Atelier d’écriture 364

@ MHM / CH

Voici la photographie qui servira de base à votre texte.

Il s’agit d’écrire un texte dont vous serez l’unique auteur. Vous publiez le texte dans les commentaires, vous avez jusqu’à vendredi pour poster votre texte dans les commentaires. Vendredi, je posterai une nouvelle photo.

Amusez-vous !

30 comments

  1. Séverine Baaziz says:

    (Première phrase empruntée à une chanson de Serge Reggiani… Bonne lecture et portez-vous bien !)

    Mon pays c’est la vie
    Les rues de Paris
    La foule et le bruit
    Les voix qui trinquent et celles qui dansent
    Les rires qui s’accrochent
    Les silhouettes animées
    En blazer, vestons et blousons de cuir.

    Mon pays c’est la vie.
    Les silences et les cris
    Sous les ciels de mousson,
    Les soleils de plomb
    Et les nuits étoilées.
    Des levers du jour empourprés
    Aux couchers mordorés.

    Mon pays c’est la vie.
    Viens, donne-moi ta main, petite fille.
    Partons ensemble sur les sentiers du monde.
    A la rencontre des terres et des rivages
    Des gens d’ici et d’ailleurs
    Des semeurs de rêves, des bâtisseurs d’empires,
    Et des faiseurs d’histoires.

    Mon pays c’est la vie.
    L’écume des flots et les lueurs de la nuit,
    Les campagnes et les villes,
    Les gardiens de phares et les capitaines de navires,
    Les Bretons, les Corses et les Auvergnats,
    Les Amérindiens, les Cosaques et les Inuits,
    Mon enfant, ton pays c’est la vie.

    Répondre
    • Miss Marple says:

      Merci, très beau poeme, agréable à lire et combien précieux avec tous ces gens que l’on reconnait bien, où l’on se reconnait bien!

      Répondre
    • Nady says:

      un très joli rebond sur cette chanson de Régiani que j’adore ! Merci pour ce beau moment léger et insouciant qui fait du bien. Je suis bluffée comme une même photo peut nous amener dans des directions diamétralement opposées. belle semaine à toi !

      Répondre
    • Cloud says:

      C’est super. Plein d’envies, d’enthousiasme communicatif et de désir d’évasion. Vive la découverte de la vie.

      Répondre
    • Photonanie says:

      J’ai apprécié ton texte Séverine et je trouve qu’il a une résonance particulière en ces temps de confinement où la vie est si différente de ce qu’elle est d’habitude mais où elle triomphe malgré tout…souvent.

      Répondre
  2. Miss Marple says:

    un peu de chansons antiques, un air gai!!

    Le monde est beau
    le monde est stone ( merci Plamondon et Berger)

    peut etre stonewashed
    comme ce blouson en jean
    usé jusqu’à la trame

    ou bien luisant
    en cuir de vache
    d’avant les vegans

    en cuir d’agneau
    avec son petit col frisé
    frisé comme un mouton
    plus rustique
    plus âgé
    confiné !

    En poil de chèvre
    comme les hippies des années 60
    que copient les hip.. sters
    des années 20 !! 2020

    Où sont les femmes ( air connu)
    peu de jupes, de robes
    de vestes colorées
    que du mâle
    du velu
    du poilu

    mettons un peu de joie
    et de couleurs
    dans cette photo
    en noir et blanc
    typique des années 20
    1920 ? 2020 ??

    accrochons un sourire aux nuages ( merci Adamo)
    des rubans jaunes
    aux balcons et aux grilles ( merci Sacha Distel)
    sortons les fanions
    et chantons
    ensemble
    .
    https://www.youtube.com/watch?v=9kTHWazJfOQ

    https://www.youtube.com/watch?v=-c042jl9Jk8

    Répondre
    • Photonanie says:

      Couleurs, joie de vivre et bouffées d’optimisme ont trouvé place dans ton texte pour mon plus grand plaisir Miss Marple. Merci 🙂

      Répondre
  3. Nady says:

    Les mots ont voulu couler de ma plume pour vous parler des invisibles ; ça pourrait vous sembler un peu pénible. L’encre s’est faite tache indélébile et s’accrocha à la page blanche comme un cri sourd sorti de mes tripes, depuis quelque temps un peu sensibles.

