Texte en enfilade(1)

Les règles du jeu :

Je vous écris le début du texte et chacun, à tour de rôle, le poursuit dans les commentaires. Ainsi, vous écrirez la suite du commentaire précédent. Le but n’est pas d’écrire chacun un long texte, mais bien quelques lignes, un paragraphe tout au plus, puis de donner la main au prochain participant. Vous pouvez participer autant de fois que vous le souhaitez. (L’image n’est là que pour illustrer mon message.)

Voici le début du texte :

Les femmes avaient levé la tête vers lui, trois petites ouvrières, une maîtresse de musique entre deux âges, mal peignée, négligée, coiffée d’un chapeau toujours poussiéreux et vêtue toujours d’une robe de travers, et deux bourgeoises avec leurs maris, habituées de cette gargote à prix fixe.

Merci Guy (de Maupassant.)

12 comments

  1. laura vanel-coytte says:

    Comme c’était un intellectuel, il ne se comportait pas comme un coq dans un poulailler.

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  2. Laurence Délis says:

    Pourtant son entrée dans la gargote avait fait son effet et c’était tout ce dont il avait espéré. L’homme prit place à une table et, dans l’attente du plat du jour, un petit salé aux lentilles que lui avait vanté le patron, il but un premier verre de vin désaltérant, écoutant les conversations murmurées,attentif au moindre ragot, à la moindre source de médisance claquant comme une sentence.

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  3. Nicole Ollier says:

    La maîtresse de musique était la plus discrète et gardait pour elle ses pensées, semblant s’intéresser fort peu à lui. Les bourgeoises lançaient un regard de côté pour l’épier sans se faire remarquer, tâchant d’échapper à l’ennui que leur procurait ce rendez-vous routinier avec leur époux. Les ouvrières l’intéressaient bien davantage car elles se montraient volubiles, rieuses, prêtes à jouir du moment de détente bien mérité après le labeur, et décidées à se gausser de tout ce qui venait à leur portée : il était un bon gibier.

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  4. janickmm says:

    Ce qu’il aimait par-dessus tout : être en charmante compagnie, un regard complice, une main sur l’épaule, un baiser effleuré, une complicité furtive.

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  5. victor says:

    L’homme cachait sa fougue derrière sa barbe grisonnante. Il se sentait bien au milieu du brouhaha des conversations de la gargote. Interrompant brusquement son petit manège galant avec ces dames, il sortit de son veston un petit ouvrage aux pages jaunis par le temps.

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  6. Miss Marple says:

    Il l’ouvrit à l’aventure et lut  » Giton a le teint frais, le visage plein et les joues pendantes, l’œil fixe et assuré, les épaules larges ».. Vous avez deviné la Bruyère bien sûr, vous vous souvenez bien vous etre régalés de ses caractères en classe de seconde..et là, tout comme cet homme dans cette gargote vous pensez  » belle description du gargotier

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  7. Cloud says:

    Le gargotier, bien que n’ayant entendu qu’un mot sur deux, rougissait de plaisir en écoutant le lecteur. Il s’arrêta, quelques verres suspendus dans ses mains calleuses, et savoura avec délectation le regard des femmes se tournant vers lui. Voulant retenir prisonnière cette image au fond de son esprit, il ferma les yeux et murmura pour lui-même : « J’étais donc dans un livre… »

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    • Miss Marple says:

      super…va t-on réussir à poursuivre avec cette phrase mystérieuse!!

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      • OLLIER Nicole says:

        ne plus entendre le bruit des voitures, les cris des enfants, les disques de Colchran, les ragots de comptoir, le bruit du petit oeuf qu’on casse, des pintes qu’on repose, vides, sur le zinc. Il fallait décliner cette époque comme celle du manque, de l’abstinence, la frustration, la colère rentrée. Se languir, espérer, patienter, se raisonner, voilà ce qu’il n’avais jamais su. Vivement les débordements, les éructations dionysiaques, les rires tonitruants, la démesure, la promiscuité, l’exaltation des sens. Quand reviendrait tout cela et saurait-il attendre ?

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  8. Maux&Cris says:

    Gargotier, mon cul, oui, eructa-t-il en balançant ses grappes de verres contre le mur. Les verres s’écrasèrent, explosion de verres sauf un, qui bêtement rebondit deux fois dans un petit bruit ridicule. Même ça, ce foutu confinement me l’interdit. A quoi ça peut servir un rade fermé, silencieux ? Reverrai-je un jour mes clients ? Aimeront-ils toujours mon petit salé aux lentilles ? Et Laura reviendra-t-elle ? Son absence me tue… comme…

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  9. Photonanie says:

    …sa présence. Et oui, je l’aimais ma Laura mais entre nous c’était la valse hésitation depuis bien trop longtemps. Et elle retournait toujours auprès de son vieux mari en quittant la chaleur de mon lit. Je n’en pouvais plus de cette situation et la solitude subie maintenant me faisait osciller entre amour et haine à son égard.
    Pourvu que…

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Commentaire :

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