1. TADAAAAAAAAAAAAAAM ! Surprise du jour ! Le chef d’oeuvre de la photo sur laquelle vous avez écrit dessus est du talentueux Jordane SAGET !!!!! Et donc ? me demandez vous ? Et bien Jordane SAGET est celui qui nous accueillera dans sa galerie / appartement samedi 4 novembre 2017 pour lire quelques uns de nos textes ! Et on y verra d’autres pépites de son art sur place !
    Voilà, c’est tout pour l’instant ! me délecterai de vos textes prochainement ! 😉 belle journée à tous !

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      1. tu ne peux pas savoir comme j’avais envie de te le dire quand j’avais vu un de tes commentaires qui aimait ce cliché 😉 mais j’ai voulu garder le mystère pour ne pas bloquer les inspirations 😉 à tout bientôt Valérie !

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      1. il tend aussi vers l’art moderne et c’est juste extra ! on prendra des clichés pour toi à moins que tu te sens de venir en béquilles ?

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  2. Encore de belles pépites!!! Je les trouve poétiques ! J’espère que le mien vous plaira!
    @bientot et merci Leiloona!

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  3. Plein de jolies choses dans ce que j’ai lu ce matin. De l’ivresse des soirées au fantastique engendré par les arabesques… Des pistes ennneigées à la réflexion profonde sur la rencontre du bonheur.
    Merci de vos jolis mots à vous tous qui avez écrit sur cette page. J’ai passé un bon moment..

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  4. Cloud : Tu es un délicieux lutin coquin. J’aime les entrelacs faits dans ce texte, l’implicite sous-jacent que je devine et me fait sourire. Et cerise sur le tapis, c’est un très joli conte que tu nous écris là. Le réel est peuplé de légendes, et tu nous dévoiles ici un peu de sa merveille. Merci, ce texte m’émeut et me fait sourire en même temps.

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  5. Nady : Si la beauté n’était pas éphémère, elle serait moins belle, tout comme le bonheur … qui va et vient, à moins qu’il ne soit là tout le temps, mais à nous de savourer chaque petit rien de l’instant présent. 🙂
    Tu as bien décrit ce modus vivendi, entre les entrelacs d’une vie, le regard d’un autre, cette avancée, puis cette traversée vers l’autre rive.

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    1. Merci miss, je ne peux que te suivre dans le fait de savourer le présent !

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  6. Manue : Jolie description du chemin des possibles … toujours vrai, combien de lignes de vie aurions-nous pu suivre ? Et laquelle suivre aujourd’hui ? Joliment poétique, comme ce souffle dont tu parles.

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  7. Valérie : Un personnage comme Bambi qui suit son papillon ! Le temps qui s’arrête un instant. 😉 Joli !

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  8. Pacha Mama : Le marche pour aller de l’avant, oublier ce qui est advenu … Mais n’est-on pas la somme de notre passé ?

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  9. @Leil : chapeau bas l’artiste des mots ! un texte concis où je m’y vois bien parfois en rentrant de soirée 😉

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  10. @Claude : Rooo Claude ! tu es taquin ! 😉 Comme j’ai adoré ton conte et ses métaphores ! m’y suis aussi retrouvée à travers tes mots (décidément, je me vois partout ce jour, #Ego sort de moi 😉 ) entre la beauté et la myrrhe qui est mon encens préféré ! Il me reste quelques grains rapportés de Jordanie il y a 3 ans que je tente de brûler au compte poussière 😉 Comment fais tu pour avoir d’aussi belles idées !
    Encore de belles découvertes d’autres artistes à travers ta plume que je me suis empressée d’aller regarder grâce à google ! Comme notre monde est merveilleux, aussi beau que celui des 1 001 nuits quand je te lis ! Merci pour cela !

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  11. j’aime bien les doux univers que cette photo a fait émerger dans vos différents textes. J’ai un petit coup de coeur pour le texte de Claude (les contes des mille et une nuits) que j’ai trouvé très original et m’a permis de m’évader quelques minutes, en croyant presque à cet impossible

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  12. @Alexandra : un départ prématuré qui laisse de bien jolies traces de ton personnages, bien qu’ephémères.