    La force de cette photographie m’apparut comme un arrêt sur image d’une réalité inadmissible mais trop souvent inaudible et encore moins visible. N’y voyez aucune moralité mais aujourd’hui l’étirement du temps et l’interprétation de ce cliché m’ont donné l’envie de partager un trop plein refoulé.

    Qui n’a jamais songé un jour d’être invisible pour mener à bien ses idées les plus terribles ?
    Certains s’y attellent en ce moment même, sans état d’âme mais toujours incognito. Ils y posent des mots horribles sur les portes de leurs voisins soignants affectés au service Covid pour leur signifier que leur présence est nuisible à la vie de la copropriété.
    D’autres, inflexibles devant leur chère liberté, savent emprunter des chemins de traverse pour filer en douce rejoindre leurs repères campagnards, malgré les rappels de confinement obligatoire qui leur sont inaudibles.
    D’autres encore, comme ce groupuscule humain derrière les grilles, ignorant consciemment la signification de la distanciation sociale, se plait à partager rapidement les dernières rumeurs sous un soleil printanier, dérogation en poche, après avoir fait leurs courses de première nécessité. Ma foi, c’est vite fait bien fait, ni vu ni connu et le tour est joué mais au moins ils ont pu avoir un contact avec l’Humanité. On ne s’imagine jamais comme les effets de la solitude subie peuvent être nuisibles. Et voilà l’heure de rentrer chez soi arrivée, chacun repart de son côté.

    Et c’est ainsi que l’asphalte de notre capitale se retrouve abandonnée des pas de ses chers Parisiens qui s’en sont allés retrouver un quotidien paisible et confinés dans leurs cages dorées.
    La nature reprend ses droits, les oiseaux leur quartier d’été dans les parcs délaissés. On a même aperçu une rangée de canards vers Saint-Germain des Prés. Les pigeons se montrent toutefois affamés, les miettes de pain lancés par les chalands des commerces de proximité manquant, on les voit là cherchant désespérément le long de l’allée de quoi becqueter.

    Paris s’est vidé… Enfin, pas tout à fait… Il reste ces oubliés, ces exclus de la société, qu’on a pris l’habitude de nommer plus communément SDF, un sigle rend la dénomination moins sensible, moins inadmissible, ça permet d’abréger. Qu’importe les raisons ayant entraîné ces situations, l’état d’urgence sanitaire du moment n’est pas à la réflexion. Là c’est action, réaction, on ferme tout, jusqu’aux foyers d’hébergement temporaire qui leur était accessible avant le temps de guerre.
    Et c’est ainsi que les quartiers de Paris désertés de leurs riverains, rendent plus visibles ces personnes d’habitude invisibles. Il leur reste toutefois des espaces publics encore ouverts dans lesquels ils parviennent à s’échapper, laissant leurs vêtements en haut prendre l’air.

    Répondre
    • Photonanie says:

      Finement observé et terriblement émouvant. Tes mots m’ont touchée, chez moi aussi les tripes sont décidément plus sensibles ces temps-ci…
      Ce repli sur soi-même amène à la réflexion, c’est pour moi probablement le côté positif de ce confinement parce qu’en toute chose il faut chercher le côté ensoleillé, l’ombre venant toute seule.

      Répondre
      • Nady says:

        Touchée coulée par ton retour Photonanie. Je ne sais pas comment ce texte m’est venu et surtout pourquoi car je l’ai écrit en une belle journée ensoleillée avec un coeur apaisé… Ma coach d’atelier slam nous demande d’écrire un texte en un jour sombre à en faire rire les portes closes. Je vais de suite m’y atteler pour créer un équilibre dans mes énergies 😉 bon week-end à toi ?
        ps : tu n’as pas écrit sur ce cliché ?

