Le Charme des sirènes, Gianni Biondillo

L’atout du nouveau roman de Gianni Biondillo tient paradoxalement aux personnages truculents et hauts en couleurs, au détriment de l’intrigue reléguée au second plan. Si un mannequin meurt en direct un soir à la télévision, ce n’est pas vraiment ce que l’on retiendra de ce policier. En revanche, la petite exilée Aïcha, seule et perdue dans un train, recueillie par inadvertance par Moustache, un clochard céleste, ou encore Ferraro cet inspecteur rebuté par la mode et contraint de s’y frotter marqueront les esprits. 

Il faut s’imaginer un polar à l’italienne, dans les années 50, transposé dans le monde actuel. Des moeurs grinçantes, des bandits rocambolesques, mais surtout un sens de la répartie et une vision acérée de l’Italie moderne. Toutes les couches du mille feuilles y passent. Aussi, forcément, quand on passe d’une histoire à une autre (entre le mannequin et Aïcha), l’appétit du lecteur peut en pâtir. Nous n’avons pas là un page-turner, mais plutôt une peinture de la société moderne à travers une intrigue policière.

Plaisant, mais guère appétant, j’ai connu des sirènes plus charmantes.

Auteur  Gianni Biondillo
Traduction Serge Quadruppani
Editeur A.m. Metailie
Date de parution 05/10/2017
Collection Bibl.italienne
EAN 979-1022607155
ISBN 1022607154
Nombre de pages 352

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