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  13. @Nady : un texte tout en beauté, du rythme,une belle humanité et de l’espoir. « Puis un jour, lavie nous sourit encore une fois », comme on a envie de lui tendre la main à ton personnage. Touchée.

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  14. @Manue : un très beau texte plein de poésie qui comme les courbes de Jordane alterne le bien et le mal, la joie et la tristesse…Le dernier paragraphe est super. Bravo

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  15. @pacha-mama : un texte très sombre, limite angoissant. J’espere qu’il n’y a rien de personnel.

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  16. Leiloona : sortie fantastique pour ton personnage… hum parfait pour cette veille d’Halloween.
    Claude : Rhooo quelle imagination!
    Nady : le bonheur est parfois difficile à trouver. Mais est-il voué à l’éphémère? C’est joli d’imaginer ces arabesques faites à la craie. Elles le sont ?
    Manuel : j’ai aimé le tournis très beau dans lequel tes mots m’ont plongée.
    Valérie : et bien serais tu donc la femme de la photo ?
    Pacha mama : pour toi aussi la disparition, avec des mots joliment choisis.

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  17. @Nady : très joli texte rempli de douleur et de bonheur, de détresse et d’humanité. J’ai bcp aimé 🙂
    @Alexandra : une poésie mystérieuse, qui laisse le goût particulier, après lecture, d’imaginer toutes les réincarnations possibles dans ces arabesques 🙂
    @Claude : on est emporté par le style, l’ambiance et le décor, et la fin vient nous surprendre, dans la lecture de ce conte 🙂
    @Manue: très beau texte. J’ai adoré ton dernier paragraphe, avec tout ce que peut offrir « une respiration » 🙂
    @Valérie : un bel hommage à ces arabesques. On voyage avec elles et avec ton texte. J’ai bcp aimé 🙂
    @Pacha Mama : un beau texte sur la force d’aller de l’avant tout en faisant la paix avec son passé. Très joli 🙂

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    1. Je laisse le formulaire, donc au besoin tu peux l’ajouter ! 😉 Je viens de le faire. Sorry pour ma réponse tardive.

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  18. @Manue : le texte est l’histoire d’une vie… Je t’ai sentie là frôler avec l’universalité, trop bon !

    @Valérie : J’ai eu l’impression d’être sur une piste enneigée vierge. Quelle sensation de pur plaisir ! Merci !

    @Pachamama : ton texte semble décrire le lourd travail d’un deuil ou d’une séparation… Très fort !!

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  19. Alexandra K : Que disait alors ce chuintement particulier ? elle seule le sait et l’emporte avec elle. Mystère quand tu nous tiens !

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  20. Claude : Où dois-je m’adresser pour prendre un billet aller-retour pour un fabuleux voyage au Royaume des moucharabieh, car, c’est promis je raconterais des histoires, pour y aller mais aussi une fois là-bas, bien entendu.

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  21. Nady : Une vie déjà difficile, et la réalité qui colle à la peau, gluante et malodorante, et un jour la fenêtre s’ouvre sur le bonheur, les noeuds vont se défaire un à un, magnifique lecture, à lire avec conviction, un joli rôle à venir, que l’hôte saura apprécier.

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    1. Ton retour de lecture est une beauté de texte qui me ravit ! Merci ; -)

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  22. Manue : Il y a de la magie dans ces fresques éphémères, tout à fait d’accord, et le bonheur fait son petit bonhomme de chemin si l’on se laisse-aller.

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  23. Valérie : C’est chouette de se laisser aller avec son imagination et son envie irrésistible de faire autrement, sortir du quotidien.

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  24. Pacha mama : Ah ! oui ! c’est joli « s’occuper de ses pieds », rendre plus beau le sol sur lequel ils se posent, bien sûr, quel cadeau !

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  25. @Leiloona : Un texte court et efficace, qui colle bien avec le côté éphémère inspiré par l’œuvre à la craie ! Bien vu.

    @Claude : Une belle histoire, ou plutôt un très joli conte, dans lequel on retrouve ton humour. J’adore tes clins d’œil et tes métaphores mais aussi toute ta délicatesse. Bravo !