        Répondre
    • Cloud says:

      Une observation et un sentiment bien exprimés. Entre révolte et fatalisme, entre nos cas personnels et le regard de ceux qui souffrent, nos émotions oscillent en permanence. Une période turbulente pour nos esprits…

      Répondre
      • Nady says:

        Merci pour ton retour Cloud. Je ne me voyais pas dans une turbulence avant d’écrire ce texte qui m’interroge sur mes pensées profondes. Encore en période de digestion de cet « accident » sanitaire peut être et en phase de réveil pour constater les dégâts engendrés, les nouvelles idées développées. Puis y aura plus qu’à retrousser les manches pour reconstruire… Je pensais laisser ça à nos enfants mais j’ai comme l’impression qu’il va falloir leur prêter main forte là… me sens juste un peu fatiguée là tout de suite maintenant… 😉 mais ça va le faire et tout va bien se passer. bises

        Répondre
  4. Cloud says:

    Je suis homme-pipi. Ce n’est pas plus péjoratif que dame-pipi. Et me faire appeler « préposé aux sanitaires publiques », ou « agent d’entretien d’un établissement d’hygiène » ternirait le charme de ma profession. Un charme, direz-vous, d’être enfermé dans un sous-sol faïencé et parfumé d’odeurs synthétiques de « fraîcheur Océan » ou « Brise Marine » ?

    Oui, ici, le temps de ma vacation, je suis maître des lieux et je me sens paradoxalement libre. Un métier, quel qu’il soit, peut devenir intéressant ; tout dépend de ce qu’on en fait. Je considère le mien comme profondément altruiste : les gens arrivent, souvent oppressés et stressés, et ils en sortent allégés et détendus. Pour ma part, je contribue largement à leurs besoins. Combien de psychothérapeutes imposent, à grands frais, de longues séries de rencontres pour obtenir un résultat, au mieux, équivalent ? Moi, pour un euro, je propose un soulagement radical.

    Je vois aussi toutes sortes de gens. Le besoin naturel qui nécessite des toilettes proches concerne tout le monde quelque soit l’âge, la condition. Aux petits coins, chacun redevient une homme ou une femme dans sa plus triviale expression. Le vaste jardin où j’exerce, a ses habitués. Pour eux, c’est la halte obligée, l’escale technique imposée, qui ponctue la promenade, le jogging, le bain de soleil.

    Lorsqu’il faut attendre un peu, surtout côté Dames, ils papotent avec moi. J’écoute leurs commentaires sur la météo, les touristes autour du bassin, les files d’attente au guignol. Parfois, ils se laissent aller aux confidences. Je les écoute, ils connaissent ma discrétion.

    Puis, vient le soir. Le bruit des pièces dans la soucoupe se tait. Je compte ma recette. Je rentre en sifflotant retrouver ma femme et mon fils Pierre. Pierre est fier. Il dit à tous ses copains et ses professeurs : « Mon Papa, il est chef de cabinet ».

    Répondre
    • Photonanie says:

      Ce sont les images du film « La vita è bella » qui me sont venues à l’esprit: faire de ce qu’on ne peut éviter un jeu, y trouver le bon côté. Pierre a tout compris 🙂
      J’espère juste que tu ne manques pas de « fournitures » en ces temps troublés 😉

      Répondre
    • Nady says:

      Roooo, j’adore la spontanéité des pitchounes ! Parfois leurs expressions peuvent porter à confusion et c’est ce qui fait leur charme. Merci Claude pour cette fraîcheur. Beau week-end à toi, grosses bises

      Répondre
    • laura vanel-coytte says:

      J’ai vu encore des endroits où il y a des dames pipi

      Répondre
  5. laura vanel-coytte says:

    L’avantage d’avoir déménagé au moins dix fois en 25 ans et voyagé en parallèle, c’est d’avoir vu et vécu(pour des séjours de 2 à 3 ans) d’autres villes, départements, régions et même pays différents. Je ne prétends pas connaître parfaitement ces paysages et les avoir compris. Mais par rapport aux gens qui ont peu bougé et/ou été dans des clubs ou hôtels déconnectés du réel du lieu qu’ils ont »fait » comme ils disent.
    Par exemple, les toilettes, elles sont très sales en France, disent-ils.
    J’ai vu pire… je tairais le nom du lieu
    j’ai vu mieux à Istanbul
    Je pourrais multiplier les exemples
    mais ce que je voulais monter que tout est relatif.

    Répondre
    • Cloud says:

      Très juste. On trouve toujours mieux et moins bien ailleurs. Tout est relatif, c’est vrai. Et la question demeure stérile si on ne se demande pas comment améliorer ici notre propre quotidien…

      Répondre
  6. Photonanie says:

    Voici ma participation, qui se trouve aussi sur mon blog à l’adresse https://photonanie.com/2020/04/17/brick-a-book-en-confinement/

    Mais qu’est-ce qui m’avait pris de l’écouter! Mon amie Martine m’avait raconté qu’elle avait été faire une visite insolite* au Musée de la Boverie à Liège: le sujet de l’expo semblait intéressant mais la particularité était surtout que, lors de cette séance, les visiteurs étaient nus comme des vers.

    Cette expérience l’avait tellement enthousiasmée qu’elle m’avait invitée à faire partie du groupe qui organisait une visite du Paris souterrain dans le même accoutrement ou plus exactement sans accoutrement. Et moi, comme une idiote, par bravade peut-être, j’avais répondu « pourquoi pas? »

    L’entrée se faisait par la descente vers les toilettes publiques et de là un portillon nous donnait accès au Paris souterrain.

    Afin de nous mettre « dans l’ambiance » nous avions commencé à nous dévêtir dès le départ. Nos grosses vestes avaient été déposées sur la rambarde qui surplombait les escaliers qui conduisaient au ventre de Paris. Je croisai discrètement les doigts en espérant retrouver la mienne à la sortie parce qu’un petit vent frisquet m’avait déjà fait frissonner.

    Arrivés au sous-sol, nous envoyions tous valser tous les textiles que nous portions et, un peu gênés quand même, nous nous préparions à l’aventure sous les yeux amusés de Monsieur Pipi.

    Notre progression commença en silence et puis un rire s’échappa, puis un autre, puis un soupir, puis quelques remarques fusèrent. L’ambiance se dégelait peu à peu entre nous. Mais il n’y avait qu’elle parce qu’un méchant courant d’air nous entourait désagréablement. J’espérais ne pas m’enrhumer en plus.

    Heureusement la visite ne dura pas trop longtemps et nous reprîmes bien vite le chemin des toilettes par où nous étions arrivés.

    Jamais plus je ne me laisserais embarquer dans pareille aventure, Martine l’avait bien compris qui m’offrit d’aller boire un chocolat chaud pour me réconforter et accrocher à nouveau un sourire à mes lèvres presque gercées.

    *https://www.laboverie.com/actualites/archives-1/visite-nue

    Répondre
    • Nady says:

      ROooo, mais quelle idée saugrenue que celle là 😉 !,Mais en effet, j’avais entendu parler de telles initiatives. Il faut pouvoir oser ! Merci pour ton lien sur l’expo, j’aime beaucoup la réflexion sur la nudité. Je le transfère à une amie qui a eu un challenge de danser nue sur un tableau de son spectacle de danse il y a 2 ans. Ils étaient tous nus sur scène en fait. Le résultat final était magnifique mais c’est sans compter les heures de répèt qu’il a fallu pour que tout le monde puisse lâcher prise et je me souviens de ses prises de tête avec elle même qu’elle nous partageait devant ce gros défis. Ton texte et la suite m’ont fait penser à son expérience, merci et très mignonne ton histoire et la chute sur le chocolat chaud 😉 j’aurai plus pensé à un saké pour se remettre de ses émotions hihihi beau week-end à toi !

      Répondre
      • Photonanie says:

        Merci de ton retour Nady. Je n’aurais jamais l’idée de participer à ce genre de sortie dont je ne vois pas bien l’intérêt si ce n’est d’éviter d’accrocher quelque chose avec son manteau :-), mais les vêtements empilés m’ont fait repenser à un reportage que j’avais vu sur la visite au musée pour les naturistes 😉

        Répondre
  7. Cloud says:

    Pas banale, comme expérience… Le naturisme ne me choque absolument pas, mais je m’interroge sur l’intérêt de proposer un tel site… En tous cas, c’est drôle et la morale est à l’avantage du chocolat chaud.

    Répondre
    • Photonanie says:

      Merci Cloud. Pour moi aussi chacun fait c’qui lui plaît et je suppose que c’était en lien avec le thème de l’expo centrée sur la représentation du corps… Je ne l’ai pas visitée d’ailleurs, même habillée, ce que j’en avais vu me mettait plutôt mal à l’aise, hyperréaliste comme annoncé. J’espère juste que quelques nudistes ne se sont pas cachés parmi les oeuvres 😉

      Répondre

Commentaire :

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.