    @Nady : L’histoire d’une vie entrelacée de bonheur et de tristesse, de coups durs et de chance parfois…Une vie sinueuse, dont on ne sait jamais où elle va nous mener… Une vie qui ressemble aux œuvres de Jordane. Bravo !

    @Manue : Un texte tout en poésie, pour exprimer les méandres de la vie qui nous offre ses chemins différents – plus ou moins chaotiques et plus ou moins heureux – et qui, selon si on les emprunte ou pas impacteront notre vie de façon différente ! Merci Manue pour cette agréable lecture.

    @Valérie : Une invitation au voyage dans l’imaginaire, comme cette peut l’être cette arabesque. Très joli texte.

    @Pacha Mama : Un texte sombre oui – comme les œuvres de Jordane somme toute – mais dans lequel, malgré la complexité de la vie, la volonté d’aller plus loin et de rebondir est prépondérante !

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  26. @Leiloona: court et percutant. On en sait pas si elle a trébuché ou si elle a simplement été emportée par le vent…

    @Claude: joli clin d’œil final.

    @Nady: joli texte. Perso je ne sais pas où il est le bonheur… Mais qu’est-ce au juste?

    @Manue: la première phrase donne le ton!

    @Valérie: c’est un peu comme marcher sur la bordure du trottoir. Tombera. Tombera pas…

    @Pacha Mama: le mouvement libère et allège l’esprit.

    J’attends avec impatience la prochaine photo!!!

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    1. Merci pour ta lecture la Plume et la page. Qu’est ce que le bonheur ??? des instants précieux où tout semble possible même l’impossible, de doux moments partagés avec son amoureux sur des instants hors du temps, des secondes illimitées avec sa descendance dans des câlins sans fin, des heures sans fin avec ses aïeux pour mieux comprendre l’histoire de sa famille et ainsi mieux se connaitre, des micro secondes de contemplation devant une oeuvre d’art ou juste la nature et voir les arbres pousser… la recherche du bonheur est indispensable à ma survie ici bas, me sentant plutôt bien lotie dans sa quête par rapport aux millions d’être fuyant la guerre et la misère….

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  27. @ Leiloona : si les feuilles étaient remplies d’écriture, c’est normal que le vent de la création emmène l’auteur dans leur tourbillon… Joli texte magique.

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  28. @ Nady : « Il suffit de passer le pont… » chantait Brassens. Je ne suis pas sûr que cela suffise pour trouver le bonheur. Mais ton joli texte encore plein d’humanité donne l’espoir et propose de profiter du moment présent en attendant mieux. Merci Nady.

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    1. Merci pour ta lecture mon cher Claude. Ce texte m’a été inspiré de 2 êtres connus dans le passé, un homme puis une femme. Tous les 2 ont ce dénominateur commun de ne pas pouvoir garder des liens d’amitié dans le temps, certainement dû à ce passé très lourd que j’ai toujours eu du mal à imaginer vivre… mais je garde d’excellents souvenirs des moments partagés avec eux et du recul qu’ils avaient à me parler de cette traversée vers notre beau pays pendant leur enfance ou adolescence… Les 2 avaient un rapport très fort avec leur mère qui les accompagnait comme si ces dernières n’avaient pas fini d’accoucher d’eux tant qu’ils n’étaient pas dans une zone libre et protégé… Cette Humanité me touche et d’eux deux je retiens un très fort caractère mais une extrême sensibilité qu’ils laissaient transparaître quand ils se sentaient en confiance. Oui, profiter du présent quand il est doux est salvateur…

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  29. @ Manue : Ton texte est superbe, plein de poésie, et les phrases semblent s’entrelacer comme les dessins. Les arabesques sont aussi sont aussi le résultat de l’interdépendance de sa vie avec celle des autres.

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  30. @ Valérie : J’aime beaucoup ton texte. Il a la fraîcheur d’un regard d’enfant, ce qui lui donne une jolie poésie empreinte d’imaginaire.

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  31. @ Pacha Mama : superbe. En peu de mots tu crées une atmosphère où la volonté semble avoir raison sur la douleur morale. Bravo.